DES COMPLEXES HYDRO-PKOTIDIQUES
Un seul et même métabolisme groupe les diverses protéines plasmatiques et tissulaires: l’usage des isotopes radioactifs (azote marqué, soufre) a permis de reconsidérer ce problème et de rejeter toutes les distinctions anciennement établies entre ces deux types de protides,
Le
GR
Les modifications de l'équilibre protidique sanguin, ellesmêmes responsables de fluctuations aqueuses, apparaissent comme le témoin immédiatement accessible d’un trouble plus général du métabolisme des protides.
Les anomalies des liaisons hyüro-protidiques cellulaires sont encore mal connues. Il parait toutefois possible d’en donner un aperçu d° ensemble.
Une anormale fixation ou libération d’eau liée aux protéines cellulaires s’observe en des circonstances diverses au premier rang desquelles il faut retenir les maladies des glandes endocrines et du foie. Le rôle prépondérant de ces organes dans le métabolisme BRAS l'explique -parfaitement.
1° AFFECTIONS ENDOCRINIENNES
Les états pathologiques intéressant les principales glandes endocrines seront successivement envisagés.
a) Thyroïde.
Le déséquilibre aqueux résultant d’une déviation du fonctionnement ihyroïdien, bien que connu depuis longtemps par les cliniciens, s’éclaire actuellement d’un jour nouveau. L’existence de processus de rétention aqueuse au cours d’étais opposés, myxædème et hyperthyroïdie, semblait paradoxale. En effet, si, chez l’insuffisant thyroïdien, l'inflation hydrique apparaît évidente dès l’examen celinique, le basedowien paraît au contraire déshydraté et pendant longtemps il n’a pas été tenu grand compte des ædèmes, signalés dès 1888 par DIEULAFOY, au cours des hyperthyroïdies.
Les mesures des liquides extracellulaires (CACHERA) chez ces deux types de malades révèlent une notable augmenta-
tion volumétrique que corrigent des ri inverses.
an
L'étude de l’état d’hydratation des hématies apporte d’utiles indications sur les échanges aqueux au cours de ces états pathologiques.
Chez les hypothyroïdiens, il existe une surcharge cellulaire en eau ainsi qu’en témoignent des chiffres d’eau globulaire totale parfois très élevés (816 gr. pour 1.000 de AE les dans un cas). L’eau libre des rte est habituellement dans les limites physiologiques, tandis que l’eau liée
aux protéines globulaires est toujours élevée, souvent dans
des proportions considérables (419 gr. pour 1000 de globules dans un cas). Sous l’effei de Popothéranee les RE se normalisent.
Chez les basedowiens, les chiffres d’eau totale s’inscrivent dans les limites physiologiques, fréquemment à leur marge supérieure, l’eau libre est abaïssée tandis qu’est notée une hausse légère de l’eau liée. Le traitement médical ou chirurgical corrige nettement ces anomalies.
Aïnsi hyperthyroïdiens et hypothyroïdiens se présententils ies uns et les autres avee un chiffre d’eau libre globulaire en général abaiïissé. Dans les deux groupes, ce chiffre se redresse sous l’effet du traitement. Les corps cellulaires des globules gagnent de l’eau dans les deux cas, comme l'ont montré les travaux de CACHERA: le compartiment cellulaire gagne de l’eau aux dépens des liquides extracellulaires qui s’appauvrissent. ;
Par contre le comportement de l’eau liée met en évidence les différences qui séparent les deux types d’états: compte tenu du volume globulaire moyen, il existe chez les hypothyroïdiens une augmentation réelle de l’eau liée aux protéines; au contraire, chez les hyperthyroïdiens, la déperdition initiale d’eau libre suffit à expliquer une hausse apparente de l’eau liée; les échanges d’eau globulo-plasmatiques jouent ici le rôle essentiel.
L'intérêt de ces notions ne saurait échapper en particulier en ce qui concerne le mode d'action de l’opothérapie thyroïdienne.
b) Surrénales.
L’anormale répartition des liquides organiques constitue l’une des bases fondamentales du syndrome d'insuffisance
surrénale; l’ampleur des mouvements aqueux chez les addi-