‹ Les migrations aqueuses dans l'organisme humainChapitre 85 sur 110 · A) MANQUE D'EAU · texte numérisé non relu

A) MANQUE D'EAU

La déshydratation qui résulie d’une privation d’eau n'existe jamais à l’état pur; seules des circonstances rares aboutissent à la mort par la soif (RiCHET), tels les tragiques exemples de mineurs isolés dans une galerie bloquée ou de suppliciés soumis à une privation alimentaire totale.

Dès 1900 ce type de déshydratation avait inspiré la thèse d'A. MAYER. Au cours de la récente guerre mondiale les conséquences du manque de boissons sur l'organisme retinrent l’attention des chercheurs (MAc CANCE, BLAKE YUNG et NapaL). Des volontaires placés dans de telles conditions, toute déperdition de sel étant par ailleurs exclue, prennent rapidement « un aspect de grand malade », une importante déshydratation est rapidement constituée, les sujets perdant en trois jours 6 % de leur poids, la diurèse se maintient

ec et dépend des ingestions salines. Il existe une élimination urinaire des dectrolote Na et CI d’abord, puis - K (WinkLer). Toutefois, en dépit d’une soif intense la tolérance des sujets en expérience est relativement longue, ce fait résultant du maintien assez prolongé des fonctions circulatoires. Les divers secteurs liquidiens participent tous à la déperdition; les liquides extracellulaires ne sont pas seuls à en faire les frais; en effet, la pression artérielle varie peu et l’on n’observe pas de signes d’hémoconcentration.

Selon des déterminations volumétriques précises, un tiers de l’eau perdue est prélevé dans le plasma et les espaces lacunaires, les deux tiers étant pris au compartiwent cellulaire.

Ces mouvements hydriques s'expliquent par les déviations osmotiques observées: la concentration ionique du: milieu extra-cellulaire produit un appel vers ces liquides

. de l’eau des cellules. Il suffit dans ces conditions d’une simple administration d’eau pour corriger les troubles.

: B) ETATS CARENTIELS Les troubles de l’équilibre aqueux liés à la sous-alimentation résultent autant du déséquilibre alimentaire que de

la carence globale.

see ædèmes de carence trouveront leur place ultérieurent car De. déviations conjuguées métaboliques et endocriniennes participent à leur déterminisme.

Les états de déshydratation observés dans ces ssnditions ; sont plus rares. M. LAMY, M. LAmMoTTE et S. LAMOTTE-BaARIt- | LON ont toutefois noté dans les cas graves une exsiccose globale avec réduction de l’eau des divers compartiments liquidiens. Une hydratation intempestive appliquée à de tels sujets risque d’entraîner une soudaine apparition d’œædèmes réalisant ce que les auteurs précédents ont décrit sous le terme d’ « inondation des dénuiris ».

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