DO- NO
•C-PIO ESVVIO-TE •TRICO-NOBILIS •SIMO CAES-FILIO •IMP.CPII.ESVVI- •TETRICI.P-F.IN •VICTI AVG P- M TRIB- pot II COS
1. Mém. de l'Acad. des I. et B.-L., t. II, hist., p. 387. — Orelli, Exempla, n° 1019.
2. Spon, Miscell., p. 174. — Orelli, Exempla, t. III, p. 108.
3. Reinesius, Syntagma inscript, antiq., 1682, in-f°, p. 319.
4. Allmer, Revue épigr. du Midi de la France, t. III, 1890, p. 27.
On peut remarquer, — et cela confirme ce que j'ai dit, — que toutes les inscriptions relatives aux Tetricus (sauf la dixième, qui peut avoir été mal transcrite), donnent le mot PIO, en toutes lettres, avant le mot ESVVIO. L'inscription précédente offre même la forme génitive PII ESVVI(i)
Le gentilice Esuvius est dérivé du mot Esus. Il rentre dans la catégorie des noms grecs tels que A-rçpfrpioç, Aiovusioç, Ilo<7£i8(ovoç et eEp[XYicrtavoç, dont la forme simple est un nom de divinité2.
Ém. ESPÉRANDIEU,
Officier de Flnstraction publique.
Saint-Maixent, le 10 juin 1890.
1. Sur une dalle, découverte aux Arènes de Paris, on lit les quelques lettres VITIITRICI. Il se peut, mais il n'est pas absolument certain qu'elles aient fait partie d'une dédicace relative à l'un ou l'autre des Tetricus.
Je ne dirai rien des inscriptions fausses de Nérac. On peut d'ailleurs consulter à ce sujet : Lebègue, L'empereur Tetricus et le chevalier Dumège, Agen, 1889, in-8°.
2. On trouvera à la planche XIV quelques fragments de milliaires sur lesquels il me paraît complètement inutile d'insister. Le milliaire de la figure 5 pourrait être relatif à Victorin ; il serait alors facile de le restituer (voir plus haut, p. 47, n° 7). Ce qui reste des trois autres doit se lire : « ... [au]gusto. [Civitas Redo]num »; « A c(ivitate) [R(edonum)~] » et « L(eugae) II IL » Je ne parle pas du milliaire n° 3, dont il ne reste plus qu'un fragment de lettre.