Q/uarterly joum, of micr, se, XI, p
2. 'Deu3c de ces microphotographies seront trouvées reproduites en photographies permanentes, par la Compagnie autotype, dans le mémoire original.
(Tome II, liv. 3), le docteur Koch a fourni d'excellentes microphotographies de Spirilîa observés à Saint-Pétersbourg. Les Spirilîa, dans la préparation de l'acide osmique que je possède, bien que présentant les mêmes caractères généraux que ceux des photographies du D' Koch, sont en quelque sorte plus gros que ceux qui sont représentés ,
Fig. 26. — Spirilîa trouvéi dans le eang de maladet, à Bombay.
dans ces dernières. Ceci tient-il à quelque légère diflFérence dans le sang entre la fièvre qui sévissait à Bombay l'année dernière et celle qui sévissait à Saint-Pétersbourg? Je ne puis le dire; mais cela tient beaucoup, je le crois et je puis me permettre de le dire, à ce que la difiFérence entre les Spirilîa de la préparation qui était en ma possession et ceux qui furent reçus de Saint-Pétersbourg, photographiés par le D' Koch, ou les Spirilîa dessinés par Weigert (flg. 15), est aussi grande que la diffé-
rence qui existe entre le Spirillum Obermeieri et le Spirillum plicatile d'une part et le Spirillum de la bouche de l'autre. Gomme nous l'avons dit déjà, ces dififérences sont extrêmement habituelles, et il est tout à fait possible que des différences aussi légères existent dans les microphytes de diverses personnes pendant la même épidémie, et à différents moments chez le même individu, ainsi que cela est arrivé, comme on l'a vu dans les pages précédentes, pour les Bacilli du sang.
Il peut être utile de dire quelques mots en passant de lia fièvre qui a sévi à Bombay pendant une grande partie de Tannée 1877, car un malentendu a paru exister sur son caractère exact. Ce qui est nommé en Allemagne fièvre récurrente , typhus bilieux ou quelquefois fièvre bilieuse périodique et aussi typhus périodique, est considéré en Angleterre comme identique à la fièvre récurrente de la famine qui a régné il y a quelques années en Irlande et ailleurs. Que cette dernière soit ou ne soit pas causée par le besoin, c'est une question dont nous n'avpns pas à nous occuper ici ; mais ce qui est absolument prouvé, ce sont ces éruptions de fièvres périodiques dans les différentes parties de la Russie et de l'Allemagne, lesquelles éruptions, liées aux Spirilla du sang, se sont produites dans des districts complètement à l'abri des besoins de toutes, sortes. Dans quelques cas en effet,
les éruptions fiévreuses se déclarent dans des districts et pendant des périodes où les classes labo- ^•iQuses sont exceptionnellement à leur aise. Ceci est un point sur lequel il ne peut y avoir aucun doute. Quant au rapport supposé de la fièvre Bombay avec la famine qui sévissait dans certaines parties du pays, je puis seulement affirmer autant que me le démontrent mes observations personnelles et mes recherches minutieuses, qu'il n'y a pas de bases suflBsantes pour établir une telle supposition; le chirurgien général Hunter, après une analyse minutieuse des rapports officiels, écrin vant ses impressions personnelles sur la maladie, résume son rapport sur ce point : Tout rapport de causalité entre la famine et la fièvre doit être abandonnée.
Il faut conclure de là que le terme « fièvre de famine » n'est pas applicable à l'affection associée jusqu'ici avec les Spirilla du sang, soit en Alle^ magne, soit en Russie ou à Bombay *.
Probabilité pour que les Bacilli et les Spirilla du sang soient des épiphénomènes.
Il y a un cas ayant rapport à l'aspect que présentent quelquefois ces organismes qui mérite une
i. Indian médical Gazette, i«' octobre 1877.
mention spéciale, car il peut servir à expliquer leur disparition soudaine dans le sang : c'est celui où ils forment un collier bien marqué ou un rosaire. J'ai pu observer cet aspect une fois seulement. Des Spirilla de forme ordinaire abondaient dans le sang de cette personne la veille au soir du jour où fut faite cette observation; mais, en examinant ce sang le lendemain matin, on observa seulement des anneaux ou chaînes de rosaire. Ils n'étaient pas très nombreux, et leurs mouvements n'avaient pas ce caractère brusque observé ordinairement , mais causaient cette impression de tomber dans le champ du microscope.
Fig. 27. — Spirilla en forme de obapeleU troavés dans le sang d'un malade atteint de fièvre, & Bombay.
La conclusion à tirer de cette observation est que, lorsque le sang se trouve dans une certaine condition encore indéterminée, il devient impropre à l'existence des Spirilla, et que dans ce cas les fibrilles subissent une segmentation, à la manière des autres Schizomycètes, et les plastides séparées se dispersent dans la circulation; il est possible qu'elles disparaissent de la même manière
que les autres plastides (petites Bactéries, etc.), lesquelles disparaissent très rapidement après avoir été introduites dans la circulation. Ceci me paraît plus probable que de penser qu'elles demeurent dans la circulation jusqu'à ce que le sang ait acquis de nouveau l'état qui convient à leur développement en fibrilles, car je vois l'époque de leur retour très incertaine : ce peut être deux jours, ou six, ou même une quinzaine. Quelquefois elles ne reparaissent plus du tout. Quoi qu'il en soit, il est clairement évident que leur existence comme Spirilla est dépendante de la composition des liquides du corps.
Heydenreich pense que leur disparition est due à la température élevée du sang dans le paroxysme de la fièvre. Si le fait est tel, ils doivent être plus nombreux lorsque la température s'abaisse après la mort; mais il est bien connu qu'ils disparaissent très rapidement quand la vie s'éteint, offrant à cet égard un contraste marqué avec les autres membres du groupe des Champignons parasites.
Bactéries et Bacilli.
Le fait de leur disparition totale, immédiatement après la mort, probablement même un peu avant, est très significatif, car il prouve le rapport extrêmement étroit qui existe entre eux et le sang des tissus vivants, car on voit que, lorsque le sang est extrait du corps, les Spirilla placés dans des
conditions favorables retiennent pendant plusieurs heures leur puissance de locomotion. Ce que prouvent ces subtiles changements du sang pendant la fièvre, la chimie et la physiologie ne l'ont pas encore révélé; c'est pourquoi nous pouvons en juger seulement par les changements de température, etc., du patient, et, dans le cas qui nous occupe, par Tapparition et la réapparition des Spirilla, dont la présence précède ces changements ou en dépend. La température conmience à s'élever^ et les autres symptômes subjectifs se manifestent avant que la présence des Spirilla en témoigne. On ne peut pas admettre qu'ils exercent de Tinfluence avant d'exister. Le D' Ch. Murchison, pendant la discussion de la théorie des germes dans les maladies à la Pathological Society *, établit clairement ce point lorsqu'il dit :
Ce fait que, dans la fièvre récurrente et le cowpox des moutons (petite vérole des moutons), différentes formes de Bactéries ont été trouvées, ne prouve en rien des rapports de causalité entre ces maladies et les Bactéries, et est facilement expliqué par cet autre fait reconnu que la forme prise par beaucoup de petits organismes ne tient pas au germe, mais à la nature du milieu dans lequel il croît. En effet, les observations qui ont été faites