DES SPERMATOZOÏDES
présence de filaments moniliformes , dus à la juxtaposition de ces granulations (1).
» Dans d’autres cellules, beaucoup plus nombreuses que les premières, on trouve des faisceaux de spermatozoïdes droits ou enroulés , et ces cellules ne possèdent plus qu’un nombre très limité de granulations. Dans tous les cas , le noyau de la cellule reste intact , et ne concourt par conséquent en rien à la production des spermatozoïdes. A un certain moment, la cellule se rompt, et le faisceau de spermatozoïdes qu’elle contient s’en échappe. Alors que ce faisceau a abandonné sa cellule, les spermatozoïdes restent unis .par une de leurs extrémités avec les granulations qui n’ont point servi à leur formation. Ces granulations sont , de plus, animées de mouvements extrêmement rapides qui tendent à dissocier les filaments; ce sont elles qui, sans aucun doute , ont été prises par presque tous les auteurs pour des têtes de spermatozoïdes. Mais les filaments spermatiques de la grenouille sont dépourvus de têtes , ils se présentent sous forme de filaments effilés à leurs deux extrémités, plus effilés d’un côté que de l’autre, du côté qui correspond à la direction du mouvement....
» En été, le sperme testiculaire des grenouilles présente les particularités suivantes : D’abord, les spermatozoïdes, dont la forme est alors celle d’un petit bâtonnet , ont une longueur trois à quatre fois moindre que dans la période précédente, et ne se présentent jamais réunis en faisceaux. Au lieu de naître de cellules , ils naissent de noyaux libres ; ces noyaux deviennent granuleux, et les granulations s’unissent les unes aux autres pour constituer, dans chaque noyau, un seul spermatozoïde. Celui-ci, une fois formé, s’échappe du noyau ; mais en s’échappant, il entraîne une partie de la substance du noyau, laquelle partie se montre sous forme d’un filament extrêmement fin, généralement muni, sur son trajet, de granulations.-
» Mais les modifications qui s’effectuent dans le développement des spermatozoïdes de la grenouille, à deux époques différentes de l’année, ne surviennent pas brusquement. En avril, par exemple, on voitd’abord les cellules spermatiques,
(1) Loc. cit., pp. 196-199.