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PAR LES MOISISSURES

dition n’a pas empêche la variation de continuer, c’est-à-dire l’interversion de faire des progrès.

Il importe de rappeler que le Mémoire dans lequel j’ai consigné ces recherches a été adressé à l’Académie des Sciences à la fin de 1857 et inséré, par extrait, aux Comptes rendus des séances, le 4 janvier 1858. Le Mémoire complet a paru 8 mois plus tard. Ces dates ont une grande importance au point de vue de mes démêlés avec M. Pasteur. Je vous prie de vous en souvenir.

Par son titre (1), ce Mémoire est un travail de chimie pure, qui n’avait d’abord d’autre objet que de savoir si , oui ou non , l’eau froide pouvait intervertir le sucre de canne , comme on le croyait, et si, de plus, les sels avaient quelque influence sur l’interversion ; mais bientôt la question, comme je l’ai fait pressentir , s’est compliquée ; elle est devenue en même temps physiologique et dépendante des phénomènes de fermentation et de génération spontanée. Sans doute, au début, je ne me suis pas dit tout à coup : « Allons , recherchons d’où proviennent les moisissures ! » mais de l’étude désintéressée d’un fait chimique très simple, j’ai été conduit à m’occuper à mon tour des causes de la fermentation, de la nature et de l’origine des ferments ; et les moisissures étant nées, je les ai considérées très nettement comme étant personnellement des ferments, etc. Ces affirmations et bien d’autres découlent naturellement du travail très long que je viens de résumer. Les conséquences que j’en ai fait sortir comme de leur source, les voici, telles qu’elles sont formulées dans mon Mémoire :

1 . Les moisissures ne se développent pas à l’abri de l’air, et, dans ce cas, la dissolution sucrée conserve son pouvoir rotatoire intact.

2. Les solutions des flacons qui ont été ouverts, et ont eu le contact de l’air, ont varié avec le développement des moisissures .

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