‹ Les mines du Laurion dans l'antiquitéChapitre 39 sur 42 · NOTICE SUR LA CARTE DU LAURION ANTIQUE · texte numérisé non relu

NOTICE SUR LA CARTE DU LAURION ANTIQUE

du SounioD qui s*appuie sur Thoricos et Anaphystos ; or, il est à remarquer qu'il ne désigne pas cette région sous fe nom de Laurion (1). Je crois donc que Aau&eiov désigna tout d'abord le village où furent exploitées les mines d'argent et que le nom s'étendit plus tard à toute la région des mines. Dans ces conditions, j'ai pensé qu'il convenait de le placer sur le bord de la mer orientale, là où, selon toute probabilité, furent découverts les premiers gisements de plomb attentif ère (2). Quant au lieu appelé IttI ©paffuXXo) ou ©pacruXXou (jLVYjfjiaTi, OU peut conclure du rapprochement de deux actes de concession qu'il appartenait au dëme de Bésa (3). La concession 'AcppoStcrtaxdv est située une fois dans le dème de Bésa, une fois à Thrasyllos. S'il s'agit de la même concession, et nous n'avons pas de raison de soupçonner le contraire, la conclusion s'impose. Maintenant Thrasyllos était-il au Nord ou au Sud de Bésa, je l'ignore ; la place que je lui assigne sur la carte n'est pas certaine.

Les points habités étaient reliés entre eux par un réseau de routes, dont nous retrouvons les traces sur le terrain, ou la mention dans des inscriptions. Les vestiges les plus importants de routes antiques se montrent au Sud du Laurion, sur le flanc oriental des collines qui séparent le cap Sounion du val Agriléza (4). On en relève encore près du temple de Poséidon, au bord de la baie de Sounion (6), le long delà baie de Thoricos (5), sur le Plateau du Sud aux environsdeSouréza(7),etau Nord même du Laurion, à l'entrée du ravin Potamo. Des inscriptions font mention de routes qui reliaient Thrasyllos, Aulon et Bésa (8). Ces routes servaient au transport des minerais et des métaux, et un charroi très actif y circulait; on voit encore en plus d'un point les ornières creusées parles chars antiques.

(1) Hérodote, IV. 99.

(2) L'identification AaupEiov «• Legrana me parait peu fondée. CI Hansen, De metallis Alticis^ p. 25. On s*est livré à de longues discussions pour savoir si ce nom s'appliquait à une montagne, à un dème, à un port: c'est peine bien inutile. Voir le résumé de ces recherches dans Boeckb, Laur. Silb., p. 86 et siiiv. Les étymologies de Aaupiov proposées par divers auteurs sont de pures fantaisies.

(3) CIA, II, 780 et 781 b. Voir plus haut, p. 140. |4) V. la carte.

(5) Hiinriot, Dèmes de VAttique, p. 209.

(6) Cordella ; Laurion, p. 82.

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