‹ Les minéraux des roches: 1 ̊. Application des méthodes minéralogiques etChapitre 76 sur 93 · RUTILE · texte numérisé non relu

RUTILE

polarisant très faiblement quand elles sont couchées parallèlement à la plaque mince et montrant alors des groupements compliqués.

Les faces visibles sont p (001), m (lîO), t (HO) et parfois d'autres prismes dodécagonaux.

II. Associations complexes autour d'un axe pseudo-sénaire. Macles en forme de crête, rares dans les cristaux microscopiques, suivant deux faces de la zone pm. Lamelles imbriquées les unes sur les autres.

III. Bissectrice positive n^ sensiblement perpendiculaire à p ; Wp coïnciderait à peu près avec la plus grande diagonale de la base.

D'après V. Lasaulx, on a :

n„= 1,4285 (?) np = 1,4107 (?)

La biréfringence de la tridymite artificielle, vue sur la tranche de ses lamelles, dépasse un peu celle du quartz.

La tridymite devient rigoureusement hexagonale ou rhomboédrique lorsqu'on la porte au rouge naissant (Mérian) *.

RUTILE TiO^

Densité 4,20 à 4,27.

Gisement dans les schistes métamorphique^, amphibolites (glaucophane), cipolins, etc. Inclusions dans les micas.

I. Quadratique, a = 1, c = 0,9H ; m (HO), h' (100), h^ (310), b' (U2), «^(101);j»ô*(001)(H2) = 147M3',A'6^(H2)(H2) = 114'26' [(sur jD (001)], aV (101) (101) sur p = 90*^ 20\ Prismes allongés suivant la zone positive mm (110) (ilO). Macles fréquentes. Grilles

♦ MÉRIAN. Zeilsch. f. Krystall., X, 302.

hexagonales (dans le mica) : longues aiguilles dans le quartz; grains arrondis.

Clivages m (110), h' (100), très marqués dans les grands cristaux, invisibles dans les microlithes.

Jaune brun.

IL Macles très fréquentes et caractéristiques.

r En genou, suivant b' (112) ; les arêtes mm (110) (ifO) des deux cristaux font un angle de 114" 26\

Macles b.

FiG. 172. — Profils des sections m.

Made^V'.

2** En cœur, suivant b'^ (332). Les arêtes verticales des deux cristaux font un angle de 54" 44\ Les cristaux offrant cette niacle sont ordinairement raccourcis, aplatis suivant une face m (110) et présentent les combinaisons A* (310) dominant, m (HO), 6* (112).

Les sections minces montrent parfois la macle suivant A* (112), polysyn thé tique et noyée dans le cristal fondamental. Il existe alors quatre séries de lamelles hémitropes suivant ô*(112), entre-croisées, dont les superpositions, grâce à Textrême biréfringence du rutile, ne produisent plus, même en lames minces, que des extinctions imparfaites.

M. Mallard explique les anomalies optiques du rutile en admettant que le réseau du rutile est en réalité monoclinique, à axe pseudo-quaternaire.

III. Double réfraction à un axe positif (-f) nj. Polychroïsme sensible.

{ 2,841o R. (Bauwald) jaune brun, ni = I 2,9029 J.

PiG. 173.

Section p.

SAPHIRINE

2,5671 R. jaune

ng—xip = 0,2871.

Relief extrême, biréfringence telle que, même en plaque très mince, le rutile ne présente plus la polarisation chromatique. Les plus fins microlithes seuls se parent encore de couleurs. La distinction entre le rutile et la staurotide peut être basée sur ce seul caractère.

SAPHIRINE Mg*Al«'Si*0".

Grains vitreux, bleuâtres, tabulaires, engagés dans un schiste amphibolique et micacé du Groenland, et moulés par les autres éléments de la roche. Densité 3,4 à 3,5. Infusible, inattaquable.

L Monoclinique. Aplatissement marqué suivant g* (010); cassures très marquées à la façon de celles du pyroxène. Dans les sections perpendiculaires à 7»^, ces cassures affectent quatre directions :

Fio. 174. — Section perpendiculaire h g*.

parallèlement au plan d'aplatissement, perpendiculairement, et à50^

IL Indices de macles à face d'association parallèle au plan d'aplatissement g' ; dans les sections transversales, ces macles

s'éteignent presque simultanément; la zone apparente d'allongement est de signe variable.

III. Le plan des axes est parallèle à Taplatissement y* ; la bissectrice est négative rip, les axes optiques très écartés ; dispersion inclinée. Le relief et la réfringence sont voisins de ceux du pyroxène.

n, — xip = 009.

Polychroïsme très faible en plaque mince : suivant n^ bleuâtre très pâle, suivant n^ et Wp incolore.

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