CXV. Histoire du Khaljfe de Baghdad p
Cette histoire est trop connue, grâces à l'Opéra -comique qui en porte le nom , pour qu'il soit nécessaire d'en faire une longue analyse. Haroun Arréchyd, déguisé, rencontre une descendante de Nourchirwan ou Cosroës, roi de Perse, sur lequel une note du traducteur contient des détails pleins d'intérêt : il épouse cette princesse , mais il la soupçonne bientôt de s'être laissé voir par un de ses chambellans dont il fait mettre la maison au pillage. Peu de temps après il est introduit chez une vieille femme, dont la lille lui plaît, y étale, toutes ses richesses, est pris pour un chef de brigands, dissipe, à l'aide du nom merveilleux d'Albondoukani, les cadis et tous les agens de la police de Baghdad et épouse la jeune
fille qui n'est autre que la sœur de son chambellan auquel il pardonne. L'intrigue de l'opéra est entièrement puisée dans ce conte, qui contient de plus beaucoup de traits qui peignent fidèlement les mœurs orientales: ces mœurs se trouvent encore mieux retracées dans ce volume , dont une grande partie est nouvelle pour nos lecteurs, que daus les volumes précédens. (5a4 e à53o e Nuit.)