‹ Les microzymasChapitre 348 sur 389 · LA VIRULENCE · texte numérisé non relu

LA VIRULENCE

saut la bactéridie ; encore une fois l’épidémie devrait toujours sévir! Selon moi , les moutons de ces contrées ont acquis la prédisposition héréditaire à prendre le charbon. Chez eux, la dyscrasie qui provoque l’évolution morbide spéciale de certains microzymas est plus facile à produire, parce qu’ils ont pris, avec le temps, les caractères d’une race sujette au sang de rate ! Un surmenage, une nourriture, etc., qui seraient supportés par les moutons d’une autre race, ne peuvent pas l’être par eux. Il ne faut pas nier l’influence des bactéridies ou des microzymas qui en sont issus et qui ont pu conserver la virulence, mais elle est secondaire et n’intervient que comme contagifère, déterminant l’évolution morbide, non pas en se développant, mais en créant la dyscrasie qui détermine l’évolution morbide des microzymas qui sont en état de la subir. C’est ainsi que l’observation attentive, qui tient compte de tous les éléments d’un problème, découvre des analogies même là où elles étaient le plus difficile à découvrir. Mais poursuivons.

La virulence dans le système des parasitistes et dans la théorie du microzyma. L’opposition entre le système parasitaire et la théorie du microzyma est si absolue, que celui-là croyant la cause de nos maladies hors de nous, celle-ci affirme qu’elle est en nous, et primitivement seulement en nous. Je crois avoir suffisamment expliqué que les prétendus germes atmosphériques des bactériens (microbes de M. Pasteur, schizomvcètes de M. Naegeli, schizophycètes de M. Koch, micrococcus de M. Hallicr) ne sont pas originellement dans l’air, mais ne sont que les restes vivants des organismes disparus. Le fait étant démontré, comme je le crois, le système des parasitistes est ruiné par la base : il n’y a pas de microbes créés spécifiques pour produire telle ou telle maladie ; il n’y a qu’accidentellement, dans l’air, etc., des microzymas devenus morbides dans un organisme physiologiquement constitué qui devient malade par une modification physiologique de sa manière d’être. Mais il faut encore insister.

Selon M. Pasteur, un microbe non virulent peut le devenir en passant au travers de plusieurs organismes de la

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