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faites à ce sujet par M. de Hauslab nous en ont démontré l’exactitude jusqu’à l’évidence.
Toute la race àryenne quittait donc ensemble l'Himalaya. De bonne heure une branche se détache pour descendre dans les plaines de l’Hindoustan, où l’on parle aujourd’hui la langue sanscrite, sœur aînée de toutes les langues de la même souche.
Les autres continuent (Zend) ?; cependant, non loin de Hérat, les Slaves se séparent de leurs frères pour occuper les contrées autour du lac Aral, où la Bible les trouve et les désigne plus tard sous le nom de Magog.
Arrivés au lac d'Urmia, les Germains se détachent à leur tour pour aller vers le nord; ils franchissent le Caucase où ils ont laissé les Ossètes, et s'installent au nord de cette chaîne de montagnes, sur les bords de la mer Noire jusqu'aux monts Carpathes, où la Bible les désigne comme Askénas.
Il ne faut pas oublier que ce flot de peuple marchait sur une couche chamitique et sémitique, chassant devant lui les Chamites, plus nombreux
4. James Burnet (lord Monboddo), Of the origine and progress of language. Edinburg, J. Balfour, 1774.
2. R. Rask, Ueber das Alter und die Echtheit der Zend- Sprache u. des Zend-Avesta, deutsche Ueberselzung. Berlin, Dunker et Humblot, 1826.
et plus résolus que les Sémites; c’est peut-être à cette époque que les Ibériens ont envahi l’'Europe‘. [Il est également plus que probable que les Slaves se sont rencontrés à une époque antérieure avec les peuples de la race touranienne altaïque et leur ont imprimé leur mouvement, les forçant de se retirer en partie vers l’Europe*.
Enfin au centre de l’Asie Mineure, non loin des sources du Kyzil, les Celtes se séparent, se dirigent vers le nord-ouest, traversent le Bosphore, près de Constantinople, et se fixent près des monts Carpathes, où la Bible en fait mention sous le nom de Riphat. Les autres enfin se fixent momentanément, comme Thiras (race latine), dans l'Asie Mineure même, ou envahissent en partie, comme Javan (Hellènes), les contrées qu'ils ne devaient jamais plus quitter.
La marche exacte de ces peuples jusqu à leur arrivée à la station intermédiaire de la Bible est difficile à préciser. Il est plus facile de les suivre, pour la plupart au moins, à partir du moment où
1. F. W.S. Hoffmann, Die Iberer im Westen und Osten. Leipzig, E. Kollmann, 1838.
2. Leur première rencontre historique a eu lieu 1082 après Jésus-Christ. Voir à cet effet l'ouvrage de M, J. Sjôgrén, Ueber die älteren Wohnsitze der Jemen, etc. (Mémoires de l’Académie impériale de Saint-Pélersbourg, 2° série, etc., tome I, 3° et 4° livraisons.)
ils ont quitté de nouveau cette station pour envahir définitivement l'Europe.
Nous allons essayer de tracer le tableau de cette dernière migration :
1° D'abord les Celtes ‘ (Riphat), une subdivision des Gomers (Cimbres), se mettent en mouvement. Nous pouvons observer deux courants principaux, l’un se détache tout près de Constantinople, remonte jusqu'aux embouchures du Danube, fait le tour des Carpathes et revient près des sources de l’Oder, dans l’Europe centrale; l’autre courant, vraisemblablement le plus important, suit le cours du Danube en amont et envahit l’Europe centrale et occidentale, chassant les Ibériens devant lui. Il les refoule vers l'Italie, vers
1. L. Contzen, Die Wanderung der Cellen. Leipzig, Engelmann, 4861.
Chr. Brandes, Das ethnographische Verhaltniss der Cetlen u. Germanen. Leipzig, Voigt u. Günther, 1857.
Roget de Belloguet, Efhnogénie gauloise. Paris, Duprat, 4861. |
J.-B. Brosi, Die Cellen u. Althelvetier. Solothurn, Scherer,
James Cowles Prichard et R. G. Latham, The Eastern. Origine of the Celtic nations. London, Houlston et Wright, 1857.
Monatsbericht der Künigl. preuss. Academie der Wissenschaften, 1864. Ueber Iberische und Kellische Namen, mit einer Karle, von Kiepert.
Die Wohnsitze der Kelten auf der pyrenüischen Halbinsel, von Phillips. Wien, 4872.
l’ouest de la France, vers l'Espagne, vers l’Angleterre, vers le Danemark, et partout où les Ibériens et les Celtes se touchent, vers les extrémités du continent, ils finissent par se confondre; les noms en sont la preuve : Celt-Ibériens, Umbriens, Cimbres, etc. Les [bériens sont donc refoulés vers les montagnes, vers les côtes de la mer, ou finissent par absorber leurs agresseurs comme en Espagne .
Nous pensons que dans l’Écosse, en Irlande et dans le pays des Basques, l'élément ibérien prédomine encore aujourd’hui, tandis que dans le pays de Galles et en Bretagne, c’est l’élément celtique qui entre pour la plus large part*. En Espagne et en Irlande il pourrait y avoir des traces d'une influence plus ou moins directe des Phéniciens*. Il serait donc du plus haut intérêt de com-
parer la langue basque à l'irlandais, aux langues
A. Voir à ce sujet l'ouvrage de M. de Humboldt, Prüfung der Untersuchungen über die Urbewohner Hispaniens vermittelst der vaskischen Sprache. Berlin, 1821. F. Dümmiler.
Voir aussi les ouvrages espagnols de D. Pablo-Pedro de Astarloa et de Juan-Bautista de Erro y Aspiroz.
2. Forbes Leslie, The Early Races of Scotland and their monuments. Edinburgh, Edmonston and Douglas, 1866.
3. Henry O’Brien, Phoenician Ireland. London, Longmann et Comp., 1833.
O'Connor, Cronicle of Erin. London, R. Philipps et Comp.,
berberes, à l’albanais, au copte, etc. Les Basques sont certainement des Ibériens qui ont adopté une grande quantité de mots celtiques. Peut-être trouverait-on dans les Alpes également des vestiges d'Ibériens, ce qui nous paraît peu probable, mais certainement on y trouvera des restes de Celtes. Des recherches analogues seraient à faire dans les Pyrénées, dans l'Auvergne, etc.
Il y à donc eu un moment où l'Europe centrale a été celtique.
2° Il est bien plus facile de préciser les migrations des races latines (Thiras et Javan). La Bible trouve les Latins en Asie Mineure et en Thrace, où ils se sont amalgamés avec les Javans (Hellènes). Tous les grammairiens ont prouvé jusqu'ici l’identité d’origine de ces deux langues. Nous pouvons donc suivre les différentes stations de la migration de cette race. À une seconde époque on les rencontre dans toute la presqu'île du Balkan et dans l'Italie méridionale. À une troisième, ils s'étendent jusqu'aux monts Carpathes, jusqu'aux Alpes de la Carinthie et jusqu'aux îles de l'Italie. À une quatrième époque, ils occupent le midi de la France, de l'Espagne et la colonie grecque de la Cyrénaïque; à une cinquième enfin, l’empire romain entoure la mer Méditerranée, s'étend même en
1902Ps MIGRATIONS DES PEUPLES.
Angleterre. Ils ne sont jamais arrivés en Écosse, en Irlande et chez les Basques t.
Les Pélasges ont donc occupé à un moment de leur migration la Moldo-Valachie, le long du Danube jusqu'aux Alpes et toute l'Italie. Les Hel- lènes furent une de leurs subdivisions, et plus tard les Romains, qui ont trouvé en Italie, comme on le sait aujourd'hui, des peuples parlant une langue analogue à la leur, en furent une autre?. Nous pensons que les Roumains ne sont pas une colonie romaine, mais des restes de Pélasges fixés dans les Carpathes *.
Une colonie se serait à la longue certainement confondue avec les habitants du pays; c’était bien là au contraire une branche de peuple possédant toute la vitalité de la race mère.
Les Celtes ont été refoulés vers l’ouest par les