‹ Les migrations aqueuses dans l'organisme humainChapitre 2 sur 110 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Depuis quelques années d'importants travaux ont été consacrés à l’éiude des migrations de l’eau dans l’organisme. De longues et minutieuses recherches ont chacune confirmé davantage la géniale conception de Claude Bernard sur l'équilibre du milieu intérieur.

Les transferts liquidiens dans l'organisme représentent une condition indispensable à la « fixiité du milieu intérieur, condition dé la vie libre, indépendante ».

L'introduction de méthodes physico-chimiques en physiologie a permis d'affirmer la réalité de tels déplacements hydriques et de saisir in vivo chacun des temps successifs du métabolisme aqueux. Les troubles dont celui-ci est l’objet à l’état pathologique apparaissent d’une importance majeure dans le déterminisme de nombreux accidents cliniques. ; k

Il semble toutefois que les méthodes d'estimation volumétrique largement utilisées depuis les travaux de Crandall et Anderson ont quelque peu laissé dans l'ombre un des aspects du problème des migrations aqueuses. Il n'est habi- tuellement pas tenu compte de l’eau étroitement attachée aux molécules des cytoplasmes cellulaires. Cette eau fixée, inacessible à la diffusion des colorants ou des électrolytes. exclue de tout échange rapide parait, en clinique humaine, l’objet de perturbations que les recherches physiopathologiques ne peuvent négliger.

La méconnaissance de ces faits tient à l'absence de procédé pratique de détermination de cette fraction d « eau liée ». La méthode mise au point par Cristol et Benezech permet, sous certaines réserves, la mesure de l'eau libre et

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et de l'eau liée des globules rouges sanguins. Le but de cè travail a été une application large de cette technique à l'étude de divers états morbides. Bien que rien n'autorise à identifier Le comportement des hématies à celui des ‘autres cellules, on ‘obtient ainsi semble-t-il une indication d’'ensemble sur les variations pathologiques de l’eau fixée.

Dans ces pages, nous nous proposons d'analyser les résultats obtenus en les comparant aux données généralement utilisées. Nous serons ainsi amenés à distinguer deux grands types de migrations hydriques dans l organisme : les unes, dépendant de processus osmotiques, n'intéressent que le secteur de l’eau libre et mobile; les autres ont lieu entre eau mobile et eau fixée et dépendent de processus métaboliques plus complexes. ‘

Ceite étude comportera trois parties : après un bref rappel physiologique seront analysées les perturbations aqueuses observées en maintes circonstances cliniques. Nous tenterons enfin de les grouper en une synthèse physiopathologique.

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