SERPENTINE
H^ (Mg, Tey Si^ 0^
On comprend, sous le nom de serpentine, un certain nombre de produits d'altération des silicates magnésiens, dont les uns sont cristallins, les autres amorphes et en partie colloïdes. Densité 2,5 à 2,7.
Parmi les produits cristallins de la serpentine, les uns sont franchement fibreux (chrysotile), les autres sont feuilletés (baslite, antigorite).
M.Rosenbusch considère les premiers comme provenant exclusivement de la transformation du péridot et de Tamphibole ; les seconds seraient à attribuer au pyroxène et principalement à la famille de Tenstatite.
Les produits colloïdes sont fréquemment imprégnés d'opale (siliciophite de Schrauf).
Chrysotile, Fibres vert clair généralement très fines, parallèles à la bissectrice positive n^. L'angle (+) 2V, très variable, ne dépasse pas 30**.
Parfois (métaxite) les fibres deviennent plus volumineuses. Parfois elles se groupent en sphérolithes elliptiques (picrolite), de révolution autour d'un axe.
Bastite, I. Le clivage g' (010) est absolument feuilleté et les
SILLIMANITE
traces sont finement serrées ; on admet que les fibres ( — ) sont dirigées dans ce clivage suivant laréte mm (HO) (iFO) du pyroxène primitif.
IIL Le plan des axes est parallèle à A* (100) ; la bissectrice néga-
-np(TU»!U
FiG. 175. — Section A*.
tive 7ip est perpendiculaire à y* (010), c'est-à-dire au clivage facile ; la dispersion donne p > v. Polychroïsme faible :
n^P 1= 1,571 (antigorite, ML et Lx), verdâtre.
lin = 1,570 vert plus pâle.
np = 1,560. Id.
n^ — Dp =0,011.
SILLIMANITE AP Si 0».
Densité 3,23 à 3,24. Dans la cordiérite, on trouve fréquemment des aiguilles de sillimanite d'une extrême ténuité. Son principal gisement est la granulite et surtout les gneiss, micaschistes et schistes ayant subi le métamorphisme de la granulite.
L Orthorhombique. mm (110) (lIO) = H^ ; gY (230) (231)) = 91° 45'.
Clivage très facile suivant K (100). Cassures transversales. Longues baguettes allongées suivant Tarête de la zone Ay (100) (010), positive.
IL Groupements suivant les faces du prisme, groupements et pénétrations intimes avec les cristaux d'andalousite, simulant des macles multiples et rappelant celles des feldspaths tricliniques. Les deux minéraux se distinguent facilement par leur biréfringence et leur signe d'allongement * différent *. Houppes enchevêtrées dans la cordiérite.
III. Plan des axes optiques parallèle à K (100). Bissectrice positive n^ perpendiculaire k p (001).
Dispersion considérable p > v. Couleurs de polarisation très limpides. Minéral incolore.
n^ = 1680. (Morlaix, ML et Lx.) n„= 1,661 -
np = 1,659 —
iij — Hp = 0,020 à 0,022. (ML, directemenU)
FiG. 176.
Section h