‹ Les mines d'étain de Pérak: (presqu'île de Malacca)Chapitre 2 sur 25 · AVANT-PROPOS · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS

Au mois de janvier 1880, je quittais la France avec mon excellent ami M. Brau de Saint-Pol-Lias; nous étions chargés par le Ministère de Tinstruction publique d*une mission scientiGque en Malaisie et nous avions surtout pour but Texploration de certaines régions encore peu connues de Sumatra et de la presqu'île de Malacca.

Deux mois plus tard, après une escale à Singapore et un court séjour à Java, nous débarquions à Oulèlé, au nord de Sumatra, et nous commencions nos explorations.

Après cinq mois de voyage sur la côte ouest d'Atjeh, depuis Oulèlé jusqu'à Singkel, nous terminions Tétude de cette partie de la Malaisie par une visite à l'archipel de la pointe nord, et, quittant Sumatra, nous arrivions, le 27 août, à Pérak où nous attendait, de la part du résident anglais, M. Hugh Low, l'accueil le plus gracieux et le plus bienveillant.

Quelques semaines après notre arrivée, mon compagnon de voyage me quittait pour retourner à Sumatra, et je commençais aussitôt Texploration de l'État de Pérak.

Les notes qui suivent ont été recueillies pendant un séjour de sept mois dans cet intéressant et curieux pays; mais si j'ai pu réussir à surmonter les dii&cultés d'exploration inhérentes aux pays neufs, à grouper et à contrôler les renseignements et les éléments épars puisés à de nombreuses sources, c'est à M.. Low, le savant résident, que j'en suis redevable.

Sans les facilités de toutes espèces qu'il n'a cessé de me donner dans mes voyages, sans les précieux renseignements, émanant de sa propre expérience, qu'il m'a fournis lui-même, il m'eût été

impossible de réussir dans ma tâche, et si j'inscris son nom en tête de ce modeste travail, c'est moins pour lui donner un bien faible témoignage de ma reconnaissance que pour affirmer ici sa précieuse collaboration.

Que S. *E. sir Frederick Weld, Téminent gouverneur des « Straits.Settlements», et Thonorable secrétaire colonial, M. Cecil C. Smith, veuillent bien me permettre de leur exprimer aussi mes sentiments de vive gratitude pour leur aide puissante et Textréme bienveillance dont ils ont fait preuve à mon égard.

J'ai de même à remercier bien sincèrement tous les fonctionnaires anglais que j'ai eu la bonne fortune de rencontrer : le major P. Swinburne, commandant les forces militaires de Pérak, et le capitaine R. S. F. Walker; Tamitié et Tobligeance de tous deux m'ont été d'un grand secours; M. Saint-George Gaulfeild, directeur des travaux publics; et, dans l'ordre chronologique, M. Paul, superintendant du Bas-Pérak; M. Leech, administrateur de la région de Kinta, avec lequel j'ai fait, dans son district, un voyage des plus intéressants; M. Bruce, l'hospitalier fonctionnaire des îles Dinding; et enfin, pour terminer, je tiens à exprimer mon meilleur souvenir à M. Swettenham, le très courtois résident de Selangor, et à M. le comte Louis de Jouffroy d'Âbbans^ vice-consul de France à Aden , alors gérant du consulat à Singapore, dont le sympathique accueil et l'extrême obligeance pendant tout le cours de ma mission ont été pour moi d'un grand prix.

Je souhaite à tous les voyageurs, présents et futurs, d'être accueillis dans' leurs voyages ainsi que je l'ai été à Pérak et à Singapore.

LES

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