DES VACCINATIONS DE BRAS A BRAS
vache et, le plus souvent, on n’a produit qu’une pustulation insignifiante dont la sérosité a pu n’être pas virulente. Lisez dans Gintrac la curieuse histoire des tentatives de rénovation du virus vaccin aveé les idées que je vous ai communiquées, et vous serez frappés, comme moi, de leur signification. Voici la conclusion du savant clinicien : « Les tentatives de modification et de rénovation du vaccin ont été infructueuses. On doit se contenter du vaccin recueilli de bras à bras , et profiter des occasions où le cow-pox spontané vient se mettre lui-même à la disposition des vaccinateurs. » Cette conclusion constitue la négation formelle du parasitisme et l’affirmation de la spontanéité morbide. D’ailleurs on cite de plus en plus des revaccinations qui réussissent. Le microbe tend-il à disparàître? Pourquoi? Dans la théorie des microzymas , l’influence primitive va s’effaçant de plus en plus ; le microzyma humain est de moins en moins impressionné ! Mais que d.evient ici la fameuse théorie du renforcement? Certes, voilà une expérimentation faite sur une vaste échelle : la condition du renforcement , selon M. Pasteur, était réalisée dans les trois mille passages au travers d’individus de la même espèce! Et notez bien que, selon la théorie du célèbre parasitiste, le microbe du vaccin étant, par hypothèse, la forme atténuée du microbe de la variole, les inoculations successives auraient dû l’amener à la virulence du microbe variolique. Or, loin de le trouver renforcé, on cherche le moyen de se procurer du vaccin ayant la virulence de celui de l’année 1800. C’est donc tout le contraire du renforcement qui se produit. Après cela, vous comprendrez aisément ces paroles de M. Estor, médecin et histologiste éminent, écrivant sur le même sujet: « Il s’agit, dit-il, non d’une prolifération parasitaire, mais d’une déviation fonctionnelle , avec ou sans changement de forme des microzymas normaux. Un individu n’est pas varioleux seulement pendant la période fébrile qui suit l’inoculation , il reste varioleux après sa convalescence. L’accident primitif n’est vraiment qu’un accident dans l’évolution d’une diathèse; qui en doute pour la syphilis? Le syphilitique était vraiment syphilitique avant L’ apparition du chancre; il l’est après