‹ Les migrations des peuples et particulièrement celle des TouraniensChapitre 10 sur 61 · Strabon, III · texte numérisé non relu

Strabon, III

Cyaxare pendant qu’il assiége la ville de Ninive ‘; h° En 631, ils attaquent aussi la Palestine ; 5° En 610, ils sont derechef chassés par les

4. Il existe encore une autre version à laquelle je me rangerais plus volontiersqu’à toute autre. Suivant cette version, les Scythes sont des peuples nomades d’Asie qui, chassés par les Massagètes du pays qu’ils occupaient, vinrent passer le fleuve Araxe et se fixer dans la Ciminérie. On voit, en effet, que le territoire qu’habitent aujourd’hui les Scythes est l’ancien pays des Cimmériens. Les Cimmériens, attaqués par les Scythes, qui les pressaient avec une armée nombreuse, délibérèrent sur le parti qu’ils avaient à prendre. Dans cette délibération, la différence d’opinion les divisa en deux partis puissants ; mais celui auquel leurs rois présidaient montra des sentiments plus honorables que l’autre. Le parti populaire pensait qu’il fallait se retirer et ne point courir les risques d’une bataille. Les rois étaient, au contraire, d’avis que l’on défendit le pays et que l’on attendit les agresseurs pour Îles combattre. Après d’inutiles efforts des deux côtés, chaque parti resta inébranlable : le peuple ne voulut point se rendre à l’opinion des rois ni les rois à celle du peuple. Aiïnsi, le parti populaire arrêta de céder le pays aux ennemis et de se retirer sans combattre ; tandis que les rois, comparant les biens dont ils avaient joui jusqu'alors aux maux évidents qui les attendaient en quittant leur patrie, résolurent de périr sur les lieux plutôt que de suivre le peuple dans sa fuite. Enfin, comme ces deux partis aussi prononcés et aussi opposés d’opinion se trouvaient à peu près égaux en nombre, ils en vinrent aux mains. Dans ce combat, tous ceux qui avaient partagé le sentiment des rois périrent, et la faction populaire victorieuse ensevelit les morts sur les rives du fleuve Tyras, où l’on voit encore leurs tombeaux. Libre ensuite d’exécuter son projet, tout le peuple cimmérien sortit du pays, et les Scythes qui survinrent le trouvèrent entièrement désert lorsqu'ils s’en emparèrent,.

Mèdes. Une guerre avec leurs esclaves force une partie des Scythes à s'enfuir auprès de Cyaxare, qui les recoit;

6° En 609, pendant que Cyaxare assiége de nou= veau Ninive, les Scythes se retirent auprès du roi des Lydiens, Alyatte, d’où résulte une guerre entre celui-ci et Cyaxare ;

7° En 603, la paix est conclue entre les Mèdes et lés Lydiens. Les Cimmériens sont de nouveau chassés de l’Asie Mineure;

8° En 546, les Neures quittent leurs anciennes habitations dans l’est, franchissent le Borysthène, et prennent leurs cantonnements près de Vilia (Neris).

« Il subsiste encore dans la Scythie des villes cimmériennes, telles, par exemple, que Porthméia et Cimmérium. Une partie du pays conserve même le nom de Cimmérie, et un détroit y porte le nom de Bosphore Cimmérien. Il paraît constant aussi que ce sont les Cimmériens, fuyant en Asie l'invasion des Scythes, qui envoyèrent des colonies dans la péninsule où est actuellement bâtie la ville grecque de Sinope. Du reste, il est évident que les Scythes qui se mirent à leur poursuite n’entrèrent en Médie qu'après s'être trompés.de chemin; car les Cimmériens, dans leur fuite, marchèrent constamment le long du rivage, tandis que les Scythes qui les suivaient prirent leur route en laissant à droite le Caucase, et, se dirigeant ensuite par l’intérieur des terres, pénétrèrent enfin en Médie. C’est en cela que consiste cette troisième version, sur laquelle d’ailleurs les Barbares et les Grecs sont d’accord. » — Hérodote, I, IV, x1-x1r.

(Trad. Miot.)

LES TOURANIENS. Lt

Ce sont probablement les pères des Lettons et des Lithuaniens ;

9° En 531, Cyrus fait la guerre aux Scythes et aux Massagètes; il est tué dans cette guerre.

916. Idanthyrsus, fils de Saulius, et roi des Scythes nomades ‘, et Scopasis, roi d’autres Scythes *.

915. Darius fait la guerre aux Scythesavec l’aide des Grecs de l’Asie Mineure ; les Mélanchlænes forment un royaume à part. Une partie de ce peuple, entraîné, malgré lui, dans la guerre contre les Perses, se retire vers le Nord, dans le pays des lacs (Finlande).

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