LA FIBRINE ET SES VARIÉTÉS
rience, telle qu’elle a été consignée dans le travail de M. Birot.
« Deux jours après, la portion (b) non filtrée s’est prise en masse; une fausse membrane occupe tout le cristallisoir. Aucune mauvaise odeur. Au microscope, cette fausse membrane est constituée par une trame fibreuse, granuleuse, englobant des leucocytes; on trouve en dehors quelques microzymas.
» La portion (a) filtrée ne présente pas trace de coagulation. Aucune fausse membrane.
» Rien à noter jusqu’au cinquième jour, où un peu de mauvaise odeur commence à se faire sentir dans (b). Le septième jour, elle répand une franche mauvaise odeur. Les fausses membranes commencent à se dissocier et à disparaître.
» La portion (a) répand à son tour une légère odeur; le liquide, jusqu’alors limpide, se trouble. Une pellicule couvre la surface, elle n’est formée que de microzymas et de petites bactéries.
» Le neuvième jour, la putréfaction est très avancée dans les deux cristallisoirs. La couenne a complètement disparu dans le liquide non filtré. Au microscope on trouve des masses de bactéries de toutes grandeurs et des microzymas seuls et associés. »
El M. Birot étudie ensuite la membrane couenneuse formée dans son expérience. Quelques fragments de couenne, au début de sa formation , sont mis avec de l’empois créosoté. L’empois se fluidifie , au microscope il voit des bactéries mobiles et des bactéries immobiles (bactéridies). Les microzymas sont rares à l’état isolé, il y en a d’associés deux à deux et en chapelet, la matière fibrineuse a disparu. Quelques jours après, les bactéries immobiles ont augmenté de nombre et de longueur, quelquesunes deviennent torulcuses, et il n’y a que quelques rares microzymas libres (1).
Cette expérience rappelle en un point (la disparition de la couenne dans le milieu même où elle s’était for-
(1) J. Birot. Thèses de Montpellier. n° 56 (1874). Essai sur les albumines pathologiques.