‹ Les minéraux des rochesChapitre 13 sur 101 · GRIS VIOLACÉ · texte numérisé non relu

GRIS VIOLACÉ

DE OaimOS

Jaune

Orangé.

Rouge.

VIOLET

3« ordre.

Vert brillant

GRIS VIOLACE.

Il est intéressant, au point de vue théorique, de chercher à grouper, par familles, les minéraux et de comparer leur biréfringence à leur composition chimique :

Alumine pure. Corindon = 0,009 Alumine hydratée. Diaspore = 0,048

— — Hydragillite = 0,019

Silice pure. Quartz = 0,009

Silicates d'alumine. Andalousite = 0,011

— — Disthène = 0,016

— — Dumortiérite = 0,010

— — Staurotjde = 0,010

— — Sillimanite = 0,021

— — Topaze = 0,010

Silicates d'alumine hydratés. Carpholite = 0,022

Silico-aluminates alcalins et alcali no-terreux

— Orthose = 0,007

— Albite = 0,008

— Anorthite = 0,013

— Néphéline = 0,005 -- Meïonite = 0,036

— Paranthine = 0,021

— Dipyre =0,015

Magnésie. Périclase (cubique) = 0,000

Magnésie hydratée. Brucite = 0,031

Monosilicate de magnésie. Olivine = 0,036

— fluoré. Chondrodites = 0,032

— ferrugineux. Fayalite = 0,049

Bisilicate de magnésie. Enstatite = 0,009

— ferrugineux. Hypersthène = 0,013

Silicate de magnésie hydraté. Talc = 0,038 à 0,054

Silico-aluminate de magnésie.

Cordiérite = 0,010

MESURE ET RECHERCHE DES BIRÉFRINGENCES ' 7i

Silico-aluminates de magnésie hydratés.

/ Pennine = 0,001 Chlorites J Ripidolile = 0,003

( ainochlore = 0,01 1 Chloritoïdes = 0,015 Yermiculites = 0,068

Bisilicate de chaux. WoUastonite = 0,014

Bisilicates de chaux et magnésie.

Pyroxènes. Diopside = 0,030 Amphiboles. Trémolite ) ^ ^^

— Actinote ) '

Antophyllite = 0,023

Bisilicates avec soude et alumine.

Amphiboles. Glaucophane = 0,021 Pyroxène. Jadéite = 0,029 — ferrugineux.

Amphiboles. Arfvedsonite = 0,027 Pyroxènes. Acmite = 0,032

Bisilicates ferrugineux et manganésifères.

Amphiboles. Grunérite = 0,056

Richtérite = 0,024 Pyroxène. Rhodonite = 0,010

Silico-aluminates de chaux.

Epidote = 0,038 à 0,056 (biréfringence variable). Zoïsite = 0,006 AUanite = 0,032 Mélilite = 0,005

Silicates et aluminates de glucine.

Cymophane = 0,009 Phénacite = 0,016 Béryl = 0,005

Si Ton se reporte aux familles naturelles de silicates, telles par exemple que Naumann et Zirckel ont essayé de les grouper, on constatera que peu d-entre elles présentent une certaine fixité dans la valeur de la biréfringence.

Cependant les silicates d'alumine (andalousite, topaze, staurotide, saphirine, dumortiérite) oscillent entre 0,009 et 0,011. Seuls le

dislhène (0,016) et la sillimanite (0,021) font exception à cette règle.

La famille de Vépidote a une forte biréfringence (0,032 à 0,038) ; l'apparente exception de la zoïsite et des orthites paraît devoir être rapportée à des groupements complexes.

Les monosilicates (péridots et humites) sont aussi fortement biréfringents (0,032 à 0,056) ; par contre la phénacite (0,016), comme la plupart des minéraux riches en glucine, est moins biréfringente.

Les micas et la vermiculite ont une biréfringence très élevée (0,038 à 0,068).

Les chloriteSj les clintonites et les chloritoïdes oscillent entre 0,001 et 0,015; ce sont des types de minéraux à groupements complexes et il est remarquable qu'ici encore, comme pour la zoïsite, la dispersion des axes d'élasticité soit assez marquée pour que les gris de premier ordre soient remplacés par des couleurs exceptionnelles : bleu profond ou rose cuivré.

Les bisilicates oscillent entre 0,021 et 0,030. Par exception les hypersthènes sont beaucoup plus faiblement biréfringents (0,009 à 0,013). On peut rapporter également cette particularité au groupement plus symétrique de leur réseau. L'œgyrine, la grunérite, la hornblende ferrifère font aussi exception à cette moyenne, mais en sens inverse; elles montent à 0,052 et même à 0,072.

Les feldspaths se groupent entre 0,007 et 0,013. La teneur en chaux parait nettement augmenter leur biréfringence.

Parmi les zéolitesj trois seulement dépassent de beaucoup la biréfringence du quartz : ce sont la pectolite (0,038), la prehnite (0,033) et la thomsonite (0,028). Le plus grand nombre de ces minéraux présente d'ailleurs des groupements extrêmement complexes, qui doivent amener les compensations les plus variées.

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