A MA SŒUR
Quand je te vois ma sœur, révense à ta fenetre, Laissant flotter au gré de la brise du soir
Tes blonds cheveux épars sur ton corsage noir, Songer à l'avenir, cet étrange peut-être
Qui chaque heure du jour se dresse devant toi, Tantôt plein d'aliégresse et tantot plein d’efiroi, Je cherche alors à lire au fond de ta pensce
Quelle empreinte l'espoir ou la crainte a Inissée.
nu A MA SŒUR
Seras-tu grande dame, en un salon doré, |
D'allégre se et de fleur: le front toujours paré ; Assise à des banquets au milieu de convives Etincelant de soie et de perles massives;
Ou, joyeuse, entrainée au bras d'un cavalier.
Aux épaulettes d'or, aux éperons d'acier.
Tournoyant dans le bal, plus belle que la rose
Sous les tièdes rayons du printemps fraiche éclose ? Puis, lasse, retirée au fond de ton boudoir,
Après avoir joui de tes succès du soir,
Dormant sur des divans ou de pourpre ou de soie
Et n'ouvrant tes rideaux qu'aux rayons de la joie ?
Vois-tu briller l'éclat de la fleur d'oranger
Que pose sur ton front quelque jeune étranger, Dont la voix sympathique, au fond de ta pensée ait résonner tout bas le nom de fiancée:
Et marchant aux rayons de la lune de miel,
Le cœur tout palpitant, te conduit à l'autel ?
Jeune épouse plus tard, vois-tu parmi ses langes
Sourire à tes baisers le plus joli des anges ?
1. Inutile de dire que ces rêves ne sont que des fictions admises en poésie. On n'y doit voir qu'une idée générale exprimant cette antithèse : bonheur et
misère.
AU
An poésie.
onheur et