‹ Les minéraux des roches: 1 ̊. Application des méthodes minéralogiques etChapitre 11 sur 93 · SIT · texte numérisé non relu

SIT

^sTi

FiG. 13.

Zone ptf\ à partir de (j\ en parcourant d'abord Tangle py^ ûigu, dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

tions de la zona pg^ s'éteindront longitudinalement; ce fait s'accorde avec Tétude des microlithes feldspathiques de nombreuses andésites; l'observation montre en effet que ces microlithes s'éteignent tous sensiblement suivant leur longueur.

Mais il entraîne comme conséquence nécessaire que toutes les courbes doivent se couper en un point unique situé sur l'axe des x-, en d'autres termes, pour un certain plan de la zone pg^ que l'épure montre situé dans l'angle obtus joy\ à environ 40° de p, tous les feldspaths tricliniques, sauf le microcline, doivent s'éteindre suivant l'arête pg\ et l'extinction doit être rapportée à la vibration négative.

* Ce feldspath aurait pour formule : A67 Anj, c'est-à-dire : 3(Ca* A^ A/" Si* 0'*) + 7 (Na* A/* Si* Si* O**). Mais le fait que les extinctions à 0» de l'arête pg^ pour les deux faces peig\ exige la coïncidence de l'arête pg* avec l'axe principal d'élasticité rip, parait avoir échappé à M. Max Schuster, dont l'épure est inexacte. (Voir le chapitre des Feldspaths tHcliniqv.es dans la deuxième partie).

On voit d'ailleurs que, quand on ne pourra pas se rendre compte du signe des maxima, ces derniers procureront cependant encore la distinction nette de Toligoclase, du labrador et de Tanorthite. La confusion ne pourra exister qu'entre les variétés intermédiaires : andésine et oligoclase-albite. Les expériences de fusion ignée que nous avons poursuivies, M. Fouqué et moi, prouvent que les variétés oligoclase-albite ne se produisent pas, tout au moins facilement, par fusion purement ignée.

Zone perpendiculaire à g^ (010). — Le point d'intersection commun du faisceau de courbes (fig. 14) est ici encore voisin de

Plan passant parp.7'

Plan perpendiculaire

Plan passant par/»^'

FiG. 14. — Zone perpendiculaire à g\ rapportée à la trace g\ h partir du plan passant par pg\ dans le sens des aiguilles d'une montre.

Taxe des x\ il coïncide avec le plan de la zone situé dans Tangle obtus joA* à environ 7** du plan/?. On peut en conclure que, dans cette zone, les feldspaths, comme l'anorthite, qui s'éteignent très dissymétriquement suivant/?, changent très rapidement Torienta-

tion de leurs extinctions; on doit donc être dans un plan voisin des sections cycliques *.

On voit aussi que, si Ton ne peut pas distinguer le sens des maxima, ces derniers ne différencient pas i'albite de Toligoclase. Par contre les variétés intermédiaires albite-oligoclase doivent présenter un maximum très faible, voisin de 0® et caractéristique.

Enfin, à partir de Toligoclase, les maxima croissent avec la basicité du mélange et peuvent être considérés comme caractéristiques.

• Sans doute, il serait préférable de pouvoir, dans tous les cas, disposer de petites lamelles de clivage, constater les extinctions des feldspaths tricliniques sur des faces jd et j'* orientées convenablement, et au besoin contrôler les déterminations optiques par des essais chimiques. Mais ce sont là des desirata qui ne peuvent être remplis que dans un certain nombre de cas ; les microlithes de seconde consolidation, qui constituent, dans un grand nombre de roches, le poids dominant du mélange minéralogique, échappent totalement à toute manipulation.

On en est donc réduit à rester dans Tindécision, ou à profiter des indications pour ainsi dire statistiques dont nous venons d'exposer la méthode. M. Max Schuster paraît préférer l'indécision ; il n'y aurait pas lieu dès lors de proposer une classification des roches basée sur la nature des feldspaths dominants, puisque tous les passages existent. Mais qui ne voit à quelle confusion on s'expose, en ne séparant pas nettement des roches aussi basiques que les associations minérales riches en anorthite, de celles qui contiennent le plus acide de tous les feldspaths, Talbite.

En tout état de cause, que la théorie de M. Tschermak sur risomorphisme des feldspaths soit confirmée, ou qu'elle se transforme en une théorie mixte au moyen de laquelle des types intermédiaires stables, voisins de Toligoclase, de l'andésine, du labrador, puissent coexister avec des mélanges mécaniques les plus divers, formés par ces feldspahts entre eux, il est absolument nécessaire de classer les roches en plusieurs catégories suivant le plus

* Les observations de M. Max Schuster confirment ce fait

OU moins de basicité de leur feldspath dominant, et en fait la méthode que nous venons d'exposer permet d'effectuer rapidement ce classement dans la plupart des cas; elle a même cet avantage de s'appliquer le plus facilement quand les autres méthodes minéralogiques sont en défaut, c'est-à-dire dans le cas des microlithes très allongés suivant joj'* (001) (040).

En résumé, nous avons vu dans ce chapitre l'importance, au point de vue du diagnostic d'un grand nombre de minéraux, des angles d'extinctions qu'ils présentent par rapport à certaines directions cristallographiques. Pour catégoriser le problème et en rendre la solution pratique et possible, nous avons dû recourir à la notion des sections en zone.

Les principales de ces zones sont celles d* allongement ^ d'aplatissement, enfin de symétrie dans les cristaux maclés. Suivant les cas, on a été amené à rapporter l'extinction à la direction d'allongement, à la trace des clivages faciles, à celles des plans d'assemblage des macles.

La considération des signes de ces zones principales ajoute à leur intérêt. Les maxima et les signes observés sont souvent caractéristiques.

Page 1