‹ Les mille et une nuits: contes arabesChapitre 82 sur 91 · CXVI. Histoire des Deux Princes de la Cochinchine p. i · texte numérisé non relu

CXVI. Histoire des Deux Princes de la Cochinchine p. i

Le sulthan ordonne en mourant de marier sa fille Aichah au premier qui la demandera; cet ordre est exécuté et elle est emmenée loin de son palais; un de ses frères part pour la chercher, il est pris par le mauvais génie qui a enlevé sa sœur et qui le transforme en chien. Mourad , son second frère , reçoit un talisman au moyen duquel il peut vaincre le génie ; il se livre lui-même à son ennemi, et, arrivé à son palais, il a recours au talisman. Le palais s'écroule et le génie s'applaudit d'une aventure qui termine sa punition : car , Salomon l'avait envoyé sur la terre en le condamnant à faire sans cesse du mal , quoiqu'il fût disposé à aimer les hommes , en le forçant à conserver autant qu'il était en lui un oiseau dont la vie prolongeait son propre malheur. L'auteur de Melmoth peut avoir emprunté de ce conte quelques idées de son roman. (53i e à 535 e Nuit.)

CXV1I. Histoire des Deux Maris p. 178.

Une femme avait deux maris qui ne se doutaient pas de ce partage ; l'un voleur , l'autre escamoteur. Ils se trouvent dans une auberge où chacun d'eux apporte la moitié d'un gigot que la femme lui avait donné : ils se reconnaissent et retournent chez elle pour lui faire des reproches. Elle se promet à celui d'entre eux qui fera le meilleur tour d'adresse : le voleur prend un sac d'or à un juif, en ôte dix pièces et le remet dans la poche du juif; il le dénonce ensuite au cadi comme l'ayant volé et lui raconte à cette occasion l'histoire suivante (536 e

Nuit. )

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