C. Conglomérat (leader) 0 ,07 — 165 gr
D. Quartzite 0 ,52
— Joint schisteux
E. Reef du Toit : conglomérat 0 ,65 — 20 gr.
F. Quartzite — 0 ,27
G. Reef du Mur : conglomérat ........ — 0 ,33 — H,5
H. Leader du Mur — 0 ,50
Dans cette coupe, les parties les plus riches sont le leader G et le stringer A.
Toutes ces épaisseurs sont très irrégulières et parfois se réduisent ou s'augmentent beaucoup.
Dans TEst, le joint schisteux entre D et E atteint parfois 0™,30 à 0",40 et représente peut-être le début du banc de schiste important, que nous trouverons sous le reef de Van Ryn et Modderfontein. Le banc de quartzite F devient, en même temps, assez large (4 à 5 mètres) pour qu'on soit forcé d'exploiter les deux conglomérats E et G séparément ; le banc E, qu'on appelle alors simplement North reef, a 2 mètres à 2"*, 30 ; enfin le Leader (A, B, C) se sépare en 3 bancs distincts, répartis sur 0",60 à 0",80 d'épaisseur, et dont le supérieur est le plus riche (dans l'Ouest, sur la coupe relevée par nous, quelques galets, disséminés dans le grès, marquent à peine le début de ces conglomérats). Enfin, la distance entre le leader G et le reef E atteint 3 mètres ; de ce côté Est, il y a des parties tout à fait plates.
La teneur moyenne de la mine a été, jusqu'en mars 1892, de 29^,80 à l'amalgamation dans la zone oxydée ; puis elle est descendue peu à peu, tant par suite de la rencontre d'une zone pauvre que par Teffet de l'extension du broyage à des minerais d'abord négligés. Actuellement, on obtient 8,65 aux plaques, 7,55 au cyanure, soit 16«',20 (d'or fin).
La pente moyenne est de 62'' à l'Ouest, 40 à 45'' au Gentre, 30^^ à l'Est.
La mine est limitée, à l'Ouest, par un dyke Nord-Est plongeant de 80*^ vers l'Ouest, dyke qui rejette les couches de 300 mètres
3 e sa
i s'ss
suivant rhorizontale. Elle comprend deux divisions : centrale à l'Ouest et Stanlîope à l'Est*. Dans la division centrale, deux failles ramènent également de 20 mètres au Sud une section de 130 mètres de long.
Les faibles pentes, que nous venons de trouver dans TEst de la Geldenhuis (et qu'on observe également sur la petite concession de Stanhope, dont la Geldenhuis Estate possède le deep level) se continuent dans TOuest de la mine suivante, qui est la Simmer and Jack (fig. 28). Pour les épaisseurs, au contraire, on passe brusquement, après une petite faille, d'épaisseurs très fortes à des reefs très minces. Il y a là toute une grande zone, oîi les couches sont d'une plateur extrême, parfois absolument horizontales, parfois môme se relevant en sens inverse (c'est-à-dire plongeant localement au Nord), comme au septième niveau près de la sixième descenderie (incline). De ce côté ouest de la concession, elles sont minces et riches. Puis vient une faille importante, qui rejette les couches de 300 mètres au Nord (c'est-à-dire détruit l'effet de celle que nous venons de trouver dans la Geldenhuis) et, au delà, les couches présentent une inclinaison, qui, à la surface, atteint 60^. Un sondage fait très au Sud (Victoria Borehole), qui a recoupé le reef à 717 mètres, prouve, jusqu'à cette profondeur, une pente moyenne à 40**. Les épaisseurs des couches, dans cette partie Est, augmentent beaucoup, mais aux dépens de la richesse.
La coupe des reefs de la Simmer and Jack est la suivante, de haut en bas, dans deux quartiers distincts de la concession ; faute de pouvoir les assimiler d'une façon certaine à ceux du centre du Rand, nous leur laissons leurs noms locaux.
4« Niveau. — Quartier Ouest,
Conglomérat, dit South-Iieefy iiiexploilé.
Quarlzitc 50 mètres.
Conglomérat, rfi7 il/atn-Ree/*(South-Reef?). . . 0",20 Quartzite passant progressivement au conglomérat 0™,50 à 3 mètres.
* Précédemment, il existait, en outre, à TOuest, au delà de la grande faille, une division Percy, comprenant 9 claims 1/2, qui a été vendue à la concession voisine, la Treasury, en juin 1893, moyennant 3 500000 francs : ce qui a permis de rembourser une dette d'environ 2 500 000 francs.
DE LAUNAV. — MINES D'OR DU TftANSVAAL
Tig. i. -
Coupe transTersei
Fig. 3. — Simmer and Jack.
Ooupe transversale par la descenderis Supérieure
au puils incliné N" 6.
BAUDRY 4 C-, Éditeurs, Par
ÉTUDS SPÉaALE DES GITES AURIFÈRES DU WITWATERSRAND 269
milieu le plus riche); on y observe là des galets de jaspe rouge. Au point de vue de Tidentification des reefs, on peut remarquer que y dans la partie centrale où les couches sont plates, un puits vertical a été poussé à plus de 50 mètres au-dessous du reef appelé North reef sans sortir des quartzites, ce qui concorde bien avec l'idée que ce North reef est le plus inférieur de la série, c'est-à-dire le Main-Reef. La teneur moyenne à Tamalgamation est de 128^,20 ; 21 grammes en tout.
Sur la New Primrose, les mêmes caractères se poursuivent que dans TEst de la Simmer and Jack, couches épaisses et de teneur plutôt faible ; on y obtient 13 grammes à l'amalgamation. A la Rose deep, qui a le deep levcl, c'est-à-dire le prolongement en profondeur de la Nevv-Primrose, les travaux, encore peu développés, ont reconnu le North reef, le Middle reef (large de 0™,50 à O'^jGO) avec galets assez petits et le South reef, large de 0"*,60, avec galets plus gros.
Puis viennent la May Consolidated, la Glencairn, la Glenluce, que nous n'avons pas visitées, et l'on arrive à une zone nouvelle, où l'existence d'épais dépôts superficiels avait longtemps empêché de reconnaître les couches aurifères, mais qui entre aujourd'hui en plein développement, celle de Witwatersrand (Knights), Balmoral, Ginsberg et East Rand (Driefontein, Angelo, Cornet, Agnes Munro, CindercUa).
A Witwatersrand (anciennement Knights), les reefs, qui étaient fort peu inclinés dans l'Est de la Geldenhuis et l'Ouest de la Simmer, sur la convexité de leur courbure (voir la pi. VII, p. 197), reprennent une pente très forte d'environ 60° sur sa concavité.^ Il existe, dans cette région, des preuves nombreuses de mouvements du terrain postérieurs au dépôt, et, notamment, de glissements des couches les unes sur les autres, avec formations de salbandes argiloschisteuses, le long desquelles ont souvent cristallisé des veines de quartz de sécrétion ; on rencontre également des intrusions de grands dykes longitudinaux, qui sont bien caractérisés dans la Witwatersrand et l'East Rand. Peut-être est-ce à un phénomène mécanique de ce genre, ayant produit un doublement par pli de la série du Main-Reef, qu'il faut attribuer l'apparition, dans cette zone, au Nord de cette série, d'une série à peu
p^^s identique, bien que plus pauvre ; peut-iïtrc aussi y a-t-il
réellement deux séries de reefs distinctes : c'est ce que nous
aurons à examiner. Enfin, comme dernier fait d'intérêt général,
nous noterons la présence, au-dessous du reef, d'un lit de schistes
micacés (ou quartziles laminés), qui peut correspondre à celui
que nous trouverons plus tard si développé dans l'Est vers Van
Ryn et Modderfonteiu el
qui existe également sur
May Consolidated , Glcn-
cairn, KnightsTribute, vers
l'Ouest.
Indépendam ment de toute hypothèse, la coupe des terrains est ici la suivante :
1° Le reef du Nord a environ O^jSO d'épaisseur moyenne ; il est composé de galets gros au maximum comme des noix, assez régulicrenient répartis dans la direelioD de la .oiiche à la Wilwatersruml '* masse ct présentant, tout ^''"*- à fait, l'aspecl connu du
Main-Ileef. A son toit, se trouve un reef bâtard inutilisé, de O^ilO à 0"',J2 au plus, séparé de lui par une épaisseur variable de quartzite stérile. A sa partie supérieure, un banc de quartzite sépare ce reef d'un autre plus mince, et généralement plus riche, sous lequel il y a un lit schisteux. Cet ensemble pourrait correspondre au Main-Reef et au .Main-Itecf Leader confondus.
2° La coupe du reef du Sud, situé à 50 mètres horizontalement plus au Sud, est identique; mais le schiste du mur, plus développé, renferme constamment une veine caractéristique, semblable à celle que nous avons vue si souvent apparaître au mur du Main-Reef Leader : ce quartz, avec cristaux de pyrite, lance souvent au mur des ramifications représentées par la figure 29.
D'aprésM. Williams, directeur de la Witwalersrand,on retrouverait, plus à l'Ouest, dans la mine de Knights Tribufe, le prolongement de ces reefs avec un dyke qui les recoupe comme dans
la figure 30 et empêche les reefs du Sud d'affleurer au jour, eo sorte que , dans ce cas, l'identité des deux recfs, simplement coupés et rejetés par une faille suivant le dyke, lui semble très vraisemblable.
En allant de l'Ouest i l'Est, ces deux recfs s'écartent de plus en plus, et l'on perd la trace du Rcef Nord ; puis le Reef Sud est recoupé par une faille, qui le rejette au Nord avant d'arriver à Balmoral.
Là, à la limite des deux concessions, se présente une dislocation assez compliquée, apr^s laquelle le reef, que nous considérons comme le Main-Reef, reprend régulièrement sur Balmoral et la concession voisine de Gardner {aujourd'hui incorporée à Balmoral) ; au delà, il est également très bien reconnu sur toute la longueur de l'East-Rand.
A peu près à la hauteur de Balmoral, apparaît, plus au Sud, une autre couche aurifère, considérée comme le South Reef du Rand, reef que l'on exploite à Ginsberg (c'est-à-dire sur le deep level de Balmoral) et qui se prolonge sur l'East-Rand.
Sur la Witwatei'srand, le reef du Nord a une pente de 60", tandis que le reef du Sud n'en a qu'une de 40° (fig. 30) : ce qui correspondrait bien avec l'idée que ce reef du Sud est une partie profonde du reef du Noi-d remontée vers la surface par une faille.
Le reef du Sud, sur lequel portent surtout les travaux, a i mètre environ d'épaisseur et repose sur des quartzites ; assez
pauvre au premier niveau pour avoir fait concevoir les plus fâcheuses opinions sur l'avenir de la mine, il s'est, au contraire, montré très riche au second.
Le reef du Nord est généralement pauvre.
Les travaux de Ginsberg portent exclusivement sur un autre reef, dont nous avons parlé plus haut, reef situé à 230 mètres horizontalement au Sud du reef du Sud de Witwatersrand et considéré comme le South reef. La pente est ici de 58"* et dépasse, par endroits, 73"*.
Ce reef est divisé en trois veines ; il est généralement mince dans la section Ouest de la mine, à l'Ouest d un dyke situé entre les puits 1 et 2 (0™, 45) ; de l'autre côté, il passe à 1",S0. La teneur est assez forte ; pratiquement, elle atteint, paraît-il, 18 à 22 grammes, dont lia l'amalgamation.
Sur les Compagnies de l'East-Rand * (Driefontein, Angelo, New- Comet, Agnes Munro, Cinderella et New-Blue Sky), on peut suivre, presque d'un bout à l'autre, deux reefs qui sont : l'un, celui de Witwatersrand et Balmoral, le Main-Reef ou North reef; l'autre, celui de Ginsberg, le South reef. (Voir, plus haut, PI. III, p. 137.)
Le North reef est reconnu sur près d% 6 kilomètres de long et donne lieu à des travaux importants sur la New Comct ; le South reef, suivi de même par les travaux, mais dont on perdait la trace sous les terrains superficiels à l'Est de New-Comet, a été, en septembre 1895, recoupé à 181 mètres de profondeur par un sondage dans l'angle de Cason-Black, près de Cinderella, en sorte que son prolongement d'un bout à l'autre de la propriété parait également bien constaté aujourd'hui.
Si nous commençons, comme d'habitude, par l'Ouest, sur la New-Comet, le North reef, incliné à 4T*, a souvent de grandes épaisseurs, jusqu'à 5 et 6 mètres, mais avec beaucoup de nerfs de grès intercalés et ressemble fort au Main-Reef du centre du Uand. Au niveau de 130 pieds Est, la coupe est, par exemple, la suivante:
* UEast Rand est, comme nous Tavons vu plus haut (p. 136 à U2), à la fois une Société miaiére et un Trust : c'est-à-dire qu'elle comprend plusieurs filiales^ telles que la Comet, TÂngelo et la Driefontein, dans lesquelles elle conserve un rôle prédominant.
Conglomérat (très riche localement, à cet endroit),
formant un niveau constant dans cette région . . 0"',15
Quartzite 0 ,60
Conglomérat 0 ,60
Les galets sont, généralement, assez petits, sauf, parfois, dans rOuest, à la base, et alors ce conglomérat de la base devient la partie riche, tandis qu*à l'Est le richesse est au toit.
Le South reef est, presque partout, recoupé, près de son affleurement, par un dyke longitudinal très épais, analogue à celui que nous avons rencontré sur le North reef à la Witwatersrand, ou à celui qui existe au cinquième niveau de la Crown reef.
Ce South reef, sur Driefontein, a une pente de 60", une épaisseur de 0",60 à 1",30, avec une zone de 0»,10 à 0",40, très riche à la base.
Sur Angelo, il forme un gros banc, ayant souvent plus d'un mètre d'épaisseur, avec des galets disséminés régulièrement et ressemblant au Main-Reef dans le Rand ; par moments, on a seulement des galets bancs espacés dans un quartzite noir.
Au delà de TEast-Rand vers l'Est (pi. V), il se présente, dans les affleurements des couches, une lacune considérable, correspondant aux Apex mines et à Benoni, jusqu'à Kleinfontein et Van Ryn. Là, en effet, comme sur l'East-Rand, la surface du sol est absolument masquée par d'épais dépôts d'argile, parfois aussi par des lambeaux du karoo démantelés sous des actions d'éro^ sions, qui ont dû laisser cette argile comme résidu : faute de sondages, on se trouve donc dans les conditions où l'on était sur l'East-Rand avant les derniers travaux qui ont permis de reconnaître les reefs; cependant, sur la Western Kleinfontein, qui occupe une partie de la ferme Benoni, le North reef (de Kleinfontein et de Van Ryn) a, paraît-il, été découvert. On peut, d'ailleurs, en se guidant sur l'affleurement du Kimberley Reef, situé au sud du Main-Reef et toujours beaucoup plus facile à suivre, supposer l'existence d'une courbe reportant les couches vers le Nord avec une direction Nord-Est, qu'elles conservent ensuite jusqu'à Modderfontein et d'une faille produisant un rejet horizontal d'environ l 500 mètres vers le Sud-Est.
Après quoi, on rentre dans une zone exploitée, qui comprend
TRAXSVAAL. 18
Kleinfontein, Van Ryn, New-Chimes, Modderfontein (PI. X) et qui se prolonge par des travaux de prospection sur Modderfontein Extension y Klippfontein et Amatola k
A Kleinfontein, on exploite deux reefs bien reconnus : le Main- Reef et, à son toit, un reef appelé localement South reef, mais qui doit être, en réalité, le Main-Ileef Leader ; le véritable South reef correspond probablement au reef actuellement exploité à Modderfontein et Van Ryn, à TEst, comme dans l'East-Rand, à rOuest, mais qui, sur Kleinfontein, n'a pas encore été utilisé.
Cette concession est la première où nous ayons à constater, dans tout son développement, un phénomène qui, à partir de là, vers l'Est, comme plus au Sud, au Nigel et à Heidelberg, joue un rôle important, c'est l'existence de bancs de schistes au mur du Main-Reef *. Nous avons bien, dans les descriptions précédentes, appelé Tattention, à diverses reprises, sur les liens argileux, parfois schisteux, qui existent souvent sous le Main-Reef Leader et qui se développent, en particulier, jusqu'à former de véritables schistes à la Witwatersrand ; mais, à partir d'ici, ce sont des couches épaisses et bien caractérisées de ces schistes que nous allons trouver.
La coupe, à Kleinfontein, est la suivante, de haut en bas :
Main-Reef Leader 0™,60 à 1«,20
Joint soliisteux 0 ,02 à 0 ,03
Quartzite stérile 2 ,iO
Main-Reef 1 mètre à 1™,30
Schistes chloriteux 10 à 15 mètres.
Le Main-Reef ressemble tout à fait à celui du centre du Rand ; il est très homogène, avec des galets réguliers, gros comme des noix, dont quelques-uns de quartzite noir amorphe, et contient souvent un banc de quartzite au milieu ; sa teneur, sur un 1 mètre d'épaisseur, est d'environ 12 grammes à l'amalgamation. Le Main- Reef Leader lui ressemble beaucoup, mais est généralement plus
* A Touest de Kleinfontein, il existe quelques travaux de prospection sur le Main- Reef dans Benoni, Western Kleinfontein et Chimes West.
s Ces schisteSf où Ton trouve parfois un peu de magnétite, ne seraient-ils pas ceux de Hospital Hill, étudiés plus haut, schistes compris entre la série du Main- Reef et le reef de Rietfontein, c'est-à-dire également au mur de Main-Reef, bien que séparés de lui dans le centre du Rand par une forte épaisseur de quartzites (t?)