‹ Les microzymasChapitre 354 sur 389 · ET LEURS CONSÉQUENCES · texte numérisé non relu

ET LEURS CONSÉQUENCES

anciens médecins concernant l’explication des suites de la variole. Si Ton voulait les expliquer' parle parasitisme, il faudrait imaginer autant d’espèces nouvelles de microbes qu’il y a de modes de terminaisons et de complications. Dans la théorie du microzyma, tout cela est dans la nature des choses.

Je finis par une dernière considération.

Des conséquences éloignées des vaccinations de bras ù bras. J’ai dit quels seraient, dans le système parasitaire, s’il était vrai, les dangers des bactèridisations et microbiotisations .

Dans la vaccination de bras à bras, les dangers peuvent être réels. Je vais essayer de me faire comprendre.

Le vaccin a été apporté en France, le 8 août 1800 , par Woodwille. Le virus provenait du cow-pox que Jenner rencontra sur le pis d’une vache, vers 1795, et qui avait été transmis de bras à bras déjà à un grand nombre d’individus de l’espèce humaine. Gintrac estime que si les vaccinations avaient été faites avec régularité depuis 1800 jusqu’à 1859, le virus aurait traversé environ 3,000 organismes. Le même virus sert à l’hospice des Enfants-Trouvés de Bordeaux depuis le commencement du siècle. Et Gintrac se demande si après cela le virus est différent de ce qu’il était jadis? Vous trouverez, dans l’ouvrage du célèbre clinicien, la réponse. Pour moi, la vraie réponse n’est pas celle qu’il <i donnée.

Quelle que soit l’origine du cow-pox, maladie spontanée ou maladie communiquée aux vaches par les garçons d’écurie qui avaient louché des chevaux atteints de l’affection des pieds appelée eaux aux jambes (à cause du suintement sanieux, fétide et virulent qui l’accompagne), ce sont les microzymas des pustules des trayons de la vache qui ont fourni le vaccin qui a été transmis jusqu’à nous par la voie des vaccinations de bras à bras.

Je dis les microzymas des pustules des trayons de la vache ; mais on ne savait pas cela. Je vous l’ai déjà fait remarquer, Jenner n’imaginait pas du tout que ce qu’il inoculait contînt quoi que ce soit de vivant et d’organisé. Bien plus tard, selon Gintrac , Pelletier et Bousquet, puis Donné et Fiard,

Page 1