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176 LES MINES D'OR DU TttANSVAAL
Ce serait Téquivalent du niveau de Radschmahai, dans Tlnde : en sorte qu on aurait, en résumé, le tableau ci-contre d'équivalence (page 173) :
Le caractère particulièrement saillant dans ces assimilations des terrains de l'Afrique du Sud, de Tlnde et de l'Australie, pendant les périodes carbonifères, permiennes et triasiques, c'est Texistence, vers le Nord, d'une faune permienne nettement marine, telle que celle des Sait Range dans le Pendjab ou celle des lits à Productus, qui, dans le Queensland (c'est-à-dire au Nord de l'Australie), apparaissent au milieu des houilles à Glossopteris de Bowen-River, tandis que, plus au Sud, la mer disparait partout entre le début du carbonifère et le début du permien, pour faire place, sans doute, à un grand continent englobant le Karoo et le Gondwana, c'est-à-dire l'Afrique du Sud et Tlnde.
Les couches marines les plus élevées, c'est-à-dire les plus récentes, sont : dans l'Afrique du Sud, celles du Zwarteberg, carbonifères ; dans la péninsule indoue, celles de Vindhya ; dans la Nouvelle-Galles du Sud, celles qui supportent la houille de Newcastle (permien inférieur) ; en Tasmanie, celles de Mersey (permien inférieur); en Queensland, celles de Bowen-River, tandis que, plus au Nord , dans le Pendjab et la vallée de l'indus , les dépôts marins se poursuivent sans interruption jusqu'à l'époque tertiaire.
Ces préliminaires une fois posés, nous pouvons maintenant aborder la description plus spéciale de la région aurifère du Witwatersrand et des districts voisins d'Heidelberg, Potchefstroom et Klerksdorp.
Granité, gneiss et série primaire aurifère. — Dépôts du Karoo
et exploitations de houille.
Nous examinerons successivement : 1® Tallure d'ensemble de la série ancienne aurifère (assimilée, comme nous lavons dit plus haut, à la formation primaire du Cap) et de son soubassement 'de granité et de gneiss ; 2** les terrains à houille du Karoo.
1" Granits, gneiss et série primaire aurifère. — Nous commencerons par étudier cette série sur deux coupes nord-sud, que nous avons pu relever nous-même aux environs de Johannesburg et que nous décrirons d abord avec quelque minutie sans faire aucune hypothèse sur Tâge des terrains. Comme nous allons le voir, on trouve, du Nord au Sud : d*abord le granité et les gneiss, puis des quartzites avec schistes et grès fins ferrugineux, formant le niveau d'Hospital Hill, une nouvelle série de quartzites renfermant les diverses couches aurifères, depuis le Main-Recf (coucha principale) au Nord, jusqu'au Black-reef (couche noire) au Sud, des calcaires dolomitiques et encore d'autres quartzites fins (série des Gatsrand) occupant le fond d'un synclinal ; après quoi, des couches semblables reparaissent de nouveau en ordre inverse. Cette description, qui semblera, sans doute, parfois assez aride, a pour but de nous permettre, plus tard, d'émettre et de discuter une hypothèse doublement intéressante par ses conséquences à la fois théoriques et pratiques : à savoir, la disposition des conglomérats, où se rencontre l'or, en forme de synclinal (ou fond
de bateau), de direction générale N.-E. S.-O, pouvant géologiquement se prolonger assez loin vers le Nord-Est, comme vers lo Sud-Ouest (PI. V, fig. 2).
Ainsi que le montrent les figures 1 à 3, planche IV, il suffit de s'éloigner à environ 2 500 mètres au Nord de Johannesburg pour rencontrer une grande masse de granité et de gneiss, de plusieurs kilomètres de large, qui s'étend, à partir de là, avec une direction Est-Ouest, parallèlement à tous les plissements de la région ; cette roche apparaît là, par un fait que Ton a Toccasion d'observer un peu dans tous les pays et que nous avons étudié notamment en Bourbonnais, dans une voûte anticlinale des terrains anciens plissés.
Ce granité est malheureusement, comme cela arrive souvent pour les terrains anciens de cette région, masqué en grande parlie par des limons superficiels, en sorte qu'on ne peut pas examiner son contact avec les couches sédimentaires ; ce qui eût, peiit-etre, donné une indication intéressante sur son âge relatif par rapport à celles-ci. Il est absolument semblable au granité du Plateau Central français ; on y trouve des veines de granulite :' notamment, près d'Houten Estate, une granulite à grains fins, à micas verdis * et pyrite de fer, accompagnée de quartz pyriteux, tout à fait analogue à celle qui se présente souvent dans les filons stannifères et qui, quelquefois aussi, accompagne Tor * ; il y existe également des dykes de roches vertes (6 et 7), qui sont des diabases ouralitisées ^ et d'importants filons de quartz, de direction grossièrement nord-sud, dont Tun suit longtemps à TOuest l'ancienne route de Potchefstroom à Pretoria. Ce dernier jalonne une direction de faille ancienne; car, près d'une ferme, à la limite nord de notre carte, un lambeau de schistes anciens reparaît à son contact.
Après avoir traversé du Nord au Sud le granité, qui occupe un
' Au microscope^ ce mica apparaît légèrement jaune et polychroùiue, avec deux axes très rapproches-.
• Echantillon 1450, 3 de la collection des gîtes métallifères à l'École des Mines ; cf., par exeniple, la bérézite de Bérézowsk dans l'Oural, 1675, 3. C'est aux échantillons de la môme collection que se rapporteront tous les renvois notés ainsi (Ech. 1450,3), que nous aurons l'occasion de faire dans la suite.
■Ces chiffres, reproduits sur la carte (PI. IV, fig. 2), correspondent à des échantillons de la collection 1450.
Kig. i. — Esquisse géologique de la région de J dressée par L d". Launay en Août-Septembre