‹ Les mines d'or du TransvaalChapitre 39 sur 80 · francs · texte numérisé non relu

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cuivre amalgamé [plate] , où l'or est retenu et dissous par le mercure.

Comme détails d'installations, le pilon se compose d'une tige ronde K, en fer forgé (slem) portant, à sa partie inférieure, la

tOte [head) en fer forgé, munie d"un sabot, ou semelle mobile {shoe) I, en fonte dure ou en acier, qui subit la force du coup et recevant le mouvement de la came par l'intermédiaire d'un taquet {tappet).

TlUITEMENT HErALLUnGlQUE iiô

Ce pilon est guidi^, dans son mouvement vertical alternatif, par deux guides en bois dur.

Le mortier, rcprésentiî par la figure Cl, est une pièce de fonte, pesant 2 à 3 000 kilos, qui doit être solidement assujettie et bou-

lonni^e sur les blocs de fondation, avec interposition de feuilles de feutre et de caoutchouc. Le minerai y est introduit, d'un côté (à droite), par une rainure de 0",10 de lai^e, occupant toute la longueur de la batterie et ressort, de l'autre côté, en D, par la grille.

Celle-ci a des mailles rondes ou rectangulaires de 5 à 8/10" de raillimf^lre.

Dans l'intérieur du mortier, se trouvent deux plaques de cuivre

amalgamé, destinées à faire subir au minerai un premier traitement au mercure '.

L'une d'elles occupe, enG, la face postérieure du mortier, protégée souvent contre l'action du minerai descendant par un rebord obli-

Fig. 60. — Batlerie de dix. tocards du lypc habiluel ou Transvont,

tcrvaut Ji IdodcrlA courroie, f aiici-^jl; dlccsl en ]>]acc ol wnnot ilaf riïler los bocariiïou de Ih mpLLnea Hwui-oment uns «rrHor ta lom: nwlricc. La poulie de rubre à camoA est en bois, atce rebords de tonlc, |>ouT uc |>u (Ire Uriift |iar la vibroliom.

que ; l'autre est placée au pied de la grille sur la pièce E, à 4 ou 5 centimètres au-dessus de la surface du dé. Cette épaisseur corres-

' On racoDlc, mais peul-ùtre est-ce une lëgeode, que, dons udc mine du Rand, le premier jour de la mise en inorche de la botteric, l'une de ces plaques fut elle-même broyfe el que les débris de cuivre, coulant sur la plaque eïtérieure, y produisirent aussitôt un dcpAt d'amalgame si abondant que tout le rnoodc crut à une teneur en or extraordinaire el que les aclions de la mine montèrent, pendant la journée, à des proportions foulastiques. Plus lard, on s'aperçut que cet amalgame était seulement de l'amatfiame de cuivre.

TRAITEMENT METALLURGIQUE 421

pond à celle (lu minerai non broyé. A rcxtériciir, l'amalgamation s'achève sur une feuille de cuivre de i"',\Q de large sur 2", 40 de long, argentée d'abord, puis amalgamée, oii la pulpe s'écoule, avec

Fig. 61 . — Mortier d'une ballerie de bocarils à ii

A, baiK du morlicr. — B, Ulilinr dr Fcmlc. — C. revtlcmont <n scier. — D. wpport do II rjUie. -

une certaine vitesse délicate à bien régler, entraînée par le courant d'eau. L'alimentation se fait au moyen d'une trémie, à la disposition de laquelle on attache, avec raison, une sérieuse impor-

tance, et l'on admet, en môme temps, une certaine quantité d'eau. Les pilons d'un même groupe sont soulevés, l'un après l'autre, par les cames, de manière à ne pas trop ébranler les fondations par leur choc simultané et, généralement, on le fait dans l'ordre 4, 3,5, 2, 4 (parfois 1, 5,3, 2, 4 ou 1, 4,2, 5, 3). On donne, en moyenne, 90à 100 coups par minute, avec une faible hauteur de chute de 0^^5 à 0M8.

De temps en temps, on recueille l'amalgame d'orformé '. Cette opération se fait généralement une fois par jour sur les plaques de cuivre extérieures, que l'on gratte au moyen de racloirs en caoutchouc, ou parfois en acier et que l'on saupoudre ensuite de mercure; après quoi, on passe un morceau de grosse toile pour répartir J'amal- ■ game à l'état de stries rugueuses', oudeeoultelettcs.

Fig. 61. T I ■ t ■

,. , , ,. ,.,, ,. , ,. , ,, Les plaques intérieures ne

Creiiael pour la dislillalion lie 1 nuialgame il or. "^ r 1

sont nettoyées que toutes les semaines et le fond des mortiers une fois par mois, quand on arrôle les batteries pour procéder à leur nettoyage général.

On obtient ainsi un amalgame d'or, qu'on filtre dans un sac en toile et dont on forme ainsi des boules, que, de temps à autre, on soumet à la distillation dans des cornues en fonte (reloris) (fig. 62). Dans cette opération, le mercure se volatilise et l'or veste sous forme d'une tourte spongieuse, qu'on refond, dans un creuset de plombagine, avec du nitre, du carbonate de soude, du borax, etc., pour

' Les vols d'amalgame sont consiiiérés cniniiie ayant une importance sérieuse dnns beaucoup de mines et l'an cmpinic des dispesitirs divers pour les éviter.

* Au diïbut de la mise en marcIic d'une ballerie, il est nécessaire de laisser adhérer une certaine quantité d'aïualgoiue précieux sur les plaques, pour assurer ensuite leur bon fonctionnement (Fuclii et Cumenge, l'Oi; p. 120), l'amalgame rugueux étant beaucoup plus efficace pour retenir l'or que les plaques trop propres et trop lisses. Il en résulte, pour les premiers jours, une certaine diminuUun dans la teneur apparente, qui sert ensuite, pendant très longtemps, d'explication, si le minerai ne donne pas les résultats préalablement annoncés au public. Avec les plaques de cuivre argentées ce temps est réduit à

TRÂlTEMEiNT MÉTALLURGIUUE 429

obtenir les lingots d'or. Ceux-ci, qui doivent encore subir ultérieurement un raffinage dans un hôtel des monnaies — car ils ne contiennent guère que 80 à 90 p. 100 d'or fin — , sont vendus et expédiés à Tétat brut.

Comme perfectionnements récents dans ces appareils, nous ne pouvons citer que la tendance générale à augmenter le poids des pilons, en môme temps qu'on diminue le degré de finesse du broyage, en accroissant le diamètre des mailles de la toile métallique, par laquelle s'échappe la lavée. Au début de l'industrie du Rand, on a employé des pilons de 203 kilogrammes (450 Ibs), qui convenaient bien pour le minerai friable et oxydé de la surface, mais sont devenus impuissants à broyer les roches très dures, que Ion extrait, presque partout, désormais ; aujourd'hui, on considère, comme la meilleure dimension, celle qui correspond à un poids de 476 kilogrammes (1 050 Ibs) et, dans la nouvelle batterie de la Modderfontein, on a été à 566 (1 250 Ibs).

Le nombre de tonnes broyées par jour et par pilon s'accroît nécessairement, en même temps que le poids des pilons, et c'est ainsi que les pilons de la Crown Reef, lourds de 451 kilogrammes, broient 4"", 64, tandis que ceux de la Nigel, lourds de 340 kilogrammes, broient seulement 2*"*, 45. Cependant, il est évident qu'il y a une limite à cet accroissement et que les trop gros pilons présenteront, dans leur fonctionnement, des difficultés qu'on ne rencontrait pas avec les petits. Plus le pilon devient lourd, plus le diamètre de l'arbre à cames et la longueur de la tige doivent augmenter. Pour 476 kilogrammes, le diamètre est de 0™,08et la longueur de tige de 4", 20.

D'autre part, on est arrivé à employer, à la Buffelsdoorn, des toiles métalliques avec seulement 15 mailles au centimètre carré tandis qu'à la Chimcs on a été à 180 : la moyenne est de 90 à 100. En diminuant la finesse du broyage, non seulement on fait une économie sur la dépense de force motrice nécessaire à la batterie; mais on réduit aussi la perte d'or à l'état de slimes.

Le principal problème à résoudre avec les pilons est de ne broyer ni trop ni trop peu, de régler les cames et l'écoulement du minerai, de manière qu'une fois réduit en poussière suffisamment fine, celui-ci ne reste pas indéfiniment sous les bocards, qui, alors,

non seulement fournissent du travail inutile, mais font même de la besogne nuisible ; car ils écrasent Tor et les quartzites, et produisent, à la fois, de Tor flottant et des sliipes : c'est-à-dire, de toutes façons,* une perte en or. Dans ces appareils, les ruptures de pièces sont également assez fréquentes ; mais étant donné que tous sont du même type et viennent, à peu près, des mêmes maisons, il est facile d'avoir immédiatement les pièces de rechange, sans qu'il en résulte un arrêt dans le travail. Enfin, il est nécessaire d'apporter un soin extrême aux fondations.

D'une façon générale, les quelques chiB'res suivants, représentant la moyenne de tout le Rand, montreront comment, avec les développements successifs de l'industrie, le rendement par jour et par pilon s'est accru très fortement d'année en année, en môme temps que le nombre des pilons lui-même.

Nombre de Tonnes mélriques

pilons cil marche. bro} ées par jour et {lar pilon.

Janvier 4891 1412 pilons. . . . moyenne 2,50

Janvier 1892 1 560 — ... . — 2,00

Janvier 1893 1914 — . . . . — 3,40

Janvier 1894 2 169 — . . . . — 3,32

Décem. 1894 2 265 .... — 3,38

Août 1895 2 565 — . . . . — 3,75

Novem. 1895 2 870 — . . . . — 3,81

Cette amélioration du rendement provient, avant tout, de l'augmentation du poids des pilons; néanmoins, elle peut correspondre aussi à un meilleur fonctionnement ; on serait même tenté d'attribuer une importance exagérée à cette dernière considération, si Ton se fiait absolument aux résultats publiés par les diverses mines. Car, si nous prenons, par exemple, dans le tableau suivant (page 431), donnant les résultats du broyage dans les diversesmines en août 1895, des mines ayant des pilons exactement du même poids (430 kilogrammes), donc comparables et broyant, en outre, des minerais de dureté bien analogue, nous voyons que le broyage, par jour et par pilon, a varié dans la proportion suivante :

Jubilco Princcss Estale Jumjicrs Salisbury Langlaagtc Mcyer

Block B and Chiarlton

2S92 3»,10 3S31 3»,35 3So3 3S70

Langlaagte Estale Roo<.ic[K>ort Uniled 51. R. Giusbcrg Wemmcr Geldenhuis M. R.

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