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LES SIX PARTIES DU MONDE

Pièce à spectacle en cinq actes et huit tableaux, par M. Louis Figuier.

La littérature géographique et scientifique fait école au théâtre depuis le succès du Tour du Monde. M. Louis Figuier ayant remarqué que MM. Jules Yerne et d’Ennery avaient négligé l’Indo-Chine et le Japon, a voulu combler cette lacune. Peut-être nourrissait-il la secrète pensée de montrer à ses prédécesseurs comment il fallait faire. Une pareille ambition n’excédait que de moitié les forces de M. Louis Figuier. Gomme savant, je crois qu’il est en état de supporter toutes les concurrences, même celle de M. Jules Yerne; mais comme auteur dramatique, ce n’est pas lui qui passera la jambe à M. d’Ennery. Les Six parties du Monde ont été jouées ce soir au milieu d’une hilarité croissante, au point d’en devenir immodérée, excessive et même injuste. Mes souvenirs de classe ne m’avaient pas préparé à considérer la géographie comme la plus joyeuse des sciences. Cependant, chaque fois que l’amiral Dumont d’Urville, le héros de M. Louis Figuier, parlait de latitude, de longitude ou de parallèles, un rire fou s’emparait du public. La plus

insensée des opérettes serait impuissante à produire de pareils effets.

Je craindrais, pour ma part, de ne pas obtenir un succès du même genre en racontant par le menu les huit tableaux des Six Parties du Monde. Il me suffit d’en indiquer la donnée générale.

Autour du commandant Dumont d’Urville, qui part pour les mers australes sur la frégate V Astrolabe, à la recherche d’un continent nouveau, d’une sixième partie du monde, M. Louis Figuier a groupé des personnages qu’animent clés passions moins abstraites.

Mmc Noémie Gérard cherche à rejoindre son mari, M. Gérard, un ingénieur, que l’amour de la science a poussé vers de lointains pays. Elle poursuit son mari sans parvenir à le rejoindre, à travers les déserts de l’Afrique méridionale, les forêts de Madagascar, la Chine et l’Australie. Dans ce dernier pays, à Sidney, par 33 degrés de latitude S. et 13 2 degrés de longitude E., elle est enlevée par un lieutenant de vaisseau nommé Rupert, qui brûle pour elle d’une passion furieuse. Ce Rupert n’enlève pas seulement les femmes, il soulève également le portefeuille de l’amiral Dumont d’Urville, contenant les plans de l’expédition projetée vers le pôle austral.

A New-York ce coquin de Rupert monte une société par actions pour la découverte d’une sixième partie du monde. On lui donne de l’argent, un navire, le Washington , et il part, traînant toujours à sa suite la pauvre Mme Gérard. En vue des terres australes, Rupert fait naufrage. Le voilà seul avec sa victime au milieu des rochers et des glaces de cette terre affreuse. Une avalanche l’engloutit. Mme Gérard est sauvée par le commandant Dumont d’Urville dont l’expédition a réussi. En apprenant que l’ignorance de Rupert a causé la perte du vaisseau le Washington et de l’équipage qui le montait, l’indignation de ce

brave Dumont d’Urville n’a pas de bornes : « Le misé- « rable » , s’écrie-t-il, « ne connaissait même pas ses longitudes! » Par un hasard aussi bizarre qu’inattendu, ce M. Gérard tant cherché, et que nous n’avons pas eu la satisfaction d’entrevoir, se trouvait pris dans les banquises du pôle austraUavec le vaisseau le Jupiter . Dumont d’Urville et les marins de Y Astrolabe délivrent le mari comme ils avaient délivré la femme; on plante le drapeau tricolore sur un rocher; et vive la France! Elle a conquis à la science une terre de plus.

A travers les maladresses, les enfantillages, les naïvetés qui, dès le second tableau, ont mis le public en belle humeur, je vous assure que la pièce de M. Louis Figuier ne laisse pas que d’être intéressante et que M. d’Ennery en aurait fait quelque chose de très saisissant. Mais comment résister à tant d’inventions burlesques, je dirais même saugrenues! par exemple la jeune personne enlevée par les sauvages malgaches et renfermée par eux dans le creux d’un arbre centenaire, puis délivrée par un matelot qui allume des bâtons de phosphore dont la lueur est prise pour le soleil par ces sauvages de bonne volonté!

Somme toute, je crois que les Six parties du Monde trouveront devant des spectateurs moins spirituels et moins gais que ceux de la première représentation un accueil plus civil.

Je ne parlerai pas des acteurs, qui, à l’exception de Mmc Jeanne Morand, de M. Herbert et de M. Vavasseur, sont au-dessous du médiocre. Mais le Théâtre Cluny s’est livré, pour les Six parties du Monde , à des dépenses relativement considérables, qui, je l’espère pour lui, ne seront pas perdues. Les costumes sont nombreux, jolis et frais, particulièrement dans le tableau de la Chine, qui présente un coup d’œil très vif et très varié.

Quant aux décors, qui sont tous dus à M. Menes-

sier, ils méritent vraiment des éloges. Je citerai, entre autres, la forêt de Madagascar, le port de Canton et la terre australe, qui sont supérieurement peints et qui ouvrent des perspectives étonnamment vastes sur un si petit théâtre.

N’oublions pas le jongleur chinois Z oung-Zoung, dont les surprenants exercices ont arraché au public les applaudissements dont il se montrait si avare pour la prose de M. Louis Figuier.

Chateau-d’Eau.

CCCCXCII

19 octobre 1877.

Reprise des PAUVRES DE PARIS

Drame en sept actes, par MM. Edouard Brisebarre et Eugène Nus.

Les sociétaires du Château-d’Eau, éclairés par le destin fatal du Pont Marie , ont abandonné les drames inédits pour revenir au répertoire ; car le mélodrame a aussi son répertoire, moins littéraire que celui du Théâtre-Français, mais presque aussi considérable.

Que de travail, que d’intérêt, que d’invention scénique dans ces longues épopées ! que d’événements entassés ! de rapts plus audacieux que celui de la belle Hélène ! de meurtres plus abominables que celui d’Agamemnon ! d’incendies plus mouvementés que ceux de Troie et de Rome! Que de carnage ! de substitutions ! de faux papiers ! que de morts tués et retués qui ne s’en portent que mieux au dernier acte, et reviennent à point nommé pour démasquer les scélérats et justifier l’innocence accusée ! Et tout cela parle dans la langue familière et emphatique à la fois qui

est celle du peuple. Les lettrés en sourient parfois, mais ils en pleurent aussi, car ils n’échappent pas à la loi commune ; et le tableau de la vertu aux prises avec le malheur reste, comme au temps d’Aristote, le fond même de l’art dramatique. Tout le secret est là.

Qu’à travers des péripéties, universellement devinées et cependant toujours nouvelles, l’auteur fasse penser, ne fût-ce qu’un instant, qu’il ait esquissé des caractères, qu’il ait peint un coin de nos mœurs, et le vulgaire mélodrame, malgré ses partis pris, ses exagérations, ses banalités voulues et ses incorrections de style, prendra place, bon gré mal gré, dans la littérature de son temps. Telle est, à mon sens, la valeur des Pauvres de Pai'is, que le théâtre du Château-d’Eau nous a rendus ce soir avec un grand succès.

La donnée des Pauvres de Paris ne brille pas par la nouveauté; c’est un mélodrame comme un autre. Un banqueroutier s’est enrichi aux dépens d’une honnête famille qu’il a ruinée. Le contraste de l’opulence mal acquise avec la pauvreté imméritée remplit sept actes, jusqu’au moment où le coquin se voit contraint à restituer. Car un mélodrame n’est bon qu’à la condition de calquer son dénoûment sur le Jugement dernier, les méchants étant punis et les bons récompensés.

Mais la hardiesse et la science des développements, l’intérêt et la vigueur des situations, l'intensité de l’observation se résumant çà et là dans des mots d’une profondeur étonnante, font des Pauvres de Paris une œuvre extrêmement remarquable.

Le troisième acte, entre autres, finit sur une situation que les maîtres du théâtre regretteraient de n’avoir pas trouvée pour la donner à la Comédie-Française. C’est la misère des gens comme il faut prise sur le fait. Un gentilhomme ruiné, un ami de la famille Bernier, qu’il croit dans l’aisance, s’invite à déjeuner parce qu’il n’a pas mangé depuis la veille, et

l’on engage un'bijou au Mont-de-Piété pour payer les côtelettes. Au moment où ces pauvres gens, qui se trompent innocemment l’un l’autre, vont se mettre à table, on annonce une quête. C’est l’adjoint de l’arrondissement, donnant le bras à une dame de charité.

La foudre de l’humiliation s’abat sur le triste logis. Que Faire? que dire? Comment avouer qu’on est plus pauvre et plus dénué que les pauvres au nom desquels on vous réclame une aumône? Le gentilhomme ruiné se tire assez facilement d’affaire, car, sur son titre de comte, la quêteuse lui fait gracieusement crédit de deux louis. Mais les autres ! Mais Mmc Bernier et ses enfants ! Heureusement, la femme de ménage, plus riche que ses maîtres, prête une pièce de cent sous ; et la situation est sauvée. Connaissez-vous quelque chose de plus navrant*?

J’ai parlé des mots de la pièce. En voici un du meilleur aloi.Un mendiant en guenilles tend son chapeau à un passant : « — Je ne donne pas à la paresse», répond le passant. « Travaille si tu veux vivre! » — « Bon ! » se dit à lui-même le mendiant Planterose, une silhouette arrachée à l’album de Gavarni : « Je suis tombé sur un philanthrope! » Le regretté Théodore Barrière, Alexandre Dumas fils ou Molière luimême auraient-ils frappé plus juste ou plus fort?

Les Pauvres de Paris sont joués avec ensemble ; c’est le propre des pièces bien construites et bien menées de porter leurs interprètes. M. Pougaud et M. Gravier, un jeune comique nommé Fugère et surtout M. Péricaud, excellent dans le rôle du mendiant Planterose, ont été justement applaudis. M. Duchesnois joue d’une manière remarquable, et dans un ton de comédie très fin, le rôle du comte Fabien de Roquefeuille, le gentilhomme ruiné qui se promène en habit noir au cœur de l’hiver, faute d’un pardessus, et pour qui une tache

de peinture sur cet unique habit est un désastre irréparable.

Les rôles de femme sont moins bien tenus. Sauf la gentille Mlle Louise Magnier qui n’a que quelques mots à dire, la troupe féminine du Château-d’Eau manque véritablement de charme et de talent. Ceci ne s’applique pas à MmcsLaurenty et Darcy,fort convenables dans les rôles de Mmc Bernier la mère et de la généreuse servante, Reine Bigot.

Après avoir indiqué à la Société du Château-d’Eau une lacune facile à combler, je constate avec plaisir que les Pauvres de Paris m’ont fait passer une bonne soirée, et que mon impression m’a paru partagée par le public tout entier.

CCCCXC1ÏI

Odéon (Second Théatre-Français). — Réouverture.

20 octobre 1879.

MÀUPRAT

L’Odéon a rouvert ce soir avec Mauprat en attendant un spectacle nouveau qui sera prêt dans quelques jours.

Les beautés inégales du drame de George Sand conservent leur action sur le public, qui se console de bien des longueurs en écoutant ce langage d’une élégance si expressive et si noble, le plus beau qu’on ait parlé depuis les grands écrivains des deux derniers siècles.

L’interprétation est meilleure qu’à la reprise par laquelle se termina la saison dernière; la pièce est mieux tenue, parce que les artistes sont plus sûrs

d’eux-mêmes. M. Marais, Bernard deMauprat, tempère sa fougue et commence à montrer de la maturité. Le chevalier de Mauprat trouve en M. Dalis un interprète de tout point excellent; je connais, pour ma p,art, un théâtre auquel l’engagement de M. Dalis à l’Opéra- Gomique doit inspirer au moins autant de regrets qu’à M. Duquesnel, c’est la Comédie-Française.

Le rôle d’Edmée vient d’être repris par Mme Hélène Petit, qui l’abordait ce soir pour la première fois. Elle y a mis la grâce mélancolique et tendre, et aussi l’énergie hautaine que Mme Sand avait rêvée pour sa chevaleresque héroïne.

Gymnase. Même soirée.

LES ROSES REMONTANTES Comédie en un acte, par M. Achille Toupier-Béziers.

UN RIVAL AU BERCEAU Comédie en un acte, par M. Jannet.

M. Horace est un jeune peintre, qui cultive des roses sur son balcon avec la passion d’un Hollandais pour ses tulipes. Malheureusement pour les roses remontantes de M. Horace, le balcon se continue devant les fenêtres de l’appartement voisin, et un petit garçon, passant ses mains mignonnes à travers les grillages de séparation, a fourragé les roses les plus rares. Un vieux domestique, nommé Antoine, désespéré d’un pareil attentat, est allé trouver la jeune dame qui élève si mal les enfants, et, pour lui prouver l’énormité des conséquences, lui a conté que son maître à lui allait immanquablement le chasser pour le punir d’avoir si mal surveillé ses roses remontantes.

La jeune dame, qui a l’âme tendre, s’empresse de rendre visite àM. Horace pour lui demander la grâce du fidèle Antoine. Vous devinez le reste, n’est-ce pas? Horace deviendra amoureux à première vue de la jolie veuve, car ce doit être une veuve; cette femme adorable ne résistera pas plus de cinq à dix minutes, et à la chute du rideau nous verrons l’inflammable Horace devenir le père adoptif de l’enfant qui ravagera tant qu’il voudra les précieuses roses remontantes.

Eh bien ! c’est à peu près cela; mais il y a encore d’autres choses assez inattendues. L’enfant est positivement sans père; le père est mort en défendant son pays dans la guerre de 1870, et l’on découvre que sa famille est lorraine. Or, le vieil Antoine est Lorrain, de sorte qu’il se prend à chérir l’enfant par patriotisme. Tout à coup, la jeune femme pousse un cri en regardant un portrait. Ce portrait, c’est celui du père de l’enfant, et le père de l enfant n’est autre que le propre frère d’Horace. Il ne manquait plus que cette découverte pour achever de tourner la tête du jeune peintre, qui s’apprête joyeusement à devenir l’époux de sa belle-sœur et le second père de son neveu. Nouvelle surprise ! Marthe n’est ni la veuve du frère, ni la mère de l’enfant; elle est la sœur de celle qu’Horace croyait tenir dans ses bras; donc le jeune peintre devra se contenter d’épouser la sœur de sa belle-sœur, qui est morte aussi, ne pouvant survivre à son mari. Cette série funèbre, qui jette sur l’élégie de M. Achille Toupier-Béziers une douce et communicative gaîté, sera close par un bon mariage; c’est ainsi que l’espérance, semblable aux roses remontantes, fleurira de nouveau sur ces tombes lorraines.

Je vous assure que je n’invente rien. Je vous raconte sans malice ce que je viens d’entendre. M. Achille Toupier-Béziers ne se contente pas des lauriers de l’inventeur; c’est aussi un styliste. Écoutez parler

Horace : « Sur le chemin de ma jeunesse, j’ai naguère « rencontré la folie, et nous nous sommes pris gaîment « bras dessus bras dessous. »

M. Pujol paraissait embarrassé de dire une chose si simple. C’est cependant ainsi que parle la nature, telle que la comprend M. Achille Toupier-Béziers. J’aurais parié que M. Achille Toupier-Béziers était un jeune; mais s’il ne l’est plus, c’est qu’il l’est redevenu.

Décidément, la représentation de ce soir est vouée à l’enfantillage. Excellente suite au célèbre Bébé de MM.deNajac et Hennequin. Aimez-vous les bébés? on en a mis partout. Du moins, l’enfant aux roses remontantes avait sept ans. Celui de la seconde pièce n’a que huit mois. Le titre vous dit tout : Un Rival au berceau. M. Janneta dépeint les angoisses d’un jeune mari qui accuse sa femme de le négliger pour leur enfant. En opposition à Georges et à Marthe, l’auteur a placé un couple, sans enfants, celui-là, mais qui a aussi son épine. Louise est dépensière et Lucien voudrait bien modérer ses goûts pour la toilette. Après une conférence à quatre sur les devoirs intimes du ménage, Lucien reconnaît qu’il vaut mieux se ruiner que de traîner au bras une femme mal attifée, et Georges se trouve mal parce que son enfant vient d’avoir une convulsion. Il comprend alors la sollicitude constante de Marthe pour la chère créature, et les douleurs imaginaires s’en vont comme elles étaient venues.

Jolie petite pièce qui semble écrite pour la Revue et Gazette des Nouirices y recueil des plus instructifs et des plus nécessaires aux familles.

Plusieurs spectateurs, qui sortaient du théâtre vivement impressionnés, se sont pris à vagir de joie et ont demandé à téter au lieu d’aller boire un bock au café du Gymnase.

Mmc Hélène Monnier est fort touchante dans la pièce de M. Achille Toupier-Béziers. Mlle Dinelli et

M. Lenormand égayent de leur mieux celle de M. Jannet.

CCCCXCI V

Théâtre Taitbout.

24 octobre 1877.

LES AUBERGES DE FRANGE Pièce en quatre actes et six tableaux, par M. Eugène Granger.

Promener d’auberge en auberge, de Paris à Marseille, en passant par la Normandie, la Bourgogne et l’Auvergne, un couple poursuivi par les gens de la noce, voilà un sujet de pièce qui n’a pas dû coûter beaucoup d’efforts à l’imagination, ça et là plus fertile, de M. Eugène Granger. On a fait mieux au Palais- Royal et aux Variétés; on a fait pis au Théâtre Taitbout.

Le spectacle ici, c’est la public, public de jeunes gens rieurs, qui se donne la comédie à soi-même et qui, retournant les rôles, ne laisse le plus souvent aux acteurs d’autre occupation que d'écouter à leur tour les bonnes plaisanteries qui s’échangent dans la salle.

On ne saurait imaginer à quel point de perfection des Fils de famille, l’espoir delà patrie, sont parvenus dans l’art d’imiter le miaulement du chat, la fanfare du coq et l’aboiement du chien de basse-cour. A travers ces bruits musicaux, coupés par les interminables fusées d’un rire d’autant plus inextinguible qu’il était sans cause, la prose de M. Eugène Granger ne m’arrivait que par échappées ou par rafales. On a cependant entendu ce lambeau de phrase dit sur la scène par une cabotine en tournée : « Tout n’est pas rose dans le métier d’artiste dramatique! » Mlle Denain

a lancé cette exclamation plaintive avec un tel accent de conviction qu’elle a été applaudie sérieusement. Après quoi les miaulements, les gloussements et les aboiements ont recommencé de plus belle. C’est un succès.

CCCCXCY

Gymnase. 25 octobre 1877.

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