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EXPLOITATION DES MINES ET TRAITEMENT MÉTALLURGIQUE

bien connue et où la proportion des risques à courir peut même, dans une certaine mesure, être appréciée d'avance.

En outre, le fait qu'il existe déjà dans la môme région un si grand nombre d'industries semblables, dont les résultats peuvent être analysés dans tous leurs détails, permet d'y évalnerdès le début le prix de revient probable d'une entreprise nouvelle, infiniment mieux qu'on ne peut le faire dans une région encore vierge de Iravaux ; et comme, d'autre part, le prix de la vente de la substance extraite, qui est l'or, parait, jusqu'à nouvel ordre, bien fixe, on a, de toutes façons, pour faire ses calculs, dans ce cas particulier, des éléments d'une précision trè^is rare à rencontrer.

Reconnaissance d^un gisement et estimation approximative de sa valeur.

Emploi des plans d'essais.

Nous nous contenterons, sur ce sujet, de quelques principes généraux.

La reconnaissance d'un gisement, pour être complète, demande deux études absolument distinctes : celle de son allure géologique et de sa continuité, ou des failles qui le traversent; celle de la teneur de ses minerais. Sur le premier point, la géologie permet d'arriver à des notions suffisamment précises pour pouvoir se prononcer à la suite de travaux d'exploration relativement restreints ; sur le second point, il importe, au contraire, de dire, avant tout, qu'il est absolument impossible d'être jamais fixé, même au centre du Witwatersrand, d'une manière réellement décisive.

Nous avons suffisamment insisté sur les variations de la teneur des minerais du Witwatersrand, en dépit de leur réputation de régularité, pour qu'on ait dû envisager les chances constantes de rencontrer, au-dessous des niveaux exploités, dans un niveau inférieur nouvellement ouvert, une teneur moitié ou double de la teneur antérieure. La seule loi, très approximative, qui règle ces variations de teneur, c'est, en général (et sauf la rencontre de dislocations géologiques, comme les failles ou dykes), un certain principe de continuité, une certaine disposition des parties riches par lentilles ou taches, qui font (surtout en raison de la petitesse des concessions dans le Rand) qu'une concession pauvre

a quelques chances de demeurer pauvre, en s approfondissant, une riche de demeurer riche ; encore même n'est-il pas prouvé que ces conditions doivent se poursuivre si Ton s'éloigne trop de la zone sur laquelle ont porté les observations antérieures : à 1 000 mètres de distance en profondeur à partir d'une zone riche, on peut tout aussi bien rencontrer une zone pauvre qu'à 1 000 mètres suivant la longueur de l'affleurement.

Mais il nous semble — et c*est là un point capital dans la question des deep levels — , que, les variations étant du môme ordre en direction ou en inclinaison, puisque l'on a aujourd'hui constaté l'exploitabilité à peu près continue de la série du Main-Reef, sur près de 60 kilomètres de long à l'affleurement, son exploitabilité dans le sens perpendiculaire, suivant l'inclinaison, a bien des chances pour s'étendre jusqu'aux 2 ou 3 kilomètres de largeur maxima que pourront atteindre nos travaux en profondeur.

Cette remarque générale étant faite, nous revenons aux deux problèmes énoncés plus haut : étude de la continuité de la couche, étude de la teneur.

La continuité de la couche peut, d'abord, être établie par la régularité de son affleurement ou, si cet affleurement est masqué sous des limons superficiels, comme cela arrive souvent dans le Rand, par une série de puits et de sondages jalonnant la couche à une certaine profondeur et montrant qu'il n'existe pas de grandes dislocations. Dans certains cas particuliers, pour des reefs comme ceux de Modderfontein ou du Nigel, qui sont intercalés entre des roches absolument dissemblables au-dessus et audessous, des schistes d'un côté et des quartzites de l'autre, la seule constatation du contact de ces schistes et de ces quartzites (à la condition qu'on ne confonde pas deux contacts analogues) sera même déjà un premier élément d'information important.

Si la direction de la couche et sa position précise au voisinage de la surface ont été reconnues sur une grande longueur, sans dislocation transversale notable, on a déjà une présomption que le gite aura une continuité semblable en profondeur ; car la plupart des failles qui pourraient le rejeter de ce côté auraient, si elles existaient, été rencontrées à la surface. Cependant il est un genre de dislocations, très fréquent dans le Rand et qui y a souvent causé

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des embarras notables, que cette étude préalable n'aura pas fait découvrir : nous voulons parler des cassures longitudinales, souvent suivies par des dykes de roches éruptives et dont les rejets sont, dans bien des cas, inverses. La superficie de la concession étant parfois complètement masquée parles limons, qui empochent de voir les affleurements de ces dykes, on ne peut avoir de sécurité à ce sujet que si, en des points suffisamment distants les uns des autres dans la concession, on a fait des galeries inclinées le long de la ligne de plus grande pente du gîte, jusqu'à une profondeur sérieuse. La rencontre d'un semblable accident est très loin d'être, comme des ingénieurs sans expérience Font trop cru au début des mines du pays, un malheur irréparable; mais il n'en est pas moins vrai qu'elle exige un supplément de recherches, donc de dépenses et que le gîte ne peut être considéré comme reconnu que lorsqu'on a traversé cette dislocation.

Si nous supposons faite cette constatation essentielle de la continuité de la couche aurifère sur Tétendue de la concession, on peut calculer un premier élément important, à savoir le nombre de tonnes de minerai qu'elle sera en état de fournir et la durée probable de son existence avec un nombre de pilons donné.

Ce calcul dépend de trois éléments essentiels : nombre de claims formant la concession, au Sud de l'affleurement reconnu, c'est-à-dire sur la seule partie productive, puisque les couches plongent vers le Sud ; inclinaison moyenne de la couche (déterminée d'après sa pente dans les travaux d'exploration et en tenant compte de cette règle générale dans le Rand que les couches vont en s'aplatissant en profondeur) ; enfln épaisseur de la couche.

Si Ton connaît l'inclinaison moyenne de la couche, des tableaux faciles à établir * montrent la surface totale de la couche aurifère correspondant à un claim pour une inclinaison donnée et, par suite, en multipliant par le nombre de claims, la surface totale dans la concession.

Il est évident que, plus l'inclinaison est forte, plus la couche se rapproche de la verticale, plus cette surface augmentera et, par suite, plus le nombre de tonnes à extraire sera considérable :

* Nous en donnons Tindication en tête de cet ouvrage ; le tableau complet se trouve dans Touvragc de Golduiann.

pour un plan vertical, il tend théoriquement vers l'infini. Mais il ne faut pas oublier de prendre garde à un point capital, c'est la limite d'exploitabilité en profondeur, limite que Ton fixera, suivant la richesse du minerai, à une distance plus ou moins grande, par exemple à 900 mètres suivant la verticale (pour tenir compte d'un appauvrissement possible en profondeur, empêchant de descendre jusqu'aux limites extrêmes de 1 200 à 1 300 mètres). Connaissant Tinclinaison de la couche, il n'est pas difficile de calculer à quelle distance de l'affleurement cette profondeur maxima sera atteinte et c'est uniquement jusqu'à cette limite que les claims devront être considérés comme productifs.

Ayant ainsi la surface de couche aurifère dans le plan de celte couche, pour passer au nombre-de tonnes à extraire, il faut multiplier par son épaisseur et par la densité du minerai (estimée approximativement dans le Rand à 2,10).

Au sujet de l'épaisseur, il existe plusieurs manières d'opérer. Si la couche était d'épaisseur régulière, ou même si elle était assez irrégulière mais bien reconnue, on pourrait prendre comme base l'épaisseur réelle, ainsi qu'un directeur de mines le fera souvent pour le minerai d'un niveau déterminé et déjà suivi par des galeries.

Mais, quand il s'agit d'une concession nouvelle, on se heurte à de grandes difficultés : l'épaisseur d'une couche quelconque du Rand peut varier, en effet, à quelques mètres de distance, de 0™,10 à 3 ou 4 mètres; dans ces conditions, il est impossible de parler d'épaisseur moyenne, quand on ne possède qu'un petit nombre de mesures précises; de plus, une couche aurifère est loin d'être définie entre deux surfaces nettes, il y a souvent passage progressif d'un côté ou de l'autre, en outre intercalation de parties stériles, de nerfs gréseux au milieu des conglomérats aurifères ; enfin, si la couche a, par exemple, 0",20 d'épaisseur, comme on abat nécessairement, pour que les hommes puissent passer, une épaisseur beaucoup plus forte et que le triage du minerai ne peut pas être complet, ce n'est pas 0"*,20 mais souvent 0°,30 ou 0°,40 de minerai qui passent sous le« pilons et auxquels correspond la teneur pratique obtenue au traitement : en sorte que des évaluations de ce genre donnent, généralement, quand elles sont faites avec conscience, un nombre

de tonnes inférieur à celui qu^on extrait ensuite dans la réalité.

Dans le cas des couches du Witwatersrand, qui sont presque toujours d'épaisseur inférieure à la hauteur normale d'un chantier et toutes les fois que cette épaisseur ne sera pas, en fait, plus grande (ce dont il faudrait tenir compte), ou bien, au contraire, qu'elle ne sera pas uniformément mince comme cela se produit souvent pour le South-Reef, nous croyons qu'il vaut mieux se mettre résolument dans la convention, à la condition de rester conséquent dans l'emploi d'une convention toujours uniforme et, par suite, raisonner de la manière suivante :

L'épaisseur de couche, minerai ou stérile, pratiquement abattue dans les travaux, est de tant; sur cette quantité de roche, on retire, avant le broyage, soit en profondeur, soit à la surface par le triage, une quantité que nous pouvons connaître dans chaque cas et qui est de tant ; donc, par différence, le minerai, passé sous les pilons et dont la teneur nous servira bientôt de base pour d'autres calculs, correspond à une épaisseur théorique de tant : c'est cette épaisseur que nous adopterons, en fait, dans nos évaluations de tonnage ; peu nous importe qu'il s'agisse, en réalité, là dedans de minerai ou de stérile, puisque la distinction entre le minerai et le stérile est essentiellement conventionnelle et que, minerai ou stérile, c'est là ce que nous broierons véritablement sous nos pilons et ce qui nous fournira, par suite, la teneur de nos minerais, telle qu'elle figurera dans toutes nos estimations.

Ce raisonnement est d'autant plus admissible au Transvaal qu'en général le triage y est très sommaire, parfois même nul.

En admettant une hauteur de chantiers de l'",20 et un triage de n p. 100, nous arrivons à une épaisseur de 1 mètre qu'on pourra, le plus souvent, supposer et qui correspond, à peu près, aux 3 pieds souvent pris comme base des calculs dans le Rand.

La multiplication de la surface de couche par l'épaisseur et la densité une fois faite, on a l'habitude d'en retrancher 1/10 pour les accidents, dykes, failles, etc., qui peuvent faire perdre une partie de la couche et l'on obtient le nombre de tonnes approximatif, sur lequel on peut compter. Cela suppose, bien entendu, qu'on ne perfectionne pas ultérieurement le triage : ce qui diminuerait nécessairement la durée de la mine; mais,

comme notre but est, avant tout, de calculer la quantité d'or à extraire, il va de soi que cette modification n'y changerait rien.

Ayant le nombre de tonnes à extraire, nombre qui, pour une épaisseur de 3 pieds, varie, par daim et par couche, entre 15 000 tonnes métriques pour une pente de SO'' et 20000 pour une pente de 50®, on peut se faire une idée de la durée de la mine.

Cette durée dépend essentiellement de la rapidité avec laquelle on travaillera, c'est-à-dire du nombre de pilons que l'on emploiera. Au Transvaal, où l'on est toujours pressé, ce nombre est, en général, assez fort. Parmi les sociétés ayant leur outillage complet, la Jubilee, pour 24 1/2 claims productifs, a 50 pilons; la Ferreira, pour 51 claims, en a 80 ; la Crown-Reef , pour 69, et la Robinson, pour 133, en ont 120. Le nombre des pilons est, presque toujours, calculé de manière que tout le minerai soit extrait en douze ou quinze ans, vingt ans au plus. Connaissant le nombre des pilons et leur broyage par jour, qui, pour les pilons nouveaux du type lourd, oscille généralement autour de 4 tonnes, on peut évaluer aisément le broyage annuel : en gros, 1 200 tonnes par pilon et, par suite, déduire d'une simple division la durée de la mine.

Passons à la teneur. Le seul élément qui donne, au sujet de la teneur, une notion tout à fait . sérieuse, c'est le résultat d'un broyage prolongé, poursuivi sans fraude dans les conditions réelles de la pratique. Si donc on possède un tel broyage, on devra, avant tout, en tenir compte. Mais il est, presque toujours, nécessaire d'estimer, en outre, la teneur dans des quartiers de mines, où l'on n'a fait que des travaux d'exploration et, dans ce cas, on peut encore relativement y arriver si l'on dispose, comme c'est le cas habituel dans le Rand, d'un plan d'essais détaillé et soigneusement tenu.

Nous avons déjà dit un mot de ces plans d'essai, dont l'usage s'est introduit dans le Rand vers 1891 et est aujourd'hui généralisé.

Chaque traçage effectué dans la couche aurifère donne lieu à des prises d'essai ou < samples », prélevées tous les 10, 20 ou 30 pieds sur toute l'épaisseur de cette couche. Le soin avec lequel ces prises d'essai sont faites est nécessairement un des éléments les plus importants dont il faille tenir compte dans l'appréciation

de leurs résultats. Il est, en effet, très difficile de prendre réellement au hasard une série d'échantillons sur la tranche d'une couche et de ne pas se laisser entraîner, soit à choisir les fragments de Taspect le plus favorable, soit (plus rarement), si on veut réagir contre cette tendance, les plus défectueux. Quoi qu'il en soit, ces divers échantillons d'une même tranche de la couche, — constituant, pour chacune de ces tranches de 10 pieds en 10 pieds, une môme prise d'essai, — sont broyés ensemble de manière à établir une moyenne, et analysés au laboratoire.

Cela fait, sur le plan de la mine, au point correspondant, on reporte : d'un côté de la galerie (en dessus) la teneur à la tonne, (soit en onces, pennyweights et grains, soit, pour éviter cette complication, en pennyweights et décimales) et, de l'autre, Fépaisseur en pieds ou en pouces '. Dans certaines mines (par exemple à TEast Rand), on fait immédiatement l'opération à laquelle nous serons conduit bientôt et Ton amène la teneur à une épaisseur constante, celle des travaux réels, par exemple 3 pieds, de sorte qu'on n'inscrit au plan d'essais qu'un seul chiffre, représentant la teneur pratique.

Ayant un semblable plan, où les teneurs sont rapportées à une épaisseur uniforme, on peut logiquement en prendre la moyenne et considérer ce chiffre comme ^représentant la teneur moyenne du gisement. On aurait grand tort, toutefois, d'espérer réaliser, dans la pratique, cette teneur calculée et il est rare qu'on en retire plus de 70 ou 75 p. 100 ; car, indépendamment de la perte en or faite dans le traitement et qui est déjà de 15 p. 100, indépendamment aussi de toutes les chances d'erreur résultant du mode môme d'opération, on est toujours amené à broyer ultérieurement plus de roche qu'on ne s'y attendait (à laisser plus de stérile mélangé au minerai) et, par suite, à avoir une teneur inférieure à ce que l'on pensait. Néanmoins l'examen du plan d'essais donne une certaine idée approximative de la teneur moyenne, en môme temps qu'il permet de reconnaître l'emplacement des zones riches et des zones pauvres.

Les chiffres du plan d'essais peuvent encore, par la multiplica-

Voir PI. VI, p. 193 et fig. 40.

tion de l'épaisseur et de la teneur en chaque point, donner une idée de la richesse réelle en or correspondante : la moyenne de ces produits donnera la richesse moyenne du gisement.

En dehors des broyages prolongés et des plans d'essais, on recourt naturellement à tous les renseignements qu'on peut avoir, en les appréciant chacun à leur valeur. Nous ajouterons seulement une remarque : c'est qu'il importe de se défier absolument (môme en laissant de côté toute hypothèse de mauvaise foi) des teneurs obtenues dans un sondage, de celles résultant d'un petit broyage d'essais et, bien entendu, des teneurs en des points isolés, que les journaux publient souvent à grand fracas,

La teneur obtenue au fond d'un trou de sonde ne prouve, en effet, presque toujours, rien ; car il est très exceptionnel qu'on puisse analyser un fragment de roche proprement dite, une carotte (c'est le mot technique), qui rentrerait, d'ailleurs, dans le cas des prises d'essai locales, où l'on peut aussi bien rencontrer 600 grammes d'or que 4 sur le môme point de la môme couche : en général, ce qu'on retire du sondage, c'est une boue, que le trépan a longtemps pulvérisée et où ce broyage a pu accumuler, sans qu'on le sache, de l'or venant de couches supérieures et tombé peu à peu au fond du trou. Tout ce que l'on peut demander à un sondage, c'est de nous renseigner sur l'existence et la profondeur d'une couche aurifère, non sur sa richesse.

Avec tous les éléments précédents, on arrivera, en résumé, à concevoir une certaine idée de la teneur présumable de la couche qu'on veut apprécier. Cette teneur, qu'il est prudent de laisser à son minimum probable, fera connaître la valeur du minerai à la tonne et môme, si on le désire, multipliée par le nombre de tonnes, donnera la quantité d'or à extraire. Sachant ainsi la valeur du minerai à la tonne, on peut, d'autre part, évaluer les frais d'extraction, qui, actuellement, oscillent autour de 34 francs; donc le bénéfice net par tonne s'en déduit, ainsi que le bénéfice net total, que, dans un nombre d'années calculé antérieurement, produira la mine.

Pour tirer de là la valeur actuelle de l'action, ce qui est généralement le but du travail, on peut tenter de calculer d'avance les dividendes successifs, qui seront probablement distribués

d'année en année. Le point de départ c'est Tévaluation du bénéfice net réalisé par la mine dans Tannée, bénéfice résultant du nombre de tonnes broyées et du bénéfice supposé par tonne.

Sachant le bénéfice présumé de la Société et supposant toutes les dettes antérieurement amorties, toutes les dépenses d'installation payées, il ne reste plus qu'à défalquer, le cas échéant, la part privilégiée que se sont souvent réservée les promoteurs et à diviser par le nombre d'actions pour apprécier le dividende,

Ayant ainsi constitué un tableau de ces dividendes successifs d'année en année, un calcul élémentaire donne la valeur actuelle de l'action, en supposant, comme on le fait généralement pour des affaires de mine, qu'on désire un intérêt, soit de 6 p. 100, soit de 7 p. 100, du capital ainsi placé, qu'on veuille, bien entendu, retrouver, à l'épuisement de la mine, le capital primitif (ce que le public oublie trop souvent de faire) et enfin qu'on replace au fur et à mesure, à 3 p. 100, les dividendes successifs.

Caractères généraux des aménagements. — Équipement extérieur. — Machines motrices, ateliers, etc. — Emploi de l'air comprimé et de Télectricité. — Méthodes d'exploitation. — Traçage. Abatage. Boisage. Influence des failles et dykes. Epuisement. Aérage. Transports extérieurs.

L'industrie minière du Witwatersrand est, dès à présent, arrivée à un haut degré de développement et quelques-unes des installations que Ton y rencontre, telles que celles de la City and Suburban, de la Crown-Reef, de la Robinson, de la Geldenhuis Estate, de la Langlaagte Ëstate, de la Meyer and Charlton, de la Modderfontein, de la Geldenhuis Deep, peuvent, au point de vue de Timportance des engins mécaniques, de Torganisation des chambres de machines, de l'emploi de^ appareils les plus récents et les plus perfectionnés, soutenir la comparaison avec nos grandes exploitations européennes.

Nous ajouterons que la plupart de ces mines possèdent de vastes ateliers de réparations, des logements pour les ouvriers blancs, un service médical organisé, etc.

La figure 43, qui reproduit une vue de la chambre des machines à la batterie de la City and Suburban, permettra aussitôt de s'en faire une idée : on peut y voir la grande machine verticale Corliss à triple expansion de 700 chevaux, l'air-compressor Riedler (machine verticale Compound de 300 chevaux), la machine d'extraction Corliss, les quatre dynamos pour les pompes et la lumière électrique, etc.

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On peut, d ailleurs, essayer de préciser Timportancc de cette industrie en évaluant la force motrice qui est utilisée, sous une forme quelconque, dans le Rand. A cet égard, nous n'avons malheureusement pas de chiffres exacts ; mais il est permis néanmoins d'arriver à une certaine approximation en prenant, comme point de départ, le nombre des pilons travaillantdans les diverses batteries et la force motrice qui correspond, en moyenne, à chacun d'eux.

Actuellement 2 800 pilons environ sont en marche dans leWitwatersrand, dont 335 ont été établis dans les seuls mois de janvier à mai 1895; 400 sont prêts à fonctionner, comme nous le dirons plus loin en détail : ce qui fait 3200. En outre, 220 sont déjà en construction et Térection d'un millier d'autres est décidée en principe, sans compter les compagnies de deep levels des Rand Mines, qui, chacune, nécessiteront, au minimum, 100 pilons. M. Goldmann estime, en conséquence, que, dans cinq ou six ans, on sera arrivé à 7 ou 8 000 pilons.

Si maintenant nous cherchons quelle force motrice nécessite un pilon, non seulement pour actionner la batterie, mais aussi pour toutes les installations correspondantes d'extraction, d'épuisement, d'éclairage, de pompage, etc., destinées à l'élaboration complète du minerai, nous trouvons, en moyenne, 5 à 6 chevaux de force par pilon pour les mines d'affleurement et 8 ou 9 pour les mines de deep level, dont 2 à 2 et demi sont pratiquement utilisés pour la mise en mouvement du pilon proprement dit. Chaque Frue Vanner exige, en outre, un demi-cheval de force et il existe généralement 1 Frue Vanner pour 2 pilons.

Ainsi, à la Crown Rcef, pour 120 pilons, on a, au total, environ 600 chevaux de force ;

A la Cily and Suburban, pour 160 pilons, 1000 chevaux (dont 700 pour la batterie) ;

A la Geldenhuis Estate, pour 120 pilons, 1000 chevaux (dont 600 seulement sont utilisés) ;

A la Geldenhuis deep, pour 200 pilons, 600 chevaux appliqués à l'extraction, 400 à la compression de l'air et 7 à 800 à la batterie, 100 aux ateliers, etc.

En admettant 5 à 6 chevaux par pilon et 3200 pilons, on

trouve une force actuelle de 16 000 à 19 000 chevaux. Si Ton arrive, plus tard, à 8 000 pilons (dont une partie alimentée par des mines à grande profondeur), il faudra, au minimum, une force de 60 000 chevaux, c'est-à-dire qu'il faudra installer, en cinq ou six ans, de la machinerie pour 30 à 40 000 chevaux de force.

Quant au mode d'exploitation proprement dit, que nous aurons ultérieurement à décrire en détail, il est, en général, convenablement organisé et tend désormais à se perfectionner de jour en jour ; ses traits un peu spéciaux et les plus caractéristiques résultent surtout de la préoccupation dominante d'aller vite et de rémunérer, le plus tôt possible, le capital engagé. D'où, par exemple, l'emploi très fréquent des perforatrices à air comprimé (justifié, d ailleurs, par la dureté de la roche), bien que le travail h la perforatrice soit toujours, comme nous le montrerons bientôt, beaucoup plus coûteux que le travail à la main ^ ; d'où, en partie aussi, l'usage de plus en plus répandu, des puits d'extraction inclinés remplaçant les anciens puits verticaux '.

Le mode d'extraction par puits inclinés, généralement considéré comme défectueux en Europe, est préféré, dans le cas des mines du Witwatersrand, parce qu'il permet d'effectuer les installations en restant dans la couche, par suite de ne faire que du travail utile (au lieu de puits verticaux et de longs travers-bancs dans le stérile) et de percer immédiatement, à partir de ce puits, les galeries de traçage en direction, généralement espacées de 30 mètres suivant la pente de la couche, qui serviront, dès qu'on le voudra, à l'abatage. Cependant, dès que les failles apparaissent, il en résulte des difficultés et, pour les mines d'une certaine profondeur, on est souvent amené aujourd'hui à tracer le puits incliné indépendamment de la couche, suivant une pente moyenne, jusqu'à son niveau le plus profond.

En dehors de ces deux particularités, le travail, que nous décri-

I La transmission de force aux perforatrices par Tair comprimé occasionne une perte considérable, plus de 60 p. 100; dans ces conditions, on songe à actionner les perforatrices par Télectricité.

* Môme dans les mines de deep levels, aussitôt la couche atteinte par un puits vertical, on la suit en plan incliné, et souvent IVxtraction des cages se fait d'un seul tenant, le long du plan incliné, puis du puits vertical, qui lui succède.

rons un peu plus loin, ressemble à celui de toutes les mines métalliques : les galeries de traçage, percées à niveau, suivant la direction des couches, sont réunies par des descenderies verticales, et Ton fait Tabatage, soit par gradins droits, soit par gradins renversés.

Les conditions d'exploitation — nous devons le dire aussitôt — sont, pour la plupart, très favorables :

Le toit est d*une solidité exceptionnelle, en sorte qu'on ne consomme que peu de bois ; les bois actuels, qui viennent d'Australie ou du nord du Transvaal, coûtent, il est vrai, assez cher : 8 fr. 20 pour un bois de 2 mètres ; mais on a planté, autour de toutes les mines, des forêts d'eucalyptus, silvertrees, pins, etc., qui réussissent à merveille et suffiront bientôt à la consommation des mines.

\j épuisement, pour lequel on emploie, soit des pompes de Cornouailles, soit fréquemment des pompes électriques souterraines, représente, presque toujours, une dépense insignifiante ; les mines sont, pour la plupart, étonnamment sèches ; ce qui tient peutêtre, en partie, à ce que, comme on descend toujours suivant la même couche, on a, dès les premiers niveaux, drainé toutes les eaux d'infiltration, qui auraient pu la suivre en profondeur. De fait, c'est, jusqu'ici, seulement dans la zone superficielle, que cette question des eaux produit une certaine gêne. Plus tard, il est vrai, quand on descendra à de grandes profondeurs au-dessous du plan de drainage des vallées voisines, les difficultés de ce chef reparaîtront peut-être : mais, même dans ce cas, elles ne nous paraissent pas bien à redouter.

Enfin, le charbon, fourni en abondance par des mines de houille toutes voisines des mines d'or, ne revient à un prix relativement élevé qu'à cause des tarifs absolument excessifs, imposés, jusqu'à nouvel ordre, par la Compagnie du chemin de fer néerlandaise, qui est, en quelque sorte, une Compagnie fermière exploitant un monopole du Gouvernement. Il est, en tout cas, aussi abondant qu'on peut le désirer et d'une qualité très suffisante pour le chauffage des chaudières.

Le seul point critique dans l'exploitation des mines, c'est la main'cTœuvre, qui a été, jusqu'ici, comme nous l'avons dit pré-

cédemment ', d'un prix exorbitant, bien que fournie presque exclusivement par la population noire indigène.

Revenons maintenant, avec quelques détails, sur les divers points du travail des mines et, d^abord, sur les installations donnant la force motrice nécessaire dans toutes les parties souterraines ou superficielles de l'exploitation.

Générateurs et machines à vapeur. — Les machines à vapeur, établies dans le Witwatersrand depuis quelques années, représentent, comme nous l'avons dit précédemment, une force considérable de 16 à 19 000 chevaux ; elles ont été à peu près toutes importées d'Amérique ou d'Angleterre, un petit nombre seulement, depuis deux ans, d'Allemagne : ces dernières dans les mines appartenant à des capitalistes allemands, qui ont, tout naturellement, cherché à favoriser l'industrie de leur pays. La France n'a eu, jusqu'ici, aucune part dans ces commandes, qui ont représenté des sommes très importantes ; il est à espérer que, pour les établissements futurs, dans les mines dont nous sommes en droit de revendiquer la direction, il n'en sera plus de même.

Parmi les maisons venant en première ligne dans la fourniture des machines, on doit citer, tout d'abord, la société Fraser et Chalmers de Chicago, qui a construit une grande partie des batteries de pilons du Rand et se charge de toutes les installations correspondantes ; nous trouvons ensuite les noms d'Ingersoll- Sergeant drill C- (New-York), Yatcs et Thom, etc.

D'une façon générale, on a apporté, en raison de la qualité inférieure du charbon, très chargé de cendres et de son prix assez élevé, un grand soin à réaliser toutes les économies possibles de combustible ; c'est ainsi qu'on a adapté, presque partout, des réchaulfeurs aux chaudières et appliqué l'expansion multiple à la plupart des machines.

Les chaudières sont, le plus souvent, des chaudières multitu^ bulaires horizontales, telles que les Babcock etWilcox, parfois aussi des locomobiles, qui ont été très employées au début, mais ten-

« Papes 77 a 8!.

dent à disparaître *. Dans ces derniers temps, on a introduit des générateurs Easton et Handerson, ou Heine (un type allemand, dans lequel on empoche le dépôt de tartre par un système spécial).

Le tirage est obtenu par de très hautes cheminées en tôle, ayant souvent 50 mètres de haut •.

La consommation de charbon est d'environ 2S300 à 3 kilos par cheval et par heure et la quantité d'eau évaporée de 4 à 5 kilos par kilo de charbon.

Pour préciser par quelques exemples, à la City and Suburban, on a trois chaudières Turner multitubulaires de 0™,41 sur 0'°,15 et trois paires de chaudières Ruston et Proctor, de O^jil, sur 0",H, avec tuyaux de retour etéconomiseurs de Green, où les gaz chauds enveloppent et échauffent Teau qui se rend à la chaudière. Les machines ont des condenseurs de surface, d oii Teau, déjà attiédie, est pompée pour passer à travers les économiseurs et arriver enfin aux chaudières en réalisant ainsi une économie de 23 p. 100.

A la Crown-Reef, Teau, destinée à la condensation, passe d'abord dans un réchauffeur , que traverse la vapeur d'échappement avant d'arriver au condenseur ; l'eau d'alimentation va dans un économiseur de Green, reçoit le contact des gaz perdus et parvient dans la chaudière à 93 degrés.

Si nous passons maintenant à la machinerie proprement dite, nous devons étudier successivement les machines d'extraction, les machines motrices des batteries de pilons, les machines à comprimer l'air (air-compressors) et les machines électriques, qui commencent à être très employées, non seulement pour l'éclairage, mais aussi pour transmettre la force au loin à des pompes, à des systèmes de traction, etc.

Les machines (T extraction ' sont généralement à deux cylindres avec manivelles couplées à angle droit sur l'arbre, de manière à

^ Il existe, depuis 1893, au Transvaal, une inspection ofQcielle des générateurs à vapeur, analogue à celle que nous avons en France.

* Les cheminées usitées sont, généralement, en tôle ; elles ont, à la base, un simple aplat de 0"',15 de large qu'on pose et boulonne sur un massif de maçonnerie : en outre, on les amarre à deux niveaux par des haubans. Leur diamètre est souvent considérable : 2",40 à la Gcldenhuis deep ; 2"*,lb & la Rose deep.

* La loi exige que le mécanicien ait, sous les yeux, les appareils lui indiquant, à chaque moment, le niveau de la benne dans le puits»

interférer les inégalités dues au passage des points morts ; quelques-unes dépassent la force de 100 chevaux. A la Langlaagte Royal y on a installé récemment une machine compound à deux cylindres ; à la City and Suburban, la machine du puits incliné a 180 chevaux, avec deux cylindres indépendants.

Les moteurs pour les batteries sont beaucoup plus importants que les machines d'extraction. Chaque pilon demande, au minimum, 2 chevaux de force effective ; une batterie de 100 pilons exigera donc, à elle seule, 200 à 250 chevaux et, en outre, la même machine a à faire mouvoir des appareils accessoires, tels que concasseurs, pompes élévatoires, frue vanncrs, dynamos, etc.. Il n'est donc pas rare de rencontrer, près des batteries, des machines de plusieurs centaines de chevaux.

Ces machines, généralement de types américains, sont, très souvent, des machines Compound ou Corliss à douple et triple expansion (analogues à celles de la marine), dans bien de cas, des machines verticales.

Les Air-compressors sont les machines destinées à fournir l'air comprimé nécessaire pour les perforatrices, dont l'emploi est aujourd'hui très répandu dans le Rand, afin, comme nous l'avons dit, d'obtenir le maximum de rapidité possible dans les traçages.

Ces air-compressors sont de tous les types, Compound, duplex, vertical ou horizontal et actionnent généralement de 4 à 30 perforatrices *. La figure 44 montre le type adopté à la Nourse deep. Dans beaucoup d'autres mines, on emploie les types Riedler, construits par Fraser et Chalmers, dont la particularité principale est que la fermeture des clapets à air ne se fait pas automatiquement, mais est contrôlée par un mouvement d'excentriques.

Le plus simple est, d'ailleurs, pour donner une idée de l'emploi et de la disposition combinée de toutes ces machines, de décrire quelques-unes des principales installations du Rand et, par la même occasion, nous indiquerons les machines de toutes sortes que possèdent les compagnies correspondantes.

Nous décrirons, par exemple, les installations extérieures de la

' U est à remarquer que, le Witwaiersrand éiaot à 1 900 mètres d'altitude, par suite de la dépression qui en résulte pour Tair, les machines à comprimer lair ne rendent que 80 p. 100 environ de ce qu'elles donneraient au niveau de la mer.

City and Suburban, de la Crown-Recf, la Geldenhuis Eslate, la Gctdenhuis deep, la Langlaagte Estate, la Robinson, etc. À la City and Suburban, toute la machinerie a été calculée en

flg. 44. ~- Air-compressor Burly, employé à 1b Nourse deep. Force en chevaux nominale ; 3MI ; révolutions par minute : 70 ; pression de vapeur 8^«,6 par cm*. Cylindres à vapeur conipound avec valve Corliss. Cylindres k air Corlîss.

vue d'une batterie de 160 pilons du type lourd (430 kg. = 950 Ibs) frappant 93 coups ii la minute.

Les générateurs, destinés à alimenter la machine de la batterie, deux machines d'extraction, un compresseur d'air pour 20 perforatrices, les dynamos, etc., sont formés de i 1 chaudières horizontales muUitubulaires de iOO chevaux, en connexion ensemble. Le tirage

TRAMSTAAL. s*

370 Les mines D'OR DU TUANSVAAf.

se fait par deux cheminées de 33 mètres de haut, l^^^SO de diamètre à la base, l'^ySO au sommet.

La machinerie comprend, d'abord, les machines d'extraction des trois puits :

Au puits Ouest, une petite machine Hornsby de 20 chevaux;

Au puits vertical principal : une machine d'extraction à engrenages Hornsby , à deux cylindres de 0"*,31 sur 0"*,62 (lex traction de ce puits alimentant une vieille batterie de 50 pilons de 340 kgs, ou 750 Ibs) ; une pompe de Cornouailles de 0"',26, mue par une machine Compound à condensation ; une petite machine horizontale, de 0'°,26 sur 0™,46, actionnant les broyeurs;

Au puits incliné principal : une machine d'extraction Corliss de 0,41 sur 1"*,56, avec tambours de 2"*,40, présentant une disposition spéciale, qui permet de faire à volonté l'extraction d'une benne (skip) de 3 tonnes à raison de 600 mètres par minute ou d'aller, au contraire, aussi lentement qu'on le veut; puis une machine motrice pour la batterie, un compresseur d'air et des dynamos, sur lesquels nous allons donner quelques détails :

La machine de la batterie, capable de donner une force de 700 chevaux, est une machine Corliss verticale, à triple expansion et condensation, dans laquelle le cylindre à haute pression est audessus du cylindre intermédiaire et le cylindre à basse pression parallèle à celui-ci. Les dimensions des cylindres sont les suivantes : haute pression, 0",52; intermédiaire, 0",80; basse pression 1",24 ; longueur, 4",24. La pression agissante est de 9^*^,60 par centimètre carré. L'air-compressor, du type Riedler, est une machine verticale Compound à deux temps, de 300 chevaux de force, qui, après avoir causé quelques difficultés au début, actionne aujourd'hui 21 perforatrices.

Enfin quatre dynamos sont employées : pour donner de la lumière à la surface dans les ateliers, et, en profondeur, dans la mine; pour pomper l'eau nécessaire à la cyanuration, aux chaudières, etc. ; pour actionner la machinerie de la cyanuration, des ateliers de forge, menuiserie, etc.

A la Crown-Reef, la batterie (type Fraser et Chalmers) est de 120 pilons. Les puits d'extraction sont au nombre de trois :

Puits n® 1, à l'Est : machine d'extraction à engrenages Tangye;

pompe Cornouailles de 0",20, ramenant Teau du 3* niveau à la surface (tandis que, de la profondeur au 3* niveau, elle est élevée par une pompe électrique souterraine) ; ces deux machines représentant une force totale d'environ 60 chevaux ;

Puits n"* 2 à l'Ouest : machine d'extraction de 20 chevaux ;

Puits incliné principal : six générateurs multitubulaires, correspondant à GO.chevaux chacun et deux de 80 (au total 520 chevaux) ; une machine d'extraction à engrenages Walker ; de 0°*,41 sur 0",72, à tambour de 2'*, 40 de diamètre ; une machine de fonçage Tangye ; un air-compressor pour 15 perforatrices, venant de la Rand Drilling Company ; un autre air-compressor IngersoU-Sergeant, pour 20 perforatrices, avec cylindre à air de 0"*,46 sur l'",09, cylindre à vapeur de 0",46 sur 1"\42 et condenseur.

La chambre des machines de la batterie comprend, tout d'abord, la machine motrice horizontale à condensation, type Fraser et Chalmers, de 1™,50 à 1™,25.

Cette machine actionne, outre la batterie, toute la machinerie <51ectrique composée de 3 dynamos Elwell-Parker de 20 unités, à courant continu de 550 volts et ces dynamos, elles-mêmes, servent à pomper l'eau depuis les réservoirs, à actionner un transport électrique à la surface (dont nous reparlerons], à pomper toute l'eau de la mine au moyen de trois pompes souterraines, enfin à fournir la force aux ateliers de forge et de menuiserie, à l*usine de cyanuration, etc. Deux autres dynamos Elwell-Parker, à courant alternatif, de 30 unités chacune, servent, au contraire, h l'éclairage de toutes les installations. A cet effet, elles fournissent un courant à 2 000 volts, transporté par des conducteurs sur tous les points de la propriété et, là, transformé, en divers points, en ^courant à 100 volts.

Enfin cette chambre des machines comprend encore une machine verticale auxiliaire à deux cylindres, d'environ 200 chevaux.

Les machines destinées à amener l'eau des réservoirs (actionnées,

• comme nous venons de le dire, par l'électricité) comprennent

. des pompes duplex, chacune à deux plongeurs, de 0'*,46 de diamètre

et 0"*,91 de course, pouvant fournir ensemble, à 1 600 mètres de

distance, environ 600 000 litres par heure.

A la Geldenhtiis Estate, où les installations sont toutes nouvelles, la batterie comprend 120 pilons (dont 80 de 430 kilogrammes et 40 de 476). Elle est actionnée par une machine verticale Compound, Yates et Thom de 7S0 chevaux, qui fournit, en même temps, 90 chevaux de force, par Tintermédiaire d'une dynamo, à une station da.pompe et, par une autre dynamo, sert à tout l'éclairage des ateliers et de la mine ; le courant est fourni, pour ce dernier usage, à 500 volts et transformé à HO volts. Enfin, cette môme machine, dont 400 chevaux à peine sont utilisés actuellement, sert encore pour une traction mécanique de la mine à la batlerie sur environ 1 kilomètre de long. Sur cette ligne, 100 wagonnets sont constamment en mouvement et 850 wagonnets pleins sont amenés à la batterie en dix heures.

Dans la môme chambre des machines, il existe une machine auxiliaire Marshall et C^ de 250 chevaux.

L'extraction se fait par une machine Tangye, avec 2 cylindres de 0'",26 sur 0"',52 et une autre machine à engrenage Fauwler, avec 2 cylindres de 0"',23 sur 0™,47. L'air est comprimé par une machine IngersoU-Sergeant.

Les installations de la Geldenhuis deep présentent le meilleur type, le plus complet et, en môme temps, le plus récent qu'on puisse choisir dans le Rand pour donner une idée de ce que seront prochainement les aménagements extérieurs de toutes les grandes mines de deep level, à profondeur encore relativement restreinte.

Le traçage est fait, dans cette mine, par deux puits : le n' 1, à l'Est, recoupant la couche à 162 mètres; le n**2, à TOuest, devant recouper la couche à environ 270 mètres.

Sur le puits n** 1, la machine d'extraction est une machine Tangye à double tambour de 100 chevaux.

Sur le puits n** 2, qui est le principal, il y a deux machines d'extraction. Fraser et Chalmers : l'une à double tambour et câble plat de 250 chevaux; l'autre à câble rond de môme force,

L'air comprimé est envoyé à 42 perforatrices par une machine Riedler de 300 chevaux à triple expansion, pour 30 perforatrices et une IngersoU-Sergeant, pour 12 perforatrices.

La batterie, destinée à 200 pilons, n'en comprend actuellement

que 100. Elle est actionnée par une machine verticale Compound, à triple expansion, de 750 chevaux de force (Benjamin Goodfellow), avec une machine alternative II. -T. King de 200 chevaux. Cette machine fournit, en même temps, la force aux roues élévatrices des tailings, aux broyeurs et à 3 dynamos Siemens et Halske, qui doivent ôtre actionnées par la machine auxiliaire quand la batterie sera arrêtée.

Les aménagements extérieurs de la Geldenhuis deep sont complétés, comme dans beaucoup des mines du Rand, par de très importants ateliers, auxquels la force est fournie par une machine horizontale Corliss, à condensation (Fraser et Chalmers) de 100 chevaux. Ils comprennent :

Atelier d^ajustage : un tour de 6 mètres, 2 de 3 mètres, machines à perforer, à planer, à percer, à tarauder, à mortaiser, etc., etc.

Charpentiers, forges et [fabriques de chaudières : 16 forges, pilon à vapeurs de 600 kilogrammes, etc.

A la Langlaagte Estatey la machine motrice de la batterie est une machine Compound, à condensation, qui actionne 160 pilons, 96 Frue Vanners (nécessitant 48 chevaux) et 3 dynamos (demandant 80 chevaux), pour les broyeurs Gates, la lumière électrique, etc.

Enfin, à la Robinson, il existe 1 4 générateurs multitubulaires, type Fraser et Chalmers, pouvant donner 1960 chevaux (140 chacun). La machine est une tri-compound King, du type vertical de la marine, de 600 chevaux de force, construite par Fraser et Chalmers. Le cylindre, à haute pression, a un diamètre de 0",50 ; le cylindre intermédiaire, de 0",78; les deux cylindres à basse pression, de 0",78 chacun ; la course du piston est de 1",10. Cette machine actionne, outre la batterie, quatre générateurs électriques Mather et Platt, de 100 chevaux chacun (120 volts, 620 ampères, 620 révolutions).

Emploi de Fair comprimé et de rélectricité. — Dans les installations que nous venons de passer sommairement en revue, on a pu constater que l'emploi de Fair comprimé et de l'électricité jouaient déjà un rôle important dans les mines du Witwatersrand.

37 fc LES MINES D*OR DU TRANSVÂAL

L'air comprimé, fourni par les machines précédemment décrites, sert, dans tous les foncages des puits et dans la plupart des traçages, au forage des trous de mine.

Quant à Félectricité, on Tulilise, d'une façon très générale, pour l'éclairage de toutes les batteries (qui travaillent, pour la plupart, nuit et jour) ainsi que pour l'éclairage des puits inclinés, des recettes, des stations souterraines, etc. En même temps, on fait beaucoup de transmissions de force par l'électricité, notamment pour actionner les pompes souterraines dans les mines, ou encore les machines élévatoires, qui envoient souvent d'une grande distance Teau, accumulée dans les réservoirs, jusqu'aux batteries. L'électricité sert également pour faire manœuvrer des instruments isolés, tels que ceux des ateliers de cyanuration, parfois les machines outils des ateliers de réparation, etc. Enfin, dans un cas, à la Crown-Reef, on a un transport extérieur par tramway électrique.

11 est très probable que cet agent précieux augmentera de plus en plus d'importance à mesure que Ton s'approfondira. On songe déjà à remplacer l'air comprimé par Télectricité pour les perforatrices; on adoptera peut-être aussi, dans les deep-levels, des machines d'extraction souterraines mues par l'électricité et, dès à présent, un projet de ce genre est étudié à la Simmer and Jack.

Puits verticaux et inclinés. — Nous passons maintenant à l'examen successif des diverses parties de Texploitation des mines proprement dite.

La méthode cTexploiiation, généralement usitée dans le Rand, a déjà été indiquée, plus haut*, en quelques lignes et nous en avons mentionné le trait le plus caractéristique, qui est l'habitude de faire l'extraction, non par puits verticaux comme dans tous les autres pays, mais par puits inclinés. Cela tient, sans doute, en partie, à la façon dont ces exploitations se sont développées dans les premiers temps.

Au début, en effet, ne connaissant pas l'allure du gisement, on

* Page 364.

a, tout naturellement, commencé par foncer une foule de petites descenderies {Winzes)^ armées de treuil, mues par des bœufs et bientôt par des machines à vapeur.

Puis, quand la profondeur devint plus grande, on réduisit le nombre de ces descenderies, pour ne garder qu'un ou deux puits inclinés principaux, mieux armés et mieux outillés.

A ce moment, quand cette évolution s'imposa, beaucoup de compagnies eurent Tidée do. foncer des puits verticaux; mais, ignorant encore combien vite l'inclinaison du gisement s'aplatissait en profondeur, elles les firent trop près de l'affleurement : en sorte que ces puits recoupèrent très vite la couche et que, si on eût voulu les continuer verticalement, on eût été obligé de les relier à la couche aurifère par de très longs et coûteux traversbancs. On les transforma alors en puits inclinés et c'est cette solution qui, depuis 1891, s'est tout à fait généralisée.

 priori, elle surprend un peu ; car l'idée la plus rationnelle, pour exploiter un bloc de claims, est évidemment de foncer un ou deux puits verticaux, presque à la limite de la propriété, de manière à atteindre la couche dans sa partie la plus profonde, puis de faire le traçage en remontant par de petits plans inclinés restreints, servant seulement à la descente des minerais par la gravité et d'abattre ces divers niveaux en descendant et se rabattant de proche en proche vers le puits.

Mais, outre que cette méthode repose complètement sur l'hypothèse de la continuité du gisement en profondeur jusqu'aux limites de la propriété, elle eût été tout à fait incompatible avec la h&te fébrile que l'on a généralement de donner des résultats visibles et tangibles sous forme de dividendes aux actionnaires ; car elle nécessiterait, avant qu'on pût abattre et broyer une seule tonne de minerai, une longue période de travaux préparatoires, à laquelle on ne se résigne que quand il le faut absolument, comme c'est le cas pour les deep levels.

L'usage des puits inclinés pour l'extraction a, comme nous l'avons dit déjà, l'avantage de ne nécessiter qu*un fonçage progressif au fur et à mesure de l'avancement des travaux, de telle manière que le traçage préalable, dont l'amortissement entre toujours pour un chiffre assez élevé dans le prix de revient du minerai, se trouve

très réduit. On peiit ainsi continuer Tapprofondissement de la mine pendant Texploitation, sans gêner celle-ci et chaque avancement du foncage sert à la reconnaissance du gîte, puisqu'en principe il reste contenu dans la couche aurifère elle-même. Quand même on est amené, comme c'est le cas de plus en plus fréquent à mesure que les mines s'approfondissent, à donner au plan incliné une pente moyenne pour régulariser la forme compliquée qu'on obtiendrait en suivant la couche aurifère et, par suite, à sortir de celle-ci (voir la figure 45), la distance à franchir par

SUWFACC

IIVKAU

Fig. 45. — Coupe transversale par le puits central de la City and Suburban, montrant la pente moyenne du puits incliné distincte de celle de la couche aurifère.

travers-bancs pour aller retrouver cette couche n'en est pas moins toujours extrêmement réduite.

En outre, la benne d'extraction [skip), roulant sur le sol au lieu d'être extraite verticalement, Teffort à exercer par la machine se trouve diminué, et, par suite, celle-ci peut, à force égale, suffire à une profondeur plus forte que dans un puits vertical.

A ce point de vue, la forme courbe des gîtes, qui se rapproche de plus en plus de la verticale à mesure que l'on avance vers le jour et, par suite, que le poids supporté par la machine devient plus faible, par suite de la diminution de longueur du câble, établit une sorte d'équilibre favorable au fonctionnement et cette forme courbe est, elle-même, avantageuse pour le roulement des wagonnets (ou skips).

Accessoirement, les partisans des puits inclinés font remarquer que le déchargement automatique des wagonnets peut être plus facilement installé, que la circulation des hommes par des esca-

liers, au lieu d'échelles, en est rendue plus aisée, que l'on a des commodités plus grandes pour la pose des conduites d'air comprimé, de l'électricité, des tuyaux de pompes, etc.

Par contre, le système présente un inconvénient grave, dès que la couche aurifère est accidentée, inégalement courbée ou brisée par des failles. Dans certains puits inclinés, qui se sont attachés à suivre des couches dans leur pente ainsi irrégulière, comme au Champ d'Or, les à-coups sont constants. De plus, quand le terrain est un peu disloqué (ce qui, heureusement, est très rare au Witwatersrand), ces longs puits inclinés sont très sensibles aux mouvements qui peuvent se produire dans le sol et nécessitent un boisage très complet et très soigneusement entretenu. Certains présentent, en conséquence, un garnissage complet en bois, qui, dans un pays où le bois est aussi rare, ne laisse pas de constituer une dépense notable.

De plus, il est évident qu'un puits incliné constitue un ouvrage beaucoup plus long (il est vrai, plus facile h creuser) qu'un puits vertical, pour une profondeur égale et exige, comme conséquence, la conservation d'un massif de protection, pris dans dans le minerai, beaucoup plus important.

Néanmoins, Tusage de ces puits inclinés est de plus en plus à la mode dans le Rand (ce qui, comme nous l'avons déjà assez dit, s'explique, non par des raisons techniques ou industrielles, mais par des motifs financiers) et, mômC dans les mines de deep levels, où Ton est obligé de commencer par un puits vertical, dès que Ton a rencontré la couche, on la suit en plan incliné.

Généralement, on emploie, au maximum, un puits principal par 5 ou 600 mètres de longueur, suivant l'affleurement. Dans les propriétés de deep levels, on adopte des règles analogues. Sur la Crown deep, qui a 1 800 mètres de long, on a, dès à présent, deux puits distants de 500 mètres et on en fera, sans doute, un troisième. Sur la Nourse deep, longue de 1 900 mètres, on en a trois à 300 mètres d'intervalle ; sur le Geldenhuis deep, longue de 1 200, 2 à 400 mètres de distance.

Les puits verticaux, sauf dans trois ou quatre mines, comme le Langlaagte Royal et la Primerose, où on les a faits circulaires, sont

rectangulaires, d*uae section comprise entre 3 mètres sur 1°*,50 et 8 mètres sur 2 mètres et divisés en trois ou quatre compartiments. Ceux des Rand Mines, outillés pour de fortes extractions à 3 et 400 mètres de profondeur, ont 6 mètres sur 2 mètres de section intérieure, avec trois compartiments d*extraction et un pour les pompes et échelles.

Les puits inclinés sont, comme nous le dirons plus loin, divisés en trois ou quatre compartiments, boisés, éclairés à l'électricité, etc.

Ces puits inclinés partent, presque toujours, du mur de la couche de manière à aller Tatteindre à une certaine profondeur (voir fig. 45) en évitant le brusque changement de pente qui se produit généralement dans les parties hautes du gisement et qui Vy rend presque vertical.

Niveaux de traçage (développement]. Perforatrices à Fair comprimé. Prix de revient du mètre courant d'avancement en galeries. — Les puits inclinés sont le point de départ des divers niveaux de traçage, c'est-à-dire des galeries horizontales [drives^ levels), menées suivant la direction du gîte et constituant chacune un quartier distinct pour l'exploitation.

Au début, on avait l'habitude de faire le premier niveau à 9 ou 15 mètres de la surface et les suivants à 30 mètres d'intervalle, suivant la pente de la couche. La tendance est, aujourd'hui, d'augmenter leur écartement, de manière à réduire l'importance proportionnelle des dépenses de traçage et de réaliser, par suite, une économie sur le chapitre du prix de revient relatif à leur amortissement.

Pour un espacement de 30 mètres, cette charge, qui amortit annuellement tous les travaux de traçage et de fonçage, est, en effet, d'environ 6 francs par tonne. Il est donc clair que, si on porte l'espacement à 45 mètres, tout en laissant la même disposition aux descenderies accessoires, on réduira la longueur des galeries d'environ 1/4, c'est-à-dire la dépense de 1 fr. 50.

A la Geldenhuis deep, on a même porté Técartement des niveaux à 60 et 90 mètres : ce qui pourra produire quelque gêne au début pour placer le nombre convenable de chantiers d'aba-

tage nécessité par les dimensions de la batterie, mais doit, en somme, constituer une amélioration.

En outre des galeries de niveau, le traçage, ou développement (suivant l'expression anglaise) comprend un certain nombre de descenderies parallèles au puits incliné et reliant les niveaux entre eux. Ces descenderies sont, tantôt creusées en remontant, ce qui est évidemment plus logique puisque les matériaux descendent alors par leur gravité à la galerie du roulage, tantôt, au contraire, quand on est pressé (ce qui est le cas habituel), faites en descendant.

Dans le premier cas, on les rappelle raise, dans le second winze,

La vitesse, avec laquelle peut se faire le traçage, dépend nécessairement beaucoup des conditions du terrain et de la façon dont on opère. Comme la rapidité de l'exécution est un point auquel on attache, dans le Transvaal, une importance essentielle, on emploie, de plus en plus, pour le traçage et le fonçage des puits, les perforatrices h lair comprimé, qui permettent de gagner beaucoup de temps sur le travail à la main >.

Dès février 1894, il existait, dans le Rand, d'après un travail inédit de M. Drisse, environ 521 perforatrices employées par 43 compagnies et se répartissant, comme types, de la manière suivante :

Slugger 216

Little Giaiit (Rand Drill Company) 65

Ingersoll-Sergeant 112

Holman-Banket 55

Hirnant 52

Adélaïde 12

Rio Tiiilo 3

Divers 6

Depuis cette époque, l'usage des perforatrices s'est absolument généralisé et, dans les fonçages de grands puits, on emploie jusqu'à 4 perforatrices à la fois. Dans les galeries de traçage, on n'en a qu'une. Ces perforatrices permettent, surtout dans ce dernier cas, de gagner un temps considérable, en même temps qu'elles

* Quand le forage se fait à la main, souvent un noir tient le fleuret, tandis que l'autre frappe; mais, de préférence, le môme tient : d'une main, le fleuret; de Fautre, le marteau Ce second système, plus économique, correspond, en outre, mieux à rhabitude qu'ont les noirs de travailler toujours assis, souvent, dans les chantiers inclinés, sur une simple barre à mine fichée dans le rocher.

nécessitent seulement un personnel très peu nombreux, puisqu'un blanc et deux noirs suffisent pour manœuvrer un appareil. Cette économie de temps est d'autant plus appréciée qu'avec le désir général d'augmenter le nombre des pilons, on a de la peine ensuite à alimenter ces batteries énormes.

Dans les puits verticaux seulement, le travail à la main soutient la concurrence.

Voici quelques chiffres à ce sujet :

A la Rose deep, dans les puits verticaux n^ 1 et 2, qui ont, Tun 6™,60 sur 1",80, lautre S mètres sur 1™,80, on a fait, en moyenne, dans la roche dure (blue rock) pendant un laps de temps de huit mois, 20 mètres d'avancement par mois et Ton est arrivé à 28.

Comme point de comparaison, à la Robinson deep, puits l et 2, on a eu une moyenne de 19 mètres ; à la Bonanza, 19 mètres également en travaillant à la main.

Dans les puits inclinés, on peut aller beaucoup plus vite et Ton a atteint exceptionnellement 49 mètres en un mois à la Salisbury, 50 mètres à la New-Primrose.

Dans les galeries de niveau, on obtient, avec la perforatrice, environ 25 à 27 mètres d'avancement par mois pour une mine en activité; plus, si la mine en est encore à la période préparatoire, où Ion est plus libre de ses mouvements. A la main, on ne réalise, en moyenne, que 12 mètres.

On cite, comme record, avec la machine Slugger, 56 mètres d'avancement en vingt-sept jours de deux postes de dix heures dans la roche dure (hard blue).

Il faut ajouter, d'ailleurs, que cette économie de temps est compensée par un accroissement très sensible de dépenses.

Voici, par exemple, un prix de revient du mètre courant de galerie exécutée à la perforatrice, à la Langlaagte Estate :

Surveillance 4 >

TRAÇAGE PROPREMENT DIT

Salaires blancs 72 \

Noirs et nourriture 20,80 i

Explosifs 64,20 f

Bougies 2,20 (

Acier et perforatrices 43,50 1

Fournitures, huile, etc 3,75 '

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