SELON LES AUTEURS
connaît que comme matière amorphe , sans structure , sans propriété autre que d’être animées du mouvement brownien, et d’être formées de matière organisée dans le sens de la définition de M. Robin. Non seulement on ne leur fait jouer aucun rôle en histologie , mais on ne sait rien de leurs fonctions physiologiques ou chimiques.
On m’a dit un jour, dans une discussion, que l’on connaissait les granulations moléculaires , que je ne les avais pas découvertes. Non seulement je ne les ai pas observées le premier, mais je vous ai déjà avoué que j’ignorais même leur existence lorsque je les ai aperçues pour la première fois dans mes expériences. Ça été peut-être bien heureux, car j’aurais pu me laisser influencer par ce qu’en disaient les auteurs. Ce qu’il y. a de certain , c’est que toute granulation moléculaire n’est pas un microzyma, mais tout microzyma est une granulation moléculaire. La découverte que je réclame comme mienne , c’est de les avoir fait sortir de leur obscurité , c’est d’avoir démontré : 1° que certaines d’entre elles sont des ferments d’une rare puissance , et, par suite, qu’elles sont organisées dans le sens de structure ; 2° qu’elles peuvent, dans des conditions déterminées, évoluer physiologiquement pour engendrer d’autres organismes , et 3° d’avoir établi que, dans d’autres conditions, elles peuvent reconstituer des cellules. Bref, ce n’est pas parce qu’elles sont animées du mouvement brownien que j’ai conclu à leur nature d’être vivant et organisé, mais de l’ensemble des faits que je vais énumérer.
Mais avant d’aborder ce sujet , laissez-moi vous dire encore que , dans le système de la théorie cellulaire , comme dans celui de M. Robin , après la mort il n’y a plus rien de vivant dans le cadavre ; c’est l’opinion adoptée par M. Pasteur et par ses adeptes. Les spontéparistes , au contraire , suivant en cela le système de Buffon , imaginent que la matière vivante persiste , dans le cadavre , avec ses facultés génésiques. M. Joly a adopté cette opinion, en s’appuyant sur un passage de Yirey et sur une citation de M. Lavocat, que voici :
« La mort n’est qu’un minimum de vie... ce n’est qu’un sommeil passager de la matière vivante, une pause de la