‹ Les migrations aqueuses dans l'organisme humainChapitre 20 sur 110 · LAN · texte numérisé non relu

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tions de la conductibilité d'un hémolysat globulæire en fonction de sa concentration (droite prise d’ailleurs sous forme logarithmique pour éviter une extrapolation trop étendue).

La pression osmotique intra-globulaire, pG ne peut être déterminée directement puisque c’est précisément la connaissance du volume d’eau libre 1 qui doit nous en donner une valeur exacte. Nous avons donc pensé à la remplacer par la pression osmotique plasmatique pP; cette assimilation n'étant d’ailleurs correcte que si les hématies sont dans une solution qui leur est iso ou hypertonique, on a alors sensiblement, à l’équilibre; pG: pP d'où par suite, le volume d'eau libre, 1, est donné par la relation :

M Rial D

pP Ÿ la mesure de la pression osmotique plasmatique, pP est immédiate par une simple détermination cryoscopique.,

Cette relation nous montre que l’eau libre des hématies dépend de la pression osmotique du liquide qui les baigne et lui est inversement proportionnelle,

D'autre part, si on suit parallèlement les variations de l’eau totale en fonction de la pression osmotique plasmatique on constate que sa valeur dépend aussi de cette pression plasmatique.

De facon plus précise:

a) L'eau totale, t est encore inversement proportionnelle à la pression osmotique plasmatique; :

b) Pour chaque valeur de la pression osmotique plasmatique, la valeur de l’eau totale est supérieure à celle correspondante de l’eau libre ;

c) Quelle que soit ja valeur de pP on à toujours: le" Cie

Nous en concluons que:

1° Il y a dans les hématies une certaine quantité d’eau qui n'est | pas utilisable osmotiquement, qui est liée.

20 Cette eau « liée » à la phase dispersée globulaire (essentiellement représentée par les protéides) est constante quelle que soit la räaleur de la pression osmotique extérieure.

3° Le volume d’eau lotale contenu dans les hématies est par suite décomposable en deux parties:

a) Une partie que nous pouvons appeler eau de dissolution ou « eau libre >» ou osmotiquement utilisable et qui, seule, varie dans son volume au cours des échanges osmotiques entre globules et

plasma; cette variation étant reflétée par les variations du volume globulaire total;

b) Une partie qui est cette eau « liée >» non osmotiquement utilisable et dont le volume ne varie pas sous les influences osmotiques.

La véritable démonstration de l'existence de cette eau non solvante est donc en fait l'inégalité entre l’eau totale mesurée expérimentalement par dessication totale et l’eau osmotiquement utilisable mesurée à partir de la loi de VAN T'Horr et le fait que le. premier volume est supérieur au second.

4° Le volume d'eau libre représente environ 50 % du volume globulaire total, tandis que le volume de la phase dispersée des hématies est représenté par:

a) 30 % d’eau liée, b) 70 % de substance sèche.

Il résulte de ces nombres que le volume d’eau non solvante n'est pas négligeable et qu’il est nécessaire d’en tenir compte dans l'étude des équilibres globulo-plasmatiques.

On sait en effet que l'un des moyens les plus courants d'étude

des équilibres globulo-plasmatiques est la détermination du rapport chloré globulo-plasmatique :

CI p. litre de globules R =

C1 p. litre de plasma

Une telle expression suppose que le chlore globulaire et le chlore plasmatique sont respectivement dissous dans la totalité du volume globulaire et dans la totalité du volume plasmatique. Or, si l’on peut admettre que la quasi-totalité du plasma est utilisable pour la dissolution du chlorure de sodium, il n’en est pas de même pour les globules comme nous venons de le voir puisque le volume d’eau utilisable pur dissoudre les électrolytes représente pratiquement la moitié du volume total. >

D'autre part, la valeur considérée comme normale pour ce rapport R est d'environ 0,5, résultat qui est à priori paradoxal si l'on veut bien se souvenir que les ions CI, sont parfaitement diffusibles à travers la paroi globulo-plasmatique.

Mais si nous considérons maintenant l'expression:

Chlore p. litre d'eau libre globulaire

IP

Chlore p. litre de plasma

ce rapport est pratiquement égal à l’unité quelles que soient les variations de la pression osmotique plasmatique,

ER le

Seul, il est logique car il compare des grandeurs de même nature et il traduit la parfaite diffusibilité des ions C1 en représentant leur répartition globulo-plasmatique par l’unité, du moins en l’absence d'altération de la paroi globulo-plasmatique. Dans ces conditions, le rapport que l’on a l’habitude de considérer en clinique prend un sens très précis: il exprime purement et simplement la proportion d’eau libre contenue dans les globules. Ainsi, un rapport chloré globulo-plasmatique de 048 signifie simplement que le volume globulaire content 48 % .d’eau libré, en admettant que le chlorure de sodium représente la presque totalité des substances osmotiquement actives.

2° TECHNIQUE. — Nous ne rendrons pas compte des détails techniques qui sont exposés dans les publications de CRISTOL et BENEZECH et dans la thèse de leur élève ABou- DARAM.

Nous rappellerons que la technique comporte essentiellement deux temps: \

— La mesure de l’eau globulaire totale par dessication d’un hémolysat de globules au cinquième.

— La mesure du rapport chloré globulo-plasmatique; l'eau libre est obtenue en multipliant par 1.000 le chiffre obtenu.

La différence entre les deux résultats indique le taux d’eau liée des globules.

3° RÉSULTATS. — Les observations pratiquées au laboratoire du professeur CRISTOL par ses élèves, MM. Packs-et ABOUDARAM, indiquent que le taux moyen d’eau libre et d’eau liée des hématies est relativement fixe chez le sujet normal.

À partir d’une quinzaine de mesures, ABOUDARAM donne pour moyennes normales les chiffres suivants: Eaa libre .... 518 Eau totale ... 656

Eau liée . .... 138 (grammes par litre de globules)

Voici d’ailleurs le détail des mesures effectuées par cet auteur ;

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