‹ Les migrations aqueuses dans l'organisme humainChapitre 100 sur 110 · EL — CIRCULATION · texte numérisé non relu

EL — CIRCULATION

Les transferts dont l’eau mobile est l’objet s'effectuent entre les divers compartiments vasculaire, lacunaire et cellulaire. Ils dépendent de processus hydrostatiques et osmotiques, les mouvements de l’eau dans ces conditions étant étroitement liés à ceux des électrolytes. C’est dire que la régulation de telles migrations hydriques dépend directement des organes qui contrôlent l’équilibre hydrostatique et l'équilibre ionique :: le cœur et le rein sont les éléments essentiels de cette régulation.

Le système endocrinien et le foie interviennent de façon indirecte par leur action sur la perméabilité capillaire et sur les protéines plasmatiques.

A l’état normal la circulation de l’eau mobile est très active. La nécessité de maintenir une isotonie que les conditions métaboliques modifient sans cesse, explique les migrations aqueuses constantes entre les divers secteurs.

A l’état pathologique les migrations anormales de Peau mobile s’observent dans plusieurs conditions : troubles des apports ou des éliminations, déficience du contrôle de l'équilibre électrolytique, insuffisance de Péquilibre hydro-

statique.

Toute altération d’un élément de contrôle immédiat du circuit de l’eau mobile (tube digestif, peau, rein, cœur, paroi capillaire) réalise ces conditions. Il en est de même en cas d'anomalies de régulation de ces facteurs par dysfonctionnement endocrinien ou hépatique.

Les états qui en résultent, comportent une déperdition

ou une surcharge globale de l’eau mobile, la répartition

entre les divers compartiments pouvant elle-même être

troublée.

1) Les états d'hyperhydratation affectent surtout les espa-

ces extracellulaires et ont lœdème pour expression majeure. Nous ne revenons pas sur les caractéristiques bien

connues de ces états.

2) Farmi les états de déshydratation il convient de retenir trois types nettement individualisés par MAcn :

— la déshydratation globale par manque d’eau intéressant également les trois secteurs de l’eau mobile;

— la déshydratation par manque de sel entièrement supportée par les liquides extracellulaires : telle qu’on lobserve à l’occasion des déchlorurations, vomissements en particulier.

Cette déshydratation est mal supportée du fait de la défi-

cience circulatoire par réduction du volüme sanguin.

—— Ja déshydratation cellulaire est moins bien connue,

elle s’observe en cas d'augmentation de la concentration des milieux extracellulaires en électrolytes. Il convient de re-

marquer que la déperdition affecte dans ces cas l’eau mo: bile du compartiment cellulaire. Les variations de l’eau

fixée sont totalement indépendantes de celles de l’eau mobile. Ainsi en certaines circonstances l” «.exéiccose cellulaire » communément admise, correspond en fait à un déplacement d’eau libre cellulaire, l’eau fixée pouvant demeurer inchangée ou même augmenter (insuffisance eardiaque). | |

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Ce type particulier initialement mieux toléré que la déshydratation extracellulaire est cependant un élément de gravité car c’est grâce à l’eau libre des cellules que s s’opèrent les phénomènes enzymatiques conditions de la vie des tissus.

L’individualisation de ces divers types d'états a largement bénéficié des procédés d’estimation volumétrique utilisés depuis quelques années. Toutefois l’application de ces méthodes n’est pas possible en pratique médicale courante. Aussi convient-il d’avoir recours à la détermination de cerlaines constantes sanguines qui sont le reflet des modifications volumétriques.

Deux d’entre elles suivent étroitement les variations des liquides extracellulaires. Ce sont le taux de l’hématocrite, le chiffre de densité du plasma dont l’augmentation traduit une baisse des liquides extracellulaires et la diminution exprime le phénomène inverse.

Les constantes sanguines dont les variations témoignent des modifications de l’eau mobile intracéllulaire sont moins bien précisées. Toutefois selon des analyses expérimentales récentes de HAMBURGER et MATHE il convient d’en retenir deux : le point eryoscopique et la résistivité électrique dont la détermination simple et rapide a une grande valeur.

Les chiffres normaux sont :

point cryoscopique — 0,56 résistivité électrique 75 ©

En particulier toute élévation du point cryoscopique associée à une baisse de la résistivité traduirait une exsiccose cellulaire.

Ces données n’ont pas qu’un intérêt théorique; elles comportent parfois des sanctions thérapeutiques impérieuses: réduction ou apports massifs d’eau et de sel en cas de variations des liquides extracellulaires; administrations aqueuses forcées dans certains cas de déshydratation cellulaire par perte d’eau mobile alors qu’à l’examen de la seule chlorémie on serait tenté de croire à une carence chlorée simple.

ARaipee , :

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