NUMÉRO
Eau LIBRE
Eau LIéxk
Eau globulaire.
Variations physiologiques.
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“ Eau ToraALrE Eau LIBRE EAU LIÉE " |
Moyenne d 656 )18 138 Taux MX. 682 537 159 au NT 603 460 : Jak)
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4° LIMITES DE PRÉCISION. — Cette méthode a done le grand avantage de permettre une évaluation chiffrée non seulement de l’hydratation globulaire totale mais aussi des fractions d’eau libre et d’eau liée aux protéines globulaires. Or, nous verrons tout au long de ce travail que les variations de cette dernière occupent en pathologie une place
importante jusqu'alors méconnue.
Il convient de faire ici une remarque: la méthode de CRISTOL et BENEZCH fait intervenir le rapport chloré globulo-plasmatique pour la détermination de l’eau libre contenue dans les hématies. On sait, et MAcH y insiste très pertinemment, que ce rapport ne peut servir à l'étude des états de déshydratation que si l’on connaït la masse des liquides à partir desquels est établi chaque facteur du rapport, des variations importantes d’eau s’établissant dans le compartiment extracellulaire. Mais cette réserve n’est plus de mise si l’on n’a en vue que ce qui se passe dans l'intimité du seul sang circulant, dont le volume ne varie que dans des limites restreintes; les cellules étudiées, les hématies, sont directement en contact du plasma: ni la membrane capillaire, ni le liquide du compartiment extracellulaire n’interviennent. Le rapport chloré globulo- plasmatique mesure donc bien, par l'intermédiaire des équivalences de chlore, la qualité d’eau libre utilisable pour les échanges ioniques contenus dans la phase dispersante du volume globulaire et ceci quelles que soient, d’autre part, les variations de la masse des liquides interstitiels.
Mais même dans ces conditions une remarque s impose: la notion classique de répartition uniforme des ions CI et Na dans les liquides extracellulaires et de leur non pénétration dans les cellules doit être révisée. L'utilisation des substances radioactives (FAUVERT, MANNERY et BALE, BURCHE, REASER et CRONVICH) a permis de constater l’existence d’échanges secondaires entre liquides lacunaires et éléments cellulaires dont il convient de faire état dans l'interprétation des faits.
L'interprétation des résultats doit aussi tenir compte d’un facteur qui n’est pas négligeable, le volume globulaire. Le nombre des globules contenus dans un volume globulaire déterminé varie en fonction du volume individuel de &es globules. Or, une hématie peut être plus ou moins volurineuse et hydratée, sans que varie en valeur absolue la quan: tité d’eau liée à ses protéines.
Dans un volume déterminé de globules, le chiffre qu exprime l’eau liée mesurée par la méthode de CRISTOL et BENEZECH, peut varier sans que l’eau liée varie réellement dans chaque globule. Il en est ainsi par exemple, si une macrocytose s’étant installée entre deux déterminations du fait d’une surcharge globulaire en eau libre, le nombre total des globules rouges constituant le volume en étude a baissé, l’eau liée a globalement baissé dans ce volume, sans avoir subi de modification dans chaque globule considéré individuellement.
Le volume moyen des hématies doit donc être mesuré toutes les fois qu'est faite une mesure d’eau liée. Si ce volume est normal et n’a pas varié entre deux déterminations, les résultats obtenus par les mesures sont immédiatement utilisables. Il en est de même si le volume total de l’eau globulaire n’a pas varié.
Si l’une ou l’autre de ces conditions est remplie, les chiffres mesurés gardent leur valeur intrinsèque. En vas de macrocytose ou de microcytose, une correction s'impose,