Pertinax, Lucius Verus, Marc Aurèle, etc
2. Klein dit à son sujet : « Maximum Borghesi probabiliter statuit esse eundem, qui cum Balbino regnavit : quando Pupienius primum consul fuerit, incevtum est. » (Fasti cons\, p. 100, note 4.)
Mais il y aurait quelque témérité à admettre comme un fait définitivement acquis que Maximin fût proclamé deux fois consul avant d'arriver au pouvoir suprême. Si la mention d'un troisième consulat sur les milliaires de Rennes est absolument indéniable, il est tout aussi exact que certaines inscriptions indiquent formellement Maximin comme consul designatus en l'année 235 1. Il se pourrait donc que le troisième consulat que l'on a relevé à Rennes ne fût dû qu'à quelque erreur de gravure ou résultât simplement d'une transposition de chiffres. La correction trib • pot • m • cos • serait alors tout indiquée et les dédicaces devraient être datées de l'année 237.
Je laisse à d'autres le soin de se prononcer plus complètement sur cet étrange problème. Il me suffira d'en avoir posé les données.
On sait que la mémoire de Maximin fut abolie, ainsi que celle de son fils, par décret du Sénat, et comme conséquence, que les noms de ces deux princes durent être martelés sur les monuments. On les regrava plus tard sur certaines inscriptions d'Afrique, mais le décret du Sénat ne semble pas avoir été suivi en Espagne, et il ne dut pas l'être davantage en Gaule, puisque les inscriptions de Rennes sont intactes de tous points. C'est un fait qu'il n'est pas inutile de constater.