C) APPORTS MASSIFS D'EAU
Il parait intéressant de dire un mot des états d'hyperhydratation provoquée par des ingestions massives d’eau. Au cours d’expériences humaines de polydypsies artificielles (ReGNIER-KUNSTMANN) ou de l’expérimentation animale (ROWNTREE, SWINGLE, LAMson et Roca) il a pu être démontré ur mécanisme de sécurité intervenant dans la répar- Ution aqueuse. Les territoires vasculaire et cellulaire paraïssent sauvegardés à la faveur de migrations aqueuses vers les espaces lacunaires.
Ainsi se trouve expliquée l’action favorable des eures de diurèse que J. COTTET définit dans les termes suivants « En intensifiant les courants intervaseulo-lacunaires, elles produisent un véritable brassage des liquides interstitiels. H en résulte une activation des échanges nutritifs et du drainage lacunaire, dont la preuve est fournie par l’augmentation non seulement de la diurèse aqueuse, mais encore de la diurèse solide, c’est-à-dire des substances dissoutes dans l’urine et qui fait bien comprendre l’action éliminatrice, désintoxicante et déplétive de la cure de diurèse ».
Il y à vraisemblablement aussi dans ces conditions un transfert d’eau dans le compartiment cellulaire. On ne peut pour le démontrer tenir compte de ce qui se passe dans les cellules sanguines; au cours d'épreuves de diurèse provoquée CUVELIER a toujours observé une augmentation de 15 à 20 % de la teneur aqueuse des hématies. Mais il résulte d’un travail de GOVAERTS et VERNIORY que lors de la migration de l’eau de J’intestin vers le rein au cours de la diurèse agueuse, un quart de l’eau est transporté par les globules et trois quarts par le plasma.
Dés expériences récentes utilisant un isotope de l'eau, l'eau lourde, ont confirmé la pénétration cellulaire de l’eau dans ces conditions.