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protides g orâce à leur pression osmotique. La mise en jeu de ces processus nécessite l'intégrité des parois vasculaires.
L’eau plasmatique assure le transport à longue distance des matériaux nutritifs; elle est également indispensable aux échanges pressés, d’oxygène en particulier.
Le compartiment liquidien vasculaire est seul à être en contact direct avec le milieu extérieur sur toute l’étendue du tube digestif et dans les divers émonctoires TRS poumons; surfac cutanée).
2° LES ESPACES LACUNAIRES
Les éléments cellulaires sont baïgnés par une masse d’eau importante répartie dans les mailles du tissu interstitiel. Cette surface liquidienne sert d’intermédiaire à tous les échanges cellulaires, à l’exception toutefois des transferts globulo-plasmatiques. Elle représente l'élément ajustable des liquides de l’organisme, et, à ce titre est l’objet de grandes variations pathologiques. Ce liquide interstitiel n’est pas absolument immobile; un faible courant l’entraine vers le réseau des canaux lymphatiques et de là vers la circulation sanguine.
L’étendue liquidienne de ce sécond compartiment s’apprécie à partir du volume global des liquides extracellulai- - Selon les données de PETERS, on évalue à environ 20 % du poids du corps l’eau extracellulaire totale; ce qui représente pour un individu de 70 kgs un volume de 14 litres. Par soustraction des 3 litres d’eau du sang cireulant, on obtient un volume de 11 litres pour le liquide Let seul où l'eau se trouve dans la proportion de 98 % environ.
Les taux de liquide extracellulaire Diciaires par divers auteurs ont tous compris entre 20 et 28 % du poids corporel: 22 % (CacnerA), 24 à 29 % (WINKLER et ELKIN- TON). Grâce à une méthode jumelée appréciant simultanément-les liquides plasmatiques et interstitiels, CACHERA et BARBIER estiment ces derniers à 17 % du poids corporel,
3° LE COMPARTIMENT INTRACELLULAIRE
C’est le Por volumétrique le plus important puisqu'il représente 45 % du poids corporel. L'eau se trouve dans le protoplasme des cellules sous des formes variées: une partie n'intervient en aucune façon dans les migrations aqueuses, c'est l’eau de constitution chimiquement intégrée dans les molécules constitutives de la matière vivante.
Deux autres états de l’eau cellulaire nous retiendront davantage parce que participant directement aux transferts hydriques:
— l’eau libre sert de solvant aux électrolytes: ceux-ci, potassium et phosphates, s'opposent au sodium et au chlore des liquides extracellulaires. Le jeu de processus osmotiques règle la teneur en eau libre des cellules: fes composés inorganiques, combinés avec les protides ne sont pas osmotiquement actifs et leur taux peut varier sans que se produisent de mouvements aqueux. Comme la paroi cellulaire est perméable à l’eau et imperméable, à l’état normal du moins, pour CI et Na, c’est en définitive le taux des électrolytes interstitiels qui règle la teneur en eau libre des cellules. |
-— l’eau, « liée » (NicLoux) est un état tout à fait particulier de l’eau cellulaire, exclu des échanges osmotiques. Elle résiste à la congélation, ne possède pas de tension de vapeur, n’est pas accessible à l’alcool en son sein. Il s’agit d’une eau étroitement attachée aux molécules constitutives du evtoplasme.
Les travaux récents sur la molécule protéique, en particulier ceux de Miss D. WrincH d’Oxford ont montré que cette molécule est formée de groupements ionisables qui attirent les molécules d’eau tout comme ïls contractent d’autres liaisons (glucoprotéine, cénapses lipidoprotidiques de MACHEBŒUF).
Ce type d’eau initialement mis en évidence par Nicroux chez les animaux aquatiques où elle représente 12 % de l’eau totale, existe en fait dans toute la série animale et chez l’homme. Cette fixation d’eau par le protoplasme cellulaire, variable du fait de la labilité de la molécule pro-
ARE téique, joue certainement un rôle de première importance dans l’équilibre aqueux. Elle parait pourtant négligée dans les travaux consacrés aux migrations aqueuses.
Au total, du point de vue physio-pathologique et indépendamment de toute répartition topographique, il convient de considérer deux états de l’eau dans l’organisme: une eau libre et sans cesse mouvante, l’eau mobile, constamment soumise aux échanges osmotiques: elle correspond à l’eau des liquides extra-cellulaires et à la fraction d’eau libre des cellules. Le second état est représenté par l’eau fixée du compartiment cellulaire, exclue des échanges osmotiques mais qui peut être libérée selon des mécanismes encore mal connus.
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