IL — APPORTS D'EAU
L'organisme humair dispose essentiellement de trois sources d’eau.
a) LES BOISSONS INGEÉREÉES représentent la part la plus évidente et la plus importante; celle-ci se chiffre selon GAMBLE à 1.400 centimètres cubes par jour, soit la moitié de l’eau quotidiéennement nécessaire à l’économie.
L’eau des boissons constitue le seul apport réglable, que conditionne la sensation de soif.
L'étude du mécanisme de la soif a suscité récemmment
de nombreuses controverses depuis les recherches de
CANNON et celle d'A. MAYER. Il convient tout d’abord de remarquer qu’à l’état normal, l’acte de boire peut ne se régler sur le besoin qu'après un certain temps ainsi qu’en atteste la perte de poids des individus arrivant dans un pays chaud. La prise d’eau parait réglée par les déviations de la balance hydrique avec chute de lhydrémie (ROBINSON et ApoLPH). C’est celle-ci qui conditionne la sécheresse de la muqueuse bucco-pharyngée dont la production déclanche la sensation de soif (CANNON). I est probable que la région
. hypothalamique n’est pas étrangère à la création de ce
besoin: à l’occasion d’interventiôns neuro-chirurgicales celui-ci a pu être provoqué de façon presque expérimentale par l’irritation de cette région (KouriLsKY). Les rôles respectifs des excitations d’origine pharyngée et de l’hypothalamus dans le mécanisme de la soif demeurent encore inconnus.
L’absorption liquidienne est arrêtée par un mécanisme réflexe lié à la distension gastrique, avant que l'hydratation de l’organisme ait eu le temps d’être modifiée,