Revue numismat., 1890, p
gustus que prirent, à partir d'Elagabale, tous les princes qui arrivèrent au pouvoir suprême.
Procédant par analogie, A. de Longpérier eut l'idée de décomposer de même- les légendes monétaires PIAVVONIVS et il proposa de les lire : Pius Auvonius, ce qui donnait à Fempereur Victorin un gentilice qui ne peut guère avoir été le sien et un cognomen qui ne lui a sans doute pas appartenu davantage l.
Après de Longpérier, cette thèse a été reprise par d'autres savants, et l'un d'eux, dans une étude sur le trésor de Planche2, a même commis l'imprudence d'écrire que la dénomination Piauvonius « ne se rencontre pas en épigraphie. » M. Allmer s'est contenté de donner, dans sa Revue 3, les raisons qui peuvent militer en faveur de la lecture Pius Auvonius :
« Il semble, a-t-il dit, que par cette épithète de Pius qu'ils faisaient entrer dans la série de leurs noms, les empereurs sécessionnistes aient voulu affirmer hautement leur dévouement à l'empire. S'ils s'étaient rendus maîtres des provinces qu'ils détenaient, c'était moins pour les soustraire à la domination romaine que pour les défendre des invasions des barbares, contre lesquelles Gallien se montrait absolument impuissant. Il les en avaient, en effet, garanties, et ils prétendaient, en s'intitulant pieux, * c'est-à-dire « loyaux et dévoués, » ne pas devoir être tenus pour des usurpateurs. La conduite de