‹ Les mines de Québec [microforme]Chapitre 3 sur 43 · NN · texte numérisé non relu

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Car, il ne fait plus de doute à personne que notre pro- Vince possede le sous-sol minier le plus riche du Dominion. D'ailleurs la richesse et l'étendue de ces précieux dépôts sont connues depuis long, mps. ‘hiimplain, dans sa requête au roi de France, écrite ca 1650, attirait déjà l'attention de l'Europe sur leur inporltonce, Les relations des Jésuites contiennent à ce sujet des informations précieuses, La commission nommée en 1821 pour explorer les régions du StMhurice et du Saguenay, nous fournit encor . détails intéressants sur point. Enlin les rapports xploration scologique du Canada, contiennent Pinvessaire minutieux et détaillé de ces richesses merveilleuses, et, si ceux qui doutent encore ont besoin d'autres renseignements, nous pourrions leur citer l'étude remarquable d'Erastus Wiman. publiée en décembre 1890 dans la North American Levier, sous le litre La meilleure moitié de ce continent, dans liquelle il démontre, preuves en main, l'abondance et la valeur illimitées de nos ressources minérales.

En 1827, le colonel Ingell chargé avec M. Bouchette et M. Nixon, de l'exploration du SEMaurice et de l'Ottawa constatait dans son rapport la présence du p phale sur la rivière du Liévre.

HN 1SIS, Sterry Hunt en faisait aussi la mention dans son rapport.

Les terrains laurentiens occupant la partie nord du golfe St-Laurent renferment le phosphate, le fer magnétique et titanique, la plombagine, le mica, ainsi que les granits, les Tlabradorites, les calcaires. On évalue à trois millions d'acres l'étendue de nos terres à phosphates.

Si nous tournons les yeux vers le riche district miniers des Cantons de l'Est, où se rencontrent les terrains de formation précambrienne et cambrienne, on trouve le cuivre, le fer magnétique et oligiste, l'antimoine. le nickell, l'argent, le quartz aurifère, Près de Sherbrooke, on exploite les schistes argileux, comme

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lois: Dans la méme formation se trouve Ia rpen line four: nl Bile, Le fer chromiqu

En outre G@ cela k ii ittil Î AE ü maints endroits dans la vallée du Québec et Montréal: dans ba tormation silurienne v pi sentee par ie groupe de TFrenton sSéchappe depuis des siceles du gaz naturel. Songe-ton aux millions que ce produit represente el aux protits QUE OHOS Voisins de l'Ohio et de Pensilvanie retirent de son \ploitation”

Dans la Gaspésie, formation de Gaspé, on a reconnu l'exi ‘ence du pélroie,

Signalons dans les formations Sédimentaires, Surtout de la vallée du StLaurent, les immenses dépots d'argile utilisés pour briques, dépots de tourbe et de minerai de fer des marais. Les innombrables sources minérales suureuses el salines de cette vallée sont intarissables.

Citons aussi les alluvions auriféres de la Beauce signalées parmi les plus riches du monde pur des ingénieurs américains,

Érastus Wiman a éerit que le plus grand étonnement du publie américain sera d'apprendre que nul pays au monde ne posséde le fer en aussi grande abondance que le Canada, et spécialement notre province, Dans la province de Québec, près de ia ville d'Ottawa. il y a une mine de fer capable de produire cent tonnes de fer par jour pendant 150 ans sans manifester aucun signe d'épuisement, Et le fer se trouve partout le long de FOttawa, dans la vallée du St-Laurent, dans les cantons de Est, dans le St-Maurice, ete., partout possédant *e singulier avantage d'être presque entièrement libre de phosphore,

Vers le lac Témiscamingue, dans la formation huron2 nienne proprement dite, se rencontre une mine de plomb argentifère, de blende, de galène, d'une richesse prodigieuse au jugement des experts.

Vers le lac Abitibi les explorateurs de la commission géologique ont déjà signalé des indices intéressants, et on peut espérer découvrir des minéraux industriels dans cette région.

Au lac Chibogomo les explorateurs ont découvert de l'amiante qui ressemble à celle des cantons de l'Est dans une serpentine verte. L'or à été reconnu soit libre, soit dans la pyrile de cuivre dans une veine de quartz de quarante pieds d'épaisseur, dans une proportion de $10.00 à la tonne. Le minérai de cuivre est de la bornite et de la chalcopyrite, c'est-à-dire des minérais de haute teneur et on a aussi trouvé un peu de pyrite magnétique nickelifère.

On peut donc encourager les recherches de mines dans toute la région comprise entre la hauteur des terres, la baie James et le lac Mistassini. La partie au Nord-Est de ce lac a été Parcourue par M. Low, de la Commission géologique d'Ottawa, qui y a signalé des dépôts considérables de fer, mais elle ne sera sans doute ouverte que plus tard.

Notre province possède d'immenses quantités d’autres minéraux, outre le phosphate, l'amiante, l'or, l'argent, le cuivre énumérés déjà, on y trouve l’antimoine, l’arsenic, les pyrites et oxides de fer, le marbre, le graphite, le gypse, la stéalite, le grès siliceux pour le verre, l'émeri, une foule de pierres précieuses, comme par exemple, les tourmalines colorées, les feldspath opali- Sants, le quartz astérié, les grenats, tous mille fois signalés à l'attention publique.

La Colombie Anglaise s'appelle « The mineral province »; cette appellation conviendrait tout aussi bien

à notre province.

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Toutefois, deux faits frappent d'étonnement l'étranger qui visite notre province: c'est à savoir l'immensité de nos régions minières et la faiblesse de notre production minérale.

L'étranger à dû se demander comment il se faisait qu'il y ait eu si peu d'activité dans l'industrie minière dans un pays dont les richesses minérales sont si grandes, et dont la découverte remonte déjà à plusieurs siècles. Il a dû se demancer pourquoi la production a été si faible jusqu'ici ?— Pourquoi si peu de vraies mines sont en exploration ?— Pourquoi en a-t-on abandonné de si bonnes et de si riches ?-— Pourquoi a-t-on jusqu'ici, si peu exploré certains districts, les vallées du lac St-Jean, du St-Maurice, de l'Outaouais Supérieur, où de très riches découvertes ont été faites ?— Pourquoi la valeur de ces régions minières est-elle si peu connue ?

À toutes ces questions il n'y a qu’une seule réponse. L'industrie minière est peut-être celle qui exige les capitaux les plus considérables, et l'on sait, avec quelles difficultés les compagnies comme les individus, parviennent à rassembler les fonds qui leur sont nécessaires. D'un autre côté cette industrie est l'une de celles qui exige le plus de déboursés en travaux préliminaires, qui fournissent le plus tardivement des bénéfices et réclament le plus de persévérance.

Or, c'est à l'absence de capitaux qu'il faut attribuer la cause première de l'écart considérable constaté entre la production minérale et la capacité productive de notre province. Les capitaux ont rarement été assez i abondants. Des mines qui auraient demandé, pour donner de bons résultats, d'énormes sommes d'argent, ont été ouvertes avec un tout petit capital. Rien d’étonnant si quelques-unes ont dû suspendre leurs opérations, retardant ainsi le développement de l'industrie minière. Cependant la plupart se sont développées au-delà de toute altente et donnent malgré tout, les plus belles espérances.

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