‹ Les minéraux des rochesChapitre 58 sur 101 · II. Macle simple suivante* (100); rare suivant cP · texte numérisé non relu

II. Macle simple suivante* (100); rare suivant cP

III. Plan des axes optiques parallèle à ^' (010). La bissectrice est négative /ip et fait un angle de 70** avec une normale à o* (101).

Dispersion inclinée faible avec p < v.

FiG. 124. — Section g\

Le polychroïsme est très intense dans les variétés colorées. Au point de vue de l'absorption n^ = n„, aussi les sections normales à /ip ne sont-elles pas polychroïques.

jïg = 1,639 (ML et Lx, Brésil) bleu azur.

Dn, = 1 ,632 — bleu azur.

incolore.

n^-np

0,036 (Brésil) (ML et Lx).

LEUCITE K Al Si' 0*.

Densité 2,4S à 2,S0. Difficilement fusible; attaquable par les acides. Gisement exclusif dans les roches volcaniques tertiaires et actuelles, leucitophyres, leucotéphrites, leucitites.

I. Pseudo-cubique, devenant rigoureusement cubique à partir de SOO" centigrades (Klein, Penfield, Rosenbusch).

Trapézoèdres a' (211), parfois;) (100) et 6' (HO). Pas de clivages; déformations et stries extérieures. Inclusions variées disposées en couronnes périphériques et provenant de ta dévitrificatioD d'inclusions primitivement vitreuses (augite, etc.). Sections octogonales par le centre; carrées à l'extrémité d'un axe quaternaire, les deux autres axes quaternaires se projetant alors suivant les diagonales du carré; triangulaires à l'extrémilé d'un axe ternaire.

n. Groupements complexes par pénétration : M. vom Rath' suppose le réseau primitif quadratique; M. Mallard', monoclinique

FiG, 125. — Loucile du premier mode. Seciion p [p).

OU triclinique; M. Klein' a montré que l'hypothèse d'un cristal fondamental orthorhombique explique bien les mactes apparentes des diverses sections; nous adopterons sou hypothèse; les notations rhombiques seront mises entre [ ].

1° Dans un premier mode de groupement, il existe un seul cristal fondamental et les trois sections p (100) du cube [p (001), A' (100), y' (010) du prisme orthorhombique] se comportent de façons différentes; \p] est be&ucoup moins biréfringent que [h'

Les macles se font suivant les faces à' (110) du rhombododé-

■ Von !Utb, SÎUunijb. der nieilcrrhein. Gciell. Donn, 1883.

' HiiLLAiD. Anomalie* opliqtiex.

• Klein. A'ïuw Jahrb. Beil. B(t. III, 152, 1885,

caèdre, correspondaDt dans la réalité auxfaces [m (HO)], [«'''(021)],

[a (201)] du cristal fondamental.

Les sections parallèles à [p] donnent les mêmes appareoces à quelque distance du centre du cristal qu'on les pratique. Elles présenteat ud premier quadrillage serré de macles [m] à séparation

FiG. 136. — Leucile du premier mode. Sections p [A' i

nette, à 45* de la projection des axes quaternaires du cube. Il existe, parallèlement k ces axes, un second quadrillage [e", a"] à séparations flou et beaucoup moins serré que le premier. Le maximum d'obscurité (extinction incomplète) se produit quand les axes

quaternaires du cube coïncident avec les sections principales des niçois. En lumière convei^ente, les lamelles un peu larges du premier système montrent deux axes très rapprochés autour d'une bissectrice généralement positive n,, perpendiculaire k\p];le plan des axes serait parallèle à [h'\ ?

Dans les deus autres sections p [h', g*\, la biréfringence est beaucoup plus considérable, les apparences de macles analogues, mais tes réseaux beaucoup moins serrés; si l'oa a eu soin de noter la direction perpendiculaire à la première section \p], oo constate facilement le caractère positif de cette direction.

Nous donnons, sans autre explication, les apparences présentées, dans cette première variété de leucite, par des sections parallèles à ioctaëdre a' (111) du cube et au rhombododécaèdre b* (110).

2* Dans un deuxième mode de groupement, il y a trois cris-

PMpbMi. C«Dtn.

Fia. 131. — Leucite du deuxième mode. Sectioas b'.

taux orthorhombiques se pénétrant et ayant chacun pour base l;) (OOl)J une face/) (100) du cube. Les macles A' (110) se reproduisent dans chacun de ces cristaux comme précédemment. Les coupes suivant les trois faces p du cube se ressemblent et ne varient qu'avec la distance au centre. EUessont composées (fig. 129) d'un secteur central identique à la figure 12o, entouré de 4 secteurs

périphériques se comportant chacun comme les sections de la figure 126.

Nous donnons, d'après M. Klein, les apparences dans les sections a> et A* d'un pareil cristal.

III. Les anomalies optiques sont encore fort nettes dans les plaques minces des roches contenant la leucite.

(+) 2 V très petit.

11,= 1,509 (Dx). np=: 1,508

n^ — xip = 0,001

Les cristaux naissants de leucite se développent suivant les axes quaternaires du cube ; ils appartiennent souvent à trois cristaux fondamentaux différents (deuxième type de M. Klein). Leur allongement parait négatif ^ ; les macles b^ y apparaissent rapidement.

FiG. 132. — Cristaux artiHciels naissants de leucite (F. Fouqué et Michel Lévy).

M. Tschermak a d'ailleurs constaté le caractère également négatif de la leucite d'Âqua acetosa (Gampanie).

LAVENITE »

Silicozirconate de soude et de chaux : soluble dans Tacide sulfurique. Densité 3,51. Gisement, syénite éléolitique.

* FouQUÉ et Michel Lkvy. BuXL Soc. Afin., III, 121, 1880.

• Brôgger. Geol. For. Forhand., VII, 598.

LEUCOPHANE 233

I. MonocUnique. a = 1,084. b = i,c = 0,813; ph' {001) {100) = 7r 2f 30".

Formes habituelles, m (110), A' (210), A' (100), y' {010),rf"'(lH). Clivage suivant h' (100). Allongeraetit suivant la zone négative k'g' (100) (010). Extinction maximum de 20* dans^' (010).

Couleur jaune plus ou moins foncée, polychroïsme net.

II. Macle suivant h' (100), avec associations fréquentes de nombreuses lamelles hémitropes.

Dans la zone âe symétrie l'extisction atteint entre les deux séries de lamelles hémitropes un maximum de 40*.

IH. Plan des axes optiques dans g' (010).

La bissectrice est négative n^ et fait avec h' (100) un angle de 20° dans l'angle aigu ph* (001) (100).

Le polychroïsme, intense dans la lâvénite du LangesundfjOrd décrite par M. Brôgger, est plus faible, mais toujours sensible dans les échantillons du Brésil, des Açores, des Pyrénées, etc. Relief très intense.

.Norwèf^c n, ^ ? rouge brun fonce n„ n; * jaune ïcrdfttre Dp = ? jaune clair

n, — n, := 0,03 environ (ML e

Fin. 133. — Scclion^

Brésil, Açores, Pyt^m jaune clair iDcolore incolore

LEUCOPHANE R'Si»0"Pl'.

6R = Na* + 5 (Gl, Ca). Densité 2,91. Incolore en lames minces. Se présente en cristaux ou en masses irréguUères d'une certaine taille dans la syénite éléolitique de Norwège.

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