‹ Les miettes [microforme]Chapitre 16 sur 21 · A MA SŒUR · texte numérisé non relu

A MA SŒUR

Quand je te vois ma sœur, révense à ta fenetre, Laissant flotter au gré de la brise du soir

Tes blonds cheveux épars sur ton corsage noir, Songer à l'avenir, cet étrange peut-être

Qui chaque heure du jour se dresse devant toi, Tantôt plein d'aliégresse et tantot plein d’efiroi, Je cherche alors à lire au fond de ta pensce

Quelle empreinte l'espoir ou la crainte a Inissée.

nu A MA SŒUR

Seras-tu grande dame, en un salon doré, |

D'allégre se et de fleur: le front toujours paré ; Assise à des banquets au milieu de convives Etincelant de soie et de perles massives;

Ou, joyeuse, entrainée au bras d'un cavalier.

Aux épaulettes d'or, aux éperons d'acier.

Tournoyant dans le bal, plus belle que la rose

Sous les tièdes rayons du printemps fraiche éclose ? Puis, lasse, retirée au fond de ton boudoir,

Après avoir joui de tes succès du soir,

Dormant sur des divans ou de pourpre ou de soie

Et n'ouvrant tes rideaux qu'aux rayons de la joie ?

Vois-tu briller l'éclat de la fleur d'oranger

Que pose sur ton front quelque jeune étranger, Dont la voix sympathique, au fond de ta pensée ait résonner tout bas le nom de fiancée:

Et marchant aux rayons de la lune de miel,

Le cœur tout palpitant, te conduit à l'autel ?

Jeune épouse plus tard, vois-tu parmi ses langes

Sourire à tes baisers le plus joli des anges ?

1. Inutile de dire que ces rêves ne sont que des fictions admises en poésie. On n'y doit voir qu'une idée générale exprimant cette antithèse : bonheur et

misère.

AU

An poésie.

onheur et

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