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tenir que ces éléments , cellules et autres, y sont le fruit de la génération spontanée. Le blastème et le protoplasma contiennent, je l’ai plusieurs fois soutenu déjà, quelque chose d’organisé , de structuré , de vivant , qui est le microzyma; c’est lui qui est ,« suivant le mécanisme que j’ai expliqué, le producteur des cellules et des tissus sans cellules ; et ces microzymas, nous les avons reconnus dans tous les tissus , ab ovo , doués d’activité chimique et physiologique. Ce sont eux qui sont la cause des transformations continuelles invoquées par M. VanTieghem et en qui résident les vertus de transformation admises par M. Pasteur ; ils sont aussi les facteurs liistogéniques des tissus ; ce n’est pas moi seulement qui le soutiens, vous allez en être convaincu.

Applications de la théorie clu microzyma antérieures à sa découverte. Liégeois , en son Traité clc physiologie, appliquait les idées histogéniques de M. Robin. M. Grasset, actuellement professeur à la Faculté de médecine de Montpellier, y a cherché des faits pour prouver que le microzyma est bien l’élément organisé initial qui produit l’œuf.

« Pour démontrer cette proposition, dit M. Grasset, j’invoquerai les descriptions d’auteurs qui ne connaissaient pas le microzyma et son rôle , qui décrivaient simplement les choses comme ils les voyaient' et sans parti pris.

» D’après M. Robin , on voit d’abord un amas granuleux ; dans cet amas les granulations se condensent et forment un noyau. « Le noyau (je cite textuellement Liégeois, Traité de physiologie, p. 229) s’entoure de granulations réunies par de la matière amorphe (vitellus). Bientôt cette masse s’entoure d’une enveloppe d’abord excessivement mince (membrane vitelline) puis le noyau devient granuleux, ensuite vésiculeux (tache germinative et vésicule germinative). »

» C’est on ne peut plus clair : au début, des microzymas et rien que des microzymas. Ils se réunissent, se tassent, se sécrètent une enveloppe , etc.

t Ne doit-on pas dire (1), d’après tout cela, que le

(1) J. Grasset, Des phénomènes histologiques de l’inflammation ; essai I d’une nouvelle théorie basée sur la considération de la granulation; moléculaire (1873), in Gazelle médicale de Paris.

DE LA THÉORIE DU MICROZYMA r)0 1

premier état embryonnaire de l’homme est le rpicrozyma? » Mais pour que l’ovule ainsi formé devienne l’œuf, il v faut les microzymas de deux origines. Ce n’est pas assez que l’ovule soit constitué, il faut qu’il soit fécondé.

L’élément organisé qui doit compléter l’œuf en le fécondant, le spermatozoïde , naît lui aussi dans un appareil glandulaire particulier, qui en est comme l’ovaire, et que l’on nomme testicule, glande de structure très compliquée et richement vasculaire qui prend également naissance dans le corps de Wolff, etc. Le testicule contient une multitude de tubes, appelés canalicules séminifères , qui sont remplis de cellules dont un grand nombre sont destinées à produire l’élément fécondateur, le spermatozoïde (zoospermes , spermatozoaires , animalcules spermatiques , zooplastes).

Les cellules dans lesquelles naissent les spermatozoïdes , pas plus que l’ovtile, ne proviennent d’une cellule préexistante. Chez les jeunes sujets, ces cellules ne contiennent que de Ja matière finement granuleuse , mêlée, chez l’adulte, de granulations grasses. Il faut une longue durée de la vie pour que les spermatozoïdes y apparaissent, car ce n’est qu’à partir d’une certaine époque , variable avec l’espèce animale, que les cellules spermatiques les produisent. Les auteurs ont recherché par quel mécanisme. Tous sont d’accord sur un point : c’est que le spermatozoïde naît dans une cellule où n’existait auparavant qu’un contenu, blastème, protoplasma finement granuleux, et qu’une cellule, au moins chez certains animaux, en peut produire plusieurs. Je donne maintenant de nouveau la parole àM. J. Grasset (1) : « Et, dit-il, l’origine est exactement la même , si, au lieu de considérer l’ovule , on prend le spermatozoïde pour point de départ.

» Il y a, à la page 195 du Traité de physiologie de Liégeois, une figure qui représente , d’après Godard, le développement des spermatozoïdes. On dirait vraiment que l’auteur a voulu représenter le type idéal du développement des tissus par les microzymas. Et certes Godard ni Liégeois ne peuvent être soupçonnés, quand il s’agit de la théorie du microzyma, de n’avoir vu que ce qu’ils ont voulu voir, (i) Loc. cil.

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