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LA MATIÈRE VIVANTE APRÈS LA MORT

nature pendant laquelle se préparent et s’opèrent de nouvelles transformations. » (Virey.)

Ou bien encore :

« L’individu meurt et disparaît , mais la matière continue de vivre en se transformant. Elle passe d’un organisme à un autre, sans se détruire, sans être nouvellement créée. Elle change de manière d’être. C’est la vie sous une autre forme, mais c’est toujours la vie (1). »

Et n’oubliez pas que M. Joly est un zoologiste distingué. Donc, que l’on admette, à la manière de M. Virchow, la matière vivante dans quelque chose de structuré qui est la cellule , ou que l’on admette la matière vivante sans structure, comme M. Robin , les uns assurent que tout est mort au point de vue physiologique , les autres que rien ne meurt, mais se transforme.

Quoi qu’il en soit , le cadavre ôtant examiné histologiquement, après quelques jours, un peu plus, un peu moins, selon les centres organiques, les cellules disparaissent; que deviennent-elles , et pourquoi disparaissentelles?

S’il est vrai , comme M. Robin l’assure , que des éléments anatomiques naissent dans les blastèmes et si ces éléments ne sont pas le produit d’une génération spontanée, quelle est la cause de cette génération?

S’il est vrai que le protoplasma soit le lieu où se forment les cellules et s’il est vivant, en quoi réside la vie et la faculté de former des cellules , si l’on ne peut pas admettre qu’il y ait de la matière vivante sans'structure ?

Toutes ces questions sont résolues par l’étude attentive des microzymas que nous allons aborder en détail. Vous serez convaincus, je l’espère, que la nature essentielle des granulations moléculaires atmosphériques est la même que celle des granulations moléculaires des tissus végétaux et des tissus animaux. Et cette conclusion n’est pas le fruit d’une pensée systématique : après avoir constaté que l’eau sucrée pouvait être transformée par les petits corps, c’est-àdire par quelque chose que je considérais comme organisé, mais que je ne trouvais mentionné nulle part comme être (I) Revue des Sociétés savantes, t. I, p. 67 (1862).

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