HISTORIQUE ET CONSISTANCE
•risine de la Si«ciété. — Ses predaits. - Ses usines.
La Société anonyme d*Escaut-ot-Meuse, fondée en 1882, est la continuation de Tindustrie cyéée depuis 1870 par MM. Ch. et Hthc chaadoir à leur usine de Val-Benoît. Elle 8'occupe de la fabrication des tubes en fer et en acier soudés par recouvrement, de la production des tôles, larges plats et pièces de fonte nécessaire à cette fabrication et des travaux accessoires se rapportant à remploi des tubes.
Elle possède deux usines :
L'une à Val-Benoit, près Liège (Belgique) ; Tautre à Anzin (Nord).
La première a été apportée, lors de la création de la Société, par MM. Ch. et Ht^e chMdoIr.
La seconde a été construite au contraire par la Société d*E8caut-et-Meuse.
Celle-ci, en prenant possession de Tusine du Val-Benoît, entrait de plein-pied dans Tindustrie des tubes en fer, puisqu'elle trouvait non seulement un outillage éprouvé, en pleine activité, mais encore qu'elle çroâtait de l'expérience acquise pendant 12 années de fabrication par MM. Ch. et H'be chaad«lr.
Le diplôme d'honneur remporté en 1873 à TExposition internationale de Vienne par ces messieurs, montre d'ailleurs à quel point leurs produits étaient estimés. L'expérience qu'ils apportaient à la nouvelle Société formait donc pour celle-ci un gage sérieux d'avenir, et elle n'a eu qu'à suivre la voie tracée par ses devanciers pour obtenir à son tour, à l'Exposition internationale d'Anvers de 1885, une médaille d'or.
Depuis lors, ses établissements ont continué à se développer et à faire, dans la fabrication des tubes, des progrès marqués. Aussi la Société compte-t-elle aujourd'hui parmi les plus poissants et les plus estimés des fabricants do tubes soudés par recouvrement, en Europe.
ITsine de Val-Benoit.
L'usine de Val-Benoît, créée en 1870, comme nous l'avons vu plus haut, est située entre le chemin de fer de Liège à Namur et la Meuse. Reliée par un embranchement au chemin de fer et possédant un quai au bord de la Meuse, elle se trouve dans les meilleures conditions possibles pour recevoir et expédier des marchandises.
L'usine ewi élevée sur un terrain d'une contenance de 1 hectare et 20 ares et comprend 2,500 mètres carrés de surface couverte.
1 four à ployer les tôles;
2 fours à souder les tubes ; 2 lao-inoirs à tubes ;
USINES DtJ NORÛ-ESt B68
Toutes les machines et tons les appareils nécessaires à la préparation des tôles, au soudage des tubes, à leur parachèvement et aux travaux accessoires à y exécuter.
Deux machines à vapeur d'une force totale de 250 chevaux activent les appareils mécaniques.
L'usine compte 150 ouvriers.
Elle produit annuellement 2,000* tonnes de tubes.
rsine d'Ansiii
L*U8ine d^Ânzin a été montée en 1882.
Installée avec les appareils les plus perfectionnés et mise en marche avec des ouvriers d'élite fournis par Tusine belge, elle n'a pas tardé à prendre une place importante sur le marché français.
Au fur et à mesure de la formation du nouveau personnel recruté dans la région, l'usiné d'Anzin a pu développer de plus en plus sa production — toujours poussée en avant par le rapide accroissement de sa clientèle.
De plus, comme la régularité de qualité des tôles et des larges plats employés à la fabrication des tubes constitue un élément important de succès, la Société n'a pas hésité à s'installer pour les fabriquer.
Par la même raison, elle a monté une fonderie pour l'exécution des pièces de fer spéciales que nécessite la tabrication des tubes.
Pendant les six années de son existence, la Société a donc reçu successivement les développements suivants à Anzin : Un four à ployer les tôles ; Trois fours à souder les tubes ; Trois laminoirs à tubes ;
Deux fours à réchauffer les lingots et ébauchés; Deux trains universels ; Une fonderie; Un train à tôles;
Machines motrices et appareils représentant une force dis« pénible de 750 chevaux-vapeur.
Un four à produire l'acier sur sole est en construction en ce moment.
Elevée sur un terrain d'une contenance de 6 1/2 hectares, l'usine d'Anzin comprend aujourd'hui environ 7,000 mètres carrés de surface couverte.
Elle occupe 450 ouvriers et produit annuellement : 4.500 tonnes de tubes ; 6.000 tonnes de tôles et larges plats ; 400 tonnes de pièces de fonte.
Produits priiicipaax
L*usine du Val- Benoît, aussi bien que celle d'Anzin, ne fabriquent que les tubes soudés par recouvrement.
La plus grande quantité de ces tubes trouve son application dans les chaudières tubulaires ou semi-tubulaires de tout système.
Cependant la Société s'est appliquée plus spécialement à la
abrication des tubes à fUmée pour locomotives et chaudières marines, dont Texécution, soumise aux clauses de cahiers des charges rigoureux, exige les soins les plus minutieux en même temps qu'un métal de tout premier choix.
Tandis que Tusine belge en exporte de grandes quantités en Orient, en Espagne, en Italie, au Canada, etc..., Tusine française fournit au moins les deux tiers des besoins des compagnies de chemins de fer françaises et de la Marine de TEtat français.
Les deux usines livrent également de grandes quantités de tubes pour chaudières fixes de tout genre et les munissent de bouts de cuivre, de bagues s^^stëme Bérendorf de fermetures système Field, d'écrous, etc.'^suivant leur destination.
Elles font aussi les tubes pour canalisations de toute espèce. Ces tubes reçoivent souvent à leurs extrémités des brides destinées à les réunir entre eux .
Différents types de ces assemblages se trouvent dans l'exposition. Leurs étiquettes portent quelques indications sommaires sur lusage spécial de chacun d'eux.
Quelquefois c'est en filetant les tubes qu'on les assemble, soit qu'on les visse l'un dans l'autre, soit qu'on les réunisse par des manchons également filetés.
Différents spécimens exposés rendent également compte de ce mode d'assemblage.
Celui-ci s'applique encore plus spécialement aux tuyaux de sondage, aux conduites de pétrole et de naphte, etc... que la Société exécute également.
Souvent, les canalisations d'eau, de vapeur, d'air, etc.. comportent une certaine partie de tuyaux cintrés.
La Société se charge de faire ces cintrages sur dessin ou sur gabarit.
Elle exécute des serpentins de toutes formes et de toutes dimensions dans lesquels elle assemble les tubes en les soudant, en les brasant, en les filetant, en les munissant de brides suivant demande.
Elle peut aussi greffer sur une conduite maîtresse, des branchements sous n'importe quel angle, et, d'une façon générale exécuter, notamment avec ses tubes en acier, les mêmes travaux qu'on exécute avec les tubes en cuivie.
Elle fournit également des tubes tournés et polis pour divers usages, par exemple : pour pistons d'ascenseurs hydrauliques, pour cylindres cle freins de canon, pour arbres de transmission, etc.
Enfin, la Société produit, depuis quelque temps, des tubes munis intérieurement d'un certain nombre d'ailettes, c'est-àdire du système «lean Serves, de Givors.
La fabrication de ces tubes comporte, sans conteste, un des problèmes de laminage les plus ditficilesà résoudre.
Après de nombreux tâtonnements, la Société est à môme de les produire couramment aujourd'hui.
Comme nous l'avons déjà dit plus haut, ultèrieuremeut, nous consacrerons un chapitre spécial à ces tubes.
Terminons en félicitant l'administration de cette Société qui
§ar la beauté et le fini de ses produits a su attirer l'attention u jury qui lui a décerné une Médaille éL*%r»