Petits gailletins lavés de 30 à 55 millim., trous ronds
9 Gros gailletins lavés de 55 millim. et au-dessus.
ClamlileAtlon eommerclale
La classification commerciale des produits du lavoir est très intéressante car elle montre tout le parti qu'on peut tirer des mélanges judicieux.
Fines lavées de 0 à 8 millim., trous ronds, pour Tindustrie et la fabricatton des agglomérés.
Fines lavées de 0 à 30 millim., trous ronds, i)our Tindustrie. C'est un produit excellent pour le chauffage économique des chaudières.
Grains lavés de 8 à 12 millim., trous ronds pour Tindustrie également.
Qrains lavés de 12 à 30 millim., trous ronds pour Tindustrie et le chauffage domestique. C'est un combustible superbe.
Gailletins lavés de 30 à 50 mlUim., têtes de moineaux pour le chauffage domestique.
Enfin, gailletins lavés de 55 millim., pour le chauffage domestique.
Les briquettes de 7 kil. fabriquées par la Compagnie à deux pas d'un canal sont remarquables par la teneur en cendres.
Un !•' type à 9 1/8 de cendre pour la consommation industrielle.
Un 2* type à 7 1/2 pour le même objet.
Un 8« type à 5 1/2 pour la marine et les chemins de fer.
Enfin un dernier type à 3 1/2 de cendre représente évidemment un produit de premier ordre destiné aux torpilleurs. Il parait fabriqué avec des fines lavées de 5 à 8 millim. qui sont probablement très pures.
L'usine à briquettes et un premier lavoir ont été construits en 1880 et un deuxième lavoir en 1887. Le quai d'embarquement date de 1881. C'est donc très résolument et très intelligemment que Meurchin est entrée dans la voie des manipulations des charbons auxquelles le Nord et le Pas-de-Calais ont été si longtemps réfractaires.
Renseiffneiiients complémentaires.
Voici quelques renseignements sur les fosses :
1° Puits n° 1, si*ué à Bauvais (Nord), creusé de 1857 à 1859. Profondeur 283 mètres, niveau d'exploitation 272. Diamètre 4 mètres. Cuvelé en bois sur 80 mètres de hauteur.
1 machine d'extraction horizontale à 2 cylindres de 180 chevaux; cages en fer à 2 étages contenant 4 berlines en tôle d'acier contenant 460 kil. de charbon. Un ventillateur Guibal de 7 mètres. Pas de grisou. Epuisement par bennes guidées de 2,500 litres. Le puits est muni de hauts-volants avec cliariots permettant le changement rapide des cages et le remplacement des bennes à eau. Celle-ci sont en fer. Force motrice 6 générateurs de 100 m. q. de surface de chauffe.
2" Puits n» 3. Siège double creusé par le système Chaudron, 2 puits distants de 30 mètres d'axe en axe, avant chacun 3"*,20 de diamètre dans les collets du cuvelage. Profondeur 300 mètres. Niveau d'exploitation 286 mètres. Hauteur du cuvelage 80 mètres. Sables aquifères et marnes argileuses à la tête sur 80 mètres de hauteur. Une machine d'extraction sur l'un des puits, l'autre ne servant qu'à l'aérage. Cette machine est horizontale, 2 cylindres de 250 chevaux. Cages de fer à 2 étages. 4 berlines en tôle de fer de 430 kil. de contenance (Elles vont être remplacées par des berlines en tôle d'acier de 460 kil.). Un ventilateur Guibal de 9 mètres. Pas de grisou également. Epuisement par caisses à «»au introduites dans les ca^es.
d*une contenance de 1,600 litres* Chose très intéressante, on y installe la perforation mécanique, Force motrice 7 générateurs de 100 m. q. chacune.
Le chantieur de la fosse n* 1 comprend, outre les bure au r ot magasins, un atelier d'ajustage et de menuiserie pour les réparations, avec machine motrice de 25 chevaux. Ces ateliers ot le chantier sont éclairés à la lumière électrique. On voit que tout est au 'progrès à Meurcliin.
Usine à briqaettes et lAvoira.
Deux lavoirs, système Coppée, modifié, pouvant produire ensemble 55 tonnes à Theure? L'usine comprend deux pi*esses ('ouillard, produisant chacune 10 tonnes à l'heure de briquettes de 7 kilogrammes. Force motrice, 3 générateurs denii-tu- J>iilaires de 150 m. q. chacun.
Qaai d'entbApqaemeni.
Bassin ou port sur la Duèle de 180 mètres sur 40 mètres. Trémies de cnargement, système des mines de Lens, avec wagons à caisse ])asculante et fermeture automatique, soulevés par les grues des locomotives.
Membre de niAelilnes de 1a CompAipiiie.
13 Machines à vapeur de 760 chevaux ; 3 Locomotives; 40 Wagons.
PopnlAtion. — Suliiiree. — HAbitAtiona.
Le nombre d'ouvriers employés a été en 1888 de 883, au fond et au jour. Leur salaire s'est élevé à 1,016,868 fr. 90.
La plus grande partie des ouvriers est logée dans les villages environnants. La Compagnie a construit 118 maisons louées à raison de 5 fr. par mois, bien qu'elles aient coûté en movenne 2,800 fr. l'une sans le terrain. La location couvre les frais d'entretien.
Cftiese de seeoiim.
Une Caisse de secours, fondée en 1859, assure aux ouvriers les secours et les médicaments en cas de maladie, ainsi que les retraites pour la vieillesse. Elle est alimentée par une retenue de 8 0/0 sur les salaires et une allocation de 1 0/0 de la Société. Les recettes s'élèvent ainsi à 40,000 fr. par an ; les dépenses n'atteignent pas tout à fait ce chiffre. L'encaisse, qui était de
75,292 tv, le 81 décembre 1888, est placée en dépôt à la Compagnie à intérêts de 5 0/0 Tan.
Le chauffage est distribué gratuitement aux ouvriers ; en 1888, il a t*é livré 2,413 tonnes de charbon aux ouvriers dans ce but.
Production.
»ici la production depuis Torigine :
Report.
Report.
•184. dA9
La Société est administrée par un Conseil composé de cinq membres, savoir :
M. Laeheres, propriétaire à Armentiëres, président, qui s'occupe activement de l'affaire. Tout le monde est unanime à lui reconnaître beaucoup de savoir et de compétence ; il est administrateur du charbonnage belge d'Anderlues, de la Société des Ciments français, à Boulogne-sur-Mer, etc. ;
M. Rosselet, banquier, à Abbeville, vice-président ;
M. Clalmpanaln» propriétaire, à Lille, secrétaire;
M. BoadigiUer. propriétaire, à Lille ;
M. ParlBse, entrepreneur, à Lens.
La direction est assurée par deux ingénieurs du mérite le plus incontesté, M. Tlilry directeur et notre excellent camarade M. Dolae.
On le voit, l'amour du progrès et la bonne administration qui sont comme la caractéristique des mines de Meurchin, s'expliquent maintenant.
En résumé on sent que toutes les sociétés dans le Pas-de-Calais sont entraînées dans un courant' de progrès qui fait soi- §ner tous les détails dans les immenses concessions comme ans les autres : noblesse industrielle oblige.
Bourges est située entre TEsearpelle et Courrières dans cette région oii le bassin paraît avoir subi un léger étranglement.
Coupes IVord-Sad
Nous avons là à étudier quatre coupes très intéressantes Nord- Sud passant par les fosses Henriette, Mulot, De Clercq et Hély d'Oissel.
Toutes ces coupes sont comprises dans la région avoisinant le côté Sud du bassin c'est-à-dire les terrains renversés.
Au Nord la concession d'Ostricourt est dans les maigres. A gauche, il y a la vaillante exploitation de Drocourt dans le recouvrement dévonien et Courcelles-les-Lens dans la même situation adroite.
Bourges est donc en plein dans les gras et dans la partie normalement la plus riche du bassin.
L'ensemble du gîte nous paraît assez tourmenté. A la coupe Hély d'Oissel nous observons que les terrains en place sont assez fortement redressés eux-mêmes, notamment dans la partie médiane, de sorte que les terrains en place forment avec la partie renversée un véritable V presque aigu et couché. La fosse Hély d'Oissel est dans cette région Sud au .voisinage des renversés .
A la fosse De Clercq, au contraire, les couches notamment dans la partie Nord s'aplanissent en indiquant une régularité, une fréquence et une puissance assez grandes dans les gras. La fosse est dans cette région et paraît appelée à un grand avenir.
A la fosse Mulot, la coupe mdique au Sud, des plissements importants et des brouillages caractéristiques. Mais à partir de la fosse en allant au Nord, le gîte se régularise et les Dowettes traversent un terrain relativement régulier.
Chose assez remarquable, les couches demi-grasses paraissent replonger au Nord du côté d Ostricourt.
La coupe N.-S. passant par la fosse Henriette est plus complète et comprend toute la concession.
Elle part au Sud, de la grande faille des terrains renversés et va jusqu'au Nord aux limites d'Ostricourt.
Cette coupe est très satisfaisante au point de vue de la régularité et de la puissance du gîte. L'inchnaison des couches est faible en général sauf au Nord où elles se relèvent vivement mais accidentellement selon toute vraisemblance.
La foss(* Henriette est à peu près au milieu de la concession.
Telle est la description sommaire de ce gîte intéressant qui complète très heureusement les études de TEscarpelIe et de Courrières. Ces quatre coupes Nord-Sud sont encore quatre documents ou profils, en travers à ajouter à tous ceux que nous avons mentionnés.
Avec eux, qui se lancera dans la construction d'un relief complet du bassin analogue à celui que M. Bar fait à Courrières? Ce serait une entreprise digne de tenter cet ingénieur de talent et de goût.
Fosse de Clereii
Trois plans nous montrent les installations de la fosse De Clercq si bien agencée et si complète.
La machine est verticale le chevalement très élégant s'ap-
Sujant sur deux colonnes en fer, bissectrices de l'angle, qui onnent toute la stabilité voulue .
Les criblages suivent, avec un petit monte charge à crémaillère, genre de Quillacq.
ruMieliate de Doarses
Le parachute de Bourges est exposé, — grandeur naturelle, avec la partie supérieure de la cage, sur longrines en rails et la traverse qui l'assujettit dans le puits, — au milieu de remplacement occupé par l'Exposition de ces mines.
C'est un parachute par pincement des rails.
Le poids de la cage tend un ressort puissante lames qui fait mouvoir un arbre passant de côté sous le plafond de la cage.
Cet arbre porte deux index qui dans la position du repos abaissent et tiennent en respect deux griffes agissant sur les deux côtés du rail Vignole. Si les guides ne les retiennent plus, par suite de la détente du ressort à lames, les index laissent les griffes livrées à l'impulsion d'un ressort à boudin qui les amène vigoureusement et instantanément en contact avec le boudin du rail qu'elles pincent énergiquement.
Appureil A pousser les berlines dons les eo^es
Signalons comme invention nouvelle un appareil à pousser les berlines dans les cages, conçu par notre excellent camarade M. RosBiffiteax et exécuté sur ses plans par MM. HallUet et Compacnle, à Anzin.
Un cylindre à vapeur vertical actionne par crémaillère une
nde poulie différentielle qui fait mouvoir une chaîne sans circuit fermé, de façon à lui faire parcourir à chaque pistonnée une course horizontale de trois mètres suffisante pour pousser les berlines dans la cage.
L*ouvrier n*a qu'à manier un levier de commande pour que
le chargement ait lieu. A l'aide d'un débrayage tout est remis en l'état primitif pour une nouvelle eordée'et ainsi de suite.
Cet appareil très ingénieux évite les approches du puits toujours très dangereux et donne une économie de temps dans le chargement. Nos compliments à M. Rossi^iieax et à MM. MaiUirt eC Compa^aie.
ntotosraphies.
Signalons encore les quatre photographies des fosses De Clercq, Hély d'Oisel, Mullot et Saint-Henricttu ainsi que le four à coke et lavoir de la Cie.
Tour £iirel en rolie.
Une tour Eiffel en coke des mines de Dourges indique que \à est l'industrie qui apporte le plus gros appoint aux bénéfices de la Compagnie. Ce monument curieux et pittoresque occupe le fond de l'Exposition.
CTliarboiis et CoUeai.
Les grains lavés pour forges de 2 à 5 millimètres, que nous offre Dourges, sont très purs et brillants ainsi que les lavés de 5 à 10 millimètres et de 10 à 30. Le coke est magnifique, luisant et métallique.
Historiqae
Il est bon ainsi «lue nous nous en sommes fait une oblijration pour que ce livre marque bien retape industrielle de 1889, de rappeler les origines des sociétés dont nous nous o<*cupons.
Découverte de la houille. — En 1840, Madame de Clereq, voulant obtenir de l'eau jaillissante dans son parc d'Oignies ^Pas-de-Calais), fit faire un forage par M. Halot, (\ue les travaux du puits de Grenelle, à Paris, avaient fait connaître, et elle découvrit le charbon â la profondeur de 151 mètres. Cette initiative a placé le nom de Madame De Clercq au pi'emierrang parmi ceux auxquels la reconnaissance publique est acquise.
En effet, c'était la première fois que la présence de la houille était constatée dans le département du Pas-de-Calais, en dehors des anciennes exploitations du Boulonnais.
Concession de Dourges, — 'A la suite de cette découveHe, Madame de Clercq, s'adjoignant M. Mulot, présenta au Gouvernement une demande en concession, qui aboutit, le 5 août 1852, à un décret octroyant aux demandeurs la concession de Mines, dite concession de Dourges, s'étendant sur une superficie de 37 kilomètres carrés 8*7 hectares.
Fosse n° /, ^ Madame de Clercq et Monsieur Mulot se mirent
en devoii' rrexploiter leur concession et ouvrirent un premier puits, sur le territoire d'Hénin-Liétard
Ce puits, atteignit la profondeur de 104 mètres 55 c. dans le courant do l'année 1853.
Monsieur Mulot a>ait inauguré, pour son creusement, le procédé de fonçage à niveau plein, repris plus tard avec succès par MM. Klnd et Chandron. Cela est très intéressant à connaître au point de vue de Thistoire des mines. Le revêtement en pièces de chêne, assemblées comme les douves d'un tonneau, dont il avait été garni dans la traversée des terrains aquifères, ne résista pas à la pression combinée de Teau et des terrains et le puits s'écroula en juin 1854.
Fosse Sainte-Henriette ou n° 2. — A 50 mètres environ de distance du premier puits, en août 1854, les concessionnaires en ouvrirent un second, dit Fosse Sainte-Henriette ou n° 2, en employant, pour son creusement, le procédé habituellement en usage et sanctionné par Texpérience.
Cette seconde tentative t\it couronnée d'un plein succès. — En août 1855, le terrain houiller fut atteint à la profondeur de 144 mètres 80 cent, et une première veine, nommée Saint- Louis, fut rencontrée à la profondeur de 155 mètres.
Société de Bourges, — Après cet heureux résultat. Madame de Clercq et Monsieur Mulot, les 22 septembre, 2 novembre et 4 décembre 18c5, fondèrent la société de Bourges, propriétaire actuel de la concession de ce nom.
Cette Société est civile a son capital divisé en dix-huit cents actions, nomitatives ou au porteur, de 1,000 fr, chacune.
La Fosse Sainte-Henriette entra en extraction en mars 1856.
Fosse Mulot ou n" 3, — Au mois de septemlire 1858, une nouvelle fosse, dite Mulot ou n* 3, t\xi ouverte sur le territoire d'Hénin-Liétard. Ce puits, dont le creusement s'effectua sans accident notable, atteignit le terrain houiller à la prolondcur de 154 mètres et entra en extraction le 2^ mars 1860.
Fosse Hély d'Oissel ou n" 4. — Le 20 juin 1867. la Société entreprit sur le territoire de la commune de Novelles-Godault le fonçage d'une troisième fosse, nommée' Hély croissel ou n* 4.
Les travaux, suspeuflus en janvier 1868, pour atteixlre le résultat d'un sondage exécuté à une distance de 300 mètres environ au sud-ouest de ce puits, fUrent repris le 12 avril 1810; le terrain houiller Ait rencontré à la profondeur de 146*"40, et, le 18 mars 1^75, la Fosse Hély d'Oissel atteignit la profonfondeur de 294"'59.
Arrêtée à cette profondeur, elle ftit encore l'objet dé travaux d'aménagement préliminaires à l'extraction du charbon, qui l\it commencée en mars 1876.
Chemin de fer et quai Rembarquement. — Pendant que la Société de Bourges effectuait le creusement de son quatrième puits, elle se préoccupait d'établir un quai d'embarquement pour les expéditions de charbon par eau et un chemin de fer, devant relier tous ses puits entre eux, ainsi qu'à la gare d'Héuin-Liétard et au <iuai d'embarquement en projet.
Le 2 septembre 1870, elle obtenait la concession d'un chemin de fer réalisant les conditions qu'elle recherchait, et, en 1875, le chemin de fer et le quai d'embarquement étaient terminés et utilisés pour le service des expéditions de charbon.
La longueur totale du chemin de fer était de 6,375 mètres et la superficie du quai d'embarquement ou rivage, de 7 hectares.
Fo88e Darcy ourc* JS, — Le 30 octobre 1876, une cinquième fosse, dite Darcy ou n» 5, fut ouverte sur le territoire de la commune de Noyelles-Godault.
Pour des motifs commerciaux, le creusement en fût inter- .rompu, la profondeur atteinte n'étant encore que de 10"50. Les travaux n'ont pas été repris depuis cet arrêt, la Société ayant jugé utile de porter ses efforts sur d'autres points et de remettre à une date plus éloignée la continuation des travaux de la Fosse Darcy.
Pendant neuf ans, la Société de Donrges développa son exploitation dans les trois fosses existantes et porta ainsi le chiffre de sa production annuelle de 119,861 tonnes à 307,319 tonnes.
Elle dirigea en même temps des recherches vers la riche concession de Courrières. Ces recherches aboutirent à la découverte d'importantes veines de charbon, sur lesquelles il fut décidé qu'on établirait un nouveau et important siège d'extraction.
Fosse de Clercq ou n" 6, — En suite de cette (décision, le 2 mai 1885, la fosse de Clercq ou N** 6, fut ouverte sur le territoire de la commune d'Henin-Liétard, elle rencontra le terrain houiller à la profondeur de 150"»30 et le 20 février 1887, elle fut arrêtée à la profondeur de 290"13. En mars 1888, eût lieu la première extraction de charbon à cette fosse, qui fht reliée au réseau des autres puits par un chemin de fer de raccordement livré à l'exploitation le 26 juillet 188S. Ce nouvel embranchement porta la longueur totale du chemin de fer de la Compagnie à 7,567 mètres.
La mise en exploitation de la Fosse de Clercq donna une nouvelle impulsion à la Société de Dourges , qui continua d'ailleurs son mouvement d'accroissement dans les anciens puits. Cette production atteignit 284,084 tonnes de charbon marchand en 1888 (dont 49,541 tonnes pour la part de la Fosse de Clercq) et marche actuellement (mai 1889) sur le pied de 500,000 tonnes par an.
Atelier de carbonisation et lavoir, — Pendant l'année 1888, la Société de Dourges compléta ses installations par l'établissement, à proximité de la Fosse-Saint-Henriette, d'un lavoir à charbon et d'une batterie de fours à coke, dont le nombre, maintenu à 20 en 1888, s'élève aujourd'hui à 40.
Gisement, — Le gisement de charbon exploité par la Société de Dourges comprend la série des qualités s'étendant, depuis le charbon trois-quarts gras, à 17 pour cent de matières volatiles, jusqu'au charbon flambant à gaz à 82 pour cent de
matières volatiles, en passant par les houilles gravsses mare châles propres à la forge.
Plusieurs veines donnent un charbon éminemment apte à la fabrication du coke.
La Société a constaté aussi la présence, dans la concession de Dourges, d'un gisement de bon charbon demi-gras renfermant 13 à 15 pour cent de matières volatiles, dont il sera tiré parti ultérieurement. C^est là une découverte très importante pour Tavenir de la Société, qui est ainsi assurée de pouvoir produire dans un délai peu éloigne, une qualité de charbon
Sarticulièrement recherchée et relativement peu abondante ans le bassin houiller du Pas-de-Calais. Les puits de la Société de Dourges sont établis sur les dimensions suivantes :
Fosse Sainte-Henriette ou N* 2, diamètre 4-04, profondeur 308"»80.
Fosse Mulot N*" 3, diamètre 4"H)2, profondeur 461 m. Fosse Hély d'Oisel N« 4, diamètre 4»04, profondeur 294*80 . Fosse de Clercq'N» 6, diamètre 4"*02, profondeur 290-18.
Ppodaetion
Le tableau suivant indique la production annuelle de la Société de Dourges en charbon marchand, depuis Torigine de Texploitation.
ANNÉES