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La complexité des mouvements aqueux s'affirme chaque jour davantage à l’état physiologique eomme en maintes circonstances pathologiques.
C’est devenu un lieu commun que de rappeler lPimportance de l’eau dans l’économie des êtres vivants, « les organismes vivent dans l’eau et même dans l’eau courante », avait écrit HOPPESEYLER. En fait, la part de l’eau dans la constitution de la matière vivante est prépondérante. Elle est d'autant plus grande qu’il s’agit d’un être plus jeune: en effet chez le fœtus l’eau représente 95 % du poids du corps, ce chiffre tombe à 70 % dans l’organisme adulte. PETERS admet que chez un sujet de 70 kgs la masse liquidienne correspond à 50 kgs. Avant lui ARMAND-GAUTHIER, BISCHOFF avaient donné des chiffres légèrement inférieurs. Des divers tissus ou organes ce sont les muscles qui contiennent la plus forte proportion d’eau (75 ‘}), la moitié de l’eau de lorganisme est contenue dans la musculature. Au contraire le système osseux en contient peu (27 ©) et le tissu adipeux 20 % seulement.
D'une façon générale, sans tenir compte des conditions
“anatomiques qui lui sont imposées, on peut schématiser la
répartition de l’eau des êtres vivants en deux grands secteurs :
. Le premier correspond à l’eau essentiellement mobile de l'organisme, dont les variations et les transferts sont soumis aux actions osmotiques. Ce secteur est le siège de perpétuels remaniements nécessités par le maintien d’un constant équilibre humoral. Il englobe la masse de l’eau cireulante du plasma sanguin, l’eau des espaces lacunaires et la fraction libre de l’eau cellulaire,
merde
Le second secteur contient une eau fixée qui ne peut intervenir immédiatement dans les échanges aqueux rapides suivant les lois osmotiques communes. C’est l’eau liée des cellules, étroitement attachée aux molécules protéiques ou lipidiques sans entrer dans leur composition intrafondamentale. Elle dépend d’interventions métaboliques, hormonales et toxiques dont l’importance fut longtemps méconnue.
Dans les lignes qui vont suivre, il sera tout d’abord fait un rappel de la répartition topographique de l’eau, l’organisme adulte étant pris pour type. Cet exposé servira d’iniroduction à l’étude des apports communs aux deux types d’eau et des cycles particuliers à chacun d’entre eux dans l'organisme. |