POINTS
où on les rcuconlrc
au Traiisvaal
Maffaliesberg,
Gatarand, Zwaart
Huggens.
Région du Blackreef, Zoutpansberg, Malmani, Lirhtenberg, Rlerksdorp, Heidelberg, Potchefstrooni, Lydenburg, Waterbcrg.
Lacune.
Wit ira fersra n r/, Heidelberg. Klerksdorp, Lydenburg, etc.
Swaziland e{ peul- «HreII(»spitaI llill à Johannesburg, de Kaap.
Nord du Piland's Bcrg.
Murchison Range, Letaba, vallée de Selati.
ÉQUIVALENT euro|i^en h} i>oUi^liquo
Carbon i fère mo ve n .
Carbonifère inférieur.
Dévonien supérieur.
Dévonien inférieur.
Silurien.
Canibrien.
Archéen.
Au-dessus du soubassement granitique vient immédiatement, comme nous le verrons plus loin en détail, dans la région aurifère du Witwatersrand, une série de schistes gréseux et grès à magné'
litp, puis une épaisse formation de quarlzites et conglomérats, dans laquelle est concentré For. Dans ce district, qui nous intéresse tout spécialement, on n'a aucune notion précise sur l'âge de ces couches, si ce n'est que Ton rattache au carbonifère inférieur des calcaires dolomitiques reposant par-dessus en discordance. Il est donc nécessaire, pour déterminer approximativement Tâge des strates aurifères, de faire des rapprochements avec les dépôts anciens analogues, qui, en d'autres parties de l'Afrique australe et toujours sur le pourtour de la môme cuvette de Karoo, se présentent dans des conditions comparables. C'est le résultat de ces rapprochements, emprunté aux derniers travaux des géologues sud-africains, que résume le tableau ci-contre, page 169.
Nous ne pouvons songer à entrer ici dans le détail des raisons, plus ou moins décisives, qui ont amené à admettre ces assimilations ; mais il est certainement curieux de retrouver, sur tout le pourtour de la bordure ancienne encadrant le bassin du Karoo, en Zoulouland, au Swaziland ou à la Montagne de la Table (au Cap) comme dans le Witwatersrand, une formation analogue de quartzites et conglomérats, renfermant fréquemment des traces d'or et surmontée de calcaires dolomitiques semblables.
Pour préciser, nous allons décrire cette coupe en deux ou trois points autres que le Witwatersrand, nous réservant de chercher ultérieurement, quand nous aborderons l'étude spéciale de cette dernière région, des points de comparaison dans les faits que nous essaierons d'établir maintenant.
Dans le Swaziland, par exemple, on trouve, au-dessus du granité, une assez épaisse formation schisteuse, décrite par Schenck, — qui l'a rattachée sans preuves au silurien — sous le nom de couches de Swazi^ formation qui ne paraît pas exister dans le Witwatersrand, îi moins (ce qui nous parait fort douteux), qu'elle n'y soit représentée par les schistes à magnétite d'Hospital Hill, situés audessous des conglomérats.
Les schistes de Swazi sont très métamorphiques, chargés parfois d'andalousite, ailleurs transformés en talcschistes, chlori-
» Die Entwickelung Sud-Afrikas, p. 1 et 2. Ailleurs, dans le Naniaqualand (ui à Malniesbury, on trouve, au-dessous des couches de Swazi, d'autres terrains métamorphiques, qui représentent peut-être l'archéen ou le cambrien.
loschistes, ampliiboliles et schistes scrpentineux, avec intercalations fréquentes de roches vertes diverses et quelques couches de quartzites à magnétite.
On les trouve, en dehors du Swaziland, dans la chaîne qui entoure la dépression de de Kaap au Nord, au Sud et à TEst; puis, au Nord du Selati et dans le Murcliison Range; ils jouent un rôle important dans le petit Lelaba (Sutherland Hills et Madzimbandmbe) ainsi qu'à Marabasstad et Smitsdorp. M. Schmeisser, auquel nous empruntons ces détails, a décrit nombre de filons de (juartz aurifère, qui recoupent ce terrain ou s'y interstratiiient localement ^
Aux environs du Cap, ces couches font défaut ou sont extrêmement réduites et Ton a, immédiatement au-dessus du granité qui forme la base de la montagne de la Table, un banc de schistes peu épais, surmonté par des formations de grès et de conglomérats, que Ton assimile aux terrains aurifères du Witwatersrand.
Ce sont ces terrains du Cap qui constituent le grand plateau pittoresque, coupé au-dessus de la ville de Capetown par de brusques escarpements, auquel on a donné très justement le nom de Montagne de la Table.
La formation du Cap, proprement dite, ne renferme pas non plus de fossiles ; mais elle est immédiatement surmontée, dans l'Ouest de la colonie, par un des rares niveaux fossilifères de l'Afrique australe, les couches du Bokkeveld*.
Ces couches du Bokkeveld contiennent d'assez nombreux fossiles marins, trilobites et brachiopodes, qui permettent de les classer dans le dévonien : Homalonotus Herschelli, Murchison; Phacops Africamis, Salter ; Phaco])s ca/fer, Salter; Typhlonisctis Baini, Salter ; TerebraUda Baini, Sharpe ; Spirifer Orbigini ; Spirifer Antarcticiis, Morr. et Sh. ; Orthis palmata, Morr. et Sh. ; Slrophomena Baini et Sulivani ; Choneies ; Orbicula Baini; Solenella antiqua ; Cleidophorm Africaniis, etc.
' Voir également TAppendice à la fiu de ce vuluiiie.
' On a passableuieut discuté sur Vàge relatif des couclies du Bokkeveld et des grés du Cap. (Voir FeistmanteL Loc. cit., p. 22.) Bain, Dunn, Green, Gûrich (1887), et enfin Feistniantel (1889), placent, comme nous, les grès du Cap au-dessous; llup Jono (1884), et Cohen (1887) les mettent au-dessous; A. Schenck (1888) en faisait doux termes équivalents. Une coupe donnée par Gûrich semble trancher la question.
nî LES MLNES D'OR DU TIUNSVAAL
C'est en parlant de cette observation qu'on a rattaché au dévonien inférieur les conglomérats de la montagne de la Table, ainsi que ceux du Witwatersrand ou du Zoulouland, qui, par leur situation stratigraphique semblable, paraissent comparables.
Sur ces conglomérats, où Tor s'est tout particulièrement concentré dans le Witwatersrand et le Zoulouland, repose, en discordance, une très importante formation de calcaire dolomitique, appelée par les boërs, en raison de son aspect très spécial, éléphant rock (pierre de Téléphant) et que Ton peut observer, aux environs mc^mes de Johannesburg, couvrant immédiatement la couche aurifère la plus récente, nommée le Black Reef. Des calcaires analogues se présentent en nombre de points de l'Afrique Australe et ont été tous assimilés les uns aux autres : ce qui n'est évidemment, dans l'état actuel de nos. connaissances, qu'une simple hypothèse assez aventureuse ; néanmoins Thomogénéité du continent sud-africain et la simplicité relative de son histoire géologique rendent peut-être l'assimilation moins téméraire ici qu'elle ne le serait en bien d'autres pays*.
Dans cette formation, comme dans les précédentes, les fossiles sont rares; pourtant, d'après M. Draper, il en existerait d'âge carbonifère au Magaliesberg, près Pretoria*, et c'est peut-être également dans ce calcaire qu'ont été trouvés, à Vereeniging, à la frontière du Transvaal et de l'Etat d'Orange, un Lepidodendron et une F'avularia, signalés par M. Goldmann comme rencontrés, en ce point, dans les couches houillères du Karoo superposées sur la dolomie, avec des plantes triasiques : car le fait, tel qu'il est présenté par M. Goldmann, paraît bien peu explicable^
EnHn les dolomies sont, à leur tour, surmontées, également en discordance, par les quartzites minces du Magaliesberg, où M. David Draper a trouvé une empreinte peu reconnaissable de
* Ou a, de rassimilaUoii de ces calcaires entre eux, voulu conclure que les conglomérats aurifères existaient en profondeur partout où les calcaires apparaissaient à la surface. 11 est à peine besoin de faire remarquer combien une telle hypothèse est fantaisiste : d'abord, les calcaires étant discordants sur les conglomérats, la présence de ces derniers n'est nullement une conséquence de leur propre existence ; en outre, il n'y a aucune raison pour que les conglomérats soient aurifères partout, parce qu'ils se trouvent l'être en quelques points.
2 Soc. de géogr. de l'Afrique du Sud, 1" juin 1895.
* Goldmann. Houth african mining and finance^ 1. 1, p. xxiv.
GÉOLOGIE GÉNÉRALE DE L'AFRIQUE DU SUD i:3
calamité et où M. A.-R. Sawyer a également signalé des fossiles carbonifères.
On rattache, à ce même étage du carbonifère moyen ou supérieur, les couches de Zwarteberg, Zuurberg, etc., où Ton a trouvé, en divers points, des plantes carbonifères.
Ainsi, d'après Feistmantel, on peut citer :
Dans la province d'Albany, près Grahamstown, sur la rivière Kowie, des Sigillaria, Stigmariay Lejndostrobm, Halonia et Selaginiiesy Lepidodendron Cf. obovatum ;
Plus à rOuest, près Tulbagh : Calamités, Equiseliim, Lepidodendron,
Des terrains du même âge, c est-à-dire du Stephanien, se retrouvent, beaucoup plus au Nord, à Tété, au bord du Zambèze ; M. Zeiller y a reconnu : Calamodendron cmciatum, Annularia slellaia, Sphenophyllum oblongifolium, Pecopieris arborescens, Pecopteris ct/athea, Alethbpteris Grandiniy etc., c'est-à-dire une flore absolument européenne.
C'est sur cette formation ancienne, disloquée et plissée, que reposent, en discordance complète, les terrains horizontaux du Karoo *, allant, comme nous l'avons dit déjà, du carbonifère supérieur au rhétien et renfermant de fréquentes intercalations de houille.
Ces dépôts du Karoo comprennent trois étages principaux assez bien déterminés par leurs fossiles*.
{^ Kj — Etage inférieur, débutant par le Boidderbed ou Divycka Conglomerate et terminé par les schistes d'Ekka. Le Boulderbed est une roche argileuse, noirâtre ou rougeàtre, à nombreux fragments de roches anciennes, qu'on a considérés parfois comme des blocs glaciaires. M. Feistmantel l'a rapporté, d'après ses plantes, à la fin du houiller supérieur ou au début du permien. C'est le dépôt qui semble avoir comblé, d'abord, les dépressions du bassin de roches anciennes.
Au niveau d'Ekka appartiennent, d'après Feistmantel, les espèces suivantes : Glossopteris Browniana, Gangamopteris cyclop-
> On écrit aussi Karroo^ Kuruei Karru.
* Nous reviendrons ultérieurement, page 203, sur les couches de houille qu'ils renferment à divers niveaux .
174 LES MINES D'OR DU TRAxNSVAAL
leroïdeSy Nœggerathiopsis Hislopi, Les équivalents étrangers sont les couches de Taltschir et de Karharbari, à la base du Gondvvana, dans rinde, les couches de Newcastle en Nouvelle-Galles du Sud, de Bacchus Marsh, dans la province de Victoria en Australie et de Mersey, en Tasmanie.
2^ K, — Cet étage forme la surface presque entière des plateaux , entre 650 et 1 300 mètres d'altitude, ainsi que la base des montagnes du Karoo. 11 constitue la formation de Koonap et de Kimberletj composée de grès, d'argiles bariolées, de schistes noirs ou bruns, recoupés par d'innombrables éiniptions dediabase et de mélaphyre, et contenant des nappes de mélaphyre intercalées. C'est à la partie supérieure de cet étage qu'appartiennent les terrains, probablement permîens, de la région diamantifère de Kimberley. Les bois fossiles y sont très nombreux, notamment à Klein Roggeveld.
3* K, — Le Karoo moyen, ou Beau fort beds, est formé de grès quartzeux avec schistes bruns (chaînes du Drakensberg, etc.). On y a trouvé des Palœoniscus et surtout des restes de reptiles : Micropholis, Galesaiiriis, Otidenodon, Dlcynodon^ etc., que M. Ovven a considérés comme triasiques ; en outre, des plantes, en particulier des débris d'Equisétinées et des Glossopteris identiques à ceux de Tétaçe de Damuda dans Tlnde : ainsi, d'après Feistmantel : Schizoneuray Phyllothecaj Glossopteris Browniana, Gloss. angustifoliay Gloss. Tatei, Glos. communis, Glos. stricta, Glos. retifera, Glos. damudica; nous verrons, plus loin, que ce terrain est représenté aux environs de Johannesburg et y contient de la houille : son âge paraît être là permo-triasique.
4® K^ — Le Karoo supérieur, constitué par les couches de Stormberg, est formé de grès blancs ou jaunâtres avec schistes rougeàtres et fréquentes intercalations de houille à la base. Il semble devoir être rattaché au trias supérieur ou au rhétien.
Les fossiles y sont assez nombreux : un mammifère, le Tritylodon longœvus, Owen ; des Reptiles: Dicgnodonj Euskelesaurus, Cynochampsa ; des poissons : Semionotus capensis et C leithrolepis Extoni ; enfin des plantes : Spkenopteris elongata, Thinnfeldia odontopteroides, Tœniopteris Carruthersi, Tœn. Daintreci, Alethopteris sp., Podozamites elongatus. Baiera, etc.
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