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ET LES INOCULATIONS PRÉVENTIVES

riences de M. Chauveau sur les vaccinations par voie pulmonaire ou gastro-intestinale ; mais il se produit sous leur influence une dyscrasie qui détermine un changement, plus ou moins durable, dans les microzymas homologues de l’organisme , qui les empêche de subir une évolution nouvelle et qui procure l’immunité.

C’est parce que les microzymas deviennent morbides d’une morbidité donnée, sont modifiés d’une certaine façon qui a peu ou point d’influence sur leurs propriétés physiologiques et chimiques essentielles, que la maladie qui guérit ne récidive pas. L’inoculation préventive ou préservatrice amène une modification semblable par une dyscrasie du même ordre, sans qu’on puisse dire, par exemple, qu’il y a identité entre le microzyma vaccinal et le varioleux.

N’est-il pq,s remarquable que, pour la vaccine par inoculation comme pour la variole , il y ait une période d’incubation et de fièvre? Ces symptômes ne seraient-ils pas la conséquence du changement qui s’accomplit dans les liquides nutritifs pendant la modification qui s’opère dans les microzymas? Il se peut même qu’une variole avorte après les premiers symptômes et que l’immunité vaccinale puisse être acquise sans le développement des pustules. Souvenez-vous que dans quelques expériences de M. Chauveau l’immunité a été acquise, tandis que toute apparence d’exanthème faillit passer inaperçue. Evidemment, l’observation de M. Chauveau vient à l’appui de la conclusion des médecins qui admettent des variolæ sine variolis.

Le microzyma qui a acquis l’immunité après la guérison de la variole ou après la vaccination n’est pas virulent. La virulence active constitue le microzyma dans un autre état. Dans le système des p ara si Us tes, le înicrobe devrait toujours être virulent, car il 11e procure l’immunité qu’autant qu’il est présent, consommant sans cesse ce qui pourrait nourrir un nouveau venu. Or, puisqu’ils affirment qu’il en est ainsi , on devrait pouvoir vacciner en prenant le microbe dans n’importe quel point du corps, dans une humeur quelconque, ailleurs que dans la sérosité de la pustule vaccinale.

Mais l’enfant de parents vaccinés devrait avoir acquis

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