‹ Les milliaires de RennesChapitre 21 sur 34 · Archaeological journal, t. XXXVIII, 1881, p · texte numérisé non relu

Archaeological journal, t. XXXVIII, 1881, p

IMP CAES

MARCO PIAVONIO VICTORI NO-P-FEL-INV AVG- PONT- MAX TR.P-P-P A-L-S-M P-XIIII

La découverte qui vient d'être faite à Rennes fournit un appoint précieux pour la résolution d'un problème d'onomastique qui n'est pas sans avoir été très discuté.

Sans triompher complètement d'une erreur qui s'est perpétuée jusqu'à nos jours, mais paraît définitivement reconnue, le baron de Witte démontra, en 1866 *, qu'il fallait renoncer à lire en un seul mot les lettres PIES des légendes monétaires relatives aux deux Tetricus, et que le gentilice de ces empereurs était non pas Pivesuvius, Pesuvius ou d'autres formes encore aussi étranges que variées, mais simplement Esuvius.

M. Mowat a émis depuis2 l'idée très naturelle que les deux lettres PI devaient former l'abréviation du cognomen Pius, rejeté en avant du nom, sans doute à l'époque où Tetricus le père prit la pourpre, pour éviter la redondance qui aurait résulté de l'adjonction des dénominations officielles pius, felix, au-

1. Revue numisinat. belge, 4e série, t. V, 1867, et Rev. archèoL, n. s., t. XVI, 1867, p. 67.

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