LA PHTHISIE
et d’autres les cultivent même, imitant ce que j’ai fait pour les corpuscules des vers à soie, pour les microzymas atmosphériques , pour ceux de la craie , et, avec M. Estor, pour ceux des glandes et tissus des animaux adultes , M. J. Béchamp pour ceux des fœtus, et enfin M. Baltus pour ceux du pus.
Je vais maintenant passer en revue les observations et les recherches dont quelques maladies ont été l’objet. Les conséquences de la théorie en ressortiront avec évidence. L’une de ces recherches est contemporaine de celles que j’ai faites sur les maladies des vers à soie; elle a une importance exceptionnelle , car elle est purement médicale et faite sans idées préconçues; nous y trouverons la démonstration de presque toutes les propositions que j’ai formulées en commençant. Il s’agit de la phthisie et de la tuberculose en général.
La tuberculose et V inoculabilitê des microzymas tuberculeux. Je vous l’ai fait voir, le tubercule pulmonaire à l’état crétacé, de l’homme, est essentiellement formé de microzymas libres et de microzymas associés en 8 de chiffre, ce que depuis, on a nommé monococcus, microbe en point , diplococcus, microbe en point double , microbe en S.
Küss a démontré, en se fondant sur les recherches histologiques modernes, que, dans les organes qui peuvent devenir le siège des tubercules — la moelle des os spongieux , les ganglions lymphatiques , les membranes de l’intestin, le testicule, le foie — comme dans les alvéoles pulmonaires, c’est une espèce de globule épithélial qui subit la transformation tuberculeuse. « Pas plus que le tubercule pulmonaire , dit-il , le tubercule des ganglions lymphatiques, celui des os, etc., ne doivent être considérés comme un produit hétéromorphe , formé de toutes pièces. » Or, cette formation aurait lieu de toutes pièces si le tubercule était une production parasitique. Et Küss, poursuivant, conclut que « en dernière analyse , la tuberculisation doit être définie : la mort et la momification d’un tissu normal ou accidentel caractérisé par de petits globules semblables à ceux du parenchyme pulmonaire , de l’espèce que Henle appelle