LL D EE
Ph a AS un 2 SE ne PERRET"
Je n’ai d'autre maître que Dieu.
On dit qu'une tribu guerrière, Jadis confia son destin
Au grand chasseur qui fut mon père, Dernier baron de Saint-Castin.
reflet s les
D VOB SA Bar ec ie os, pat dEn re she es rhin ie D br RES
A A ho CL md PAPE É
LE COUREUR DES BOIS
De l'Indien j'ai l'insouciance.
L'ouïe et l'intrépidité ; Pareil mépris de l'existence.
Pareil amour de liberté.
[n'est pas un souffle, un murmure, Pas un frémissement des bois.
Pas un seul bruit de la nature.
Que ne puisse imiter ma voix.
Que sont les brillantes parures Dont S'enorgicilliisent le: rois A côté des.riches fourrures
Qui parent le Coureur des Bois ?
J'ai pour sceptre ma carabine, Le dôme des cieux pour palais, Pour tapis j'ai la mousse fine,
Pour trône, les monts des forèts..
Là-bas, au fond de Ia Prairie.
Les bufties paissent par troupeau ; Pour mon vêtement, pour ma vie
Je n'ai qu'à choisir les plus beaux.
LE COUREUR DES BOIS
Quand la neige des bois S'amasse, Qu'on enfonce jusqu'au genou, Je prends mes raquettes, je chasse
L'orignal e! le ‘aribou.
Lorsque l'ombre du soir arrive, Je me fais un lit de sapin.
Couché pr's de la flamme vive,
Je rève et dors jusqu'au matin,
Au bruit des vents et des cascades Qui beuglent comme des taureaux; Au grognement des ours nomades
Qui vont boire dans les ruisseaux.
Si je vois monter la boucane D'un camp sauvage à l'horizon, Je vais n'asseoir dans leur cabane
Et partager leur venaison.
Au fond des bois, ou sur la plage, Quand mou cadavre dormira,
Celui qui prend soin du Sauvage
Sur mes os blanchis veillera.
LE COUREUR DES BOIS 39
Peut-être le missionnaire
À Qui préche au pauvre Indien la croix, 1 En passant dira sa prière
) Pour l'âme du Coureur des Bois.
î 9 décembre, 169.
LE En he Dore en a à oi
sde
Lo aa a Rd taie ice