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FORGES DE STENAY

Au pied, un verrou et son support pour plaque tournante en acier coulé étampé.

Un arbre à hélice pour lavoir de charbonnage.

Un arbre à manivelles et à 18 coudes en acier coulé brut de fonderie, forgeable et soudable.

Pignons de trains de laminoirs en acier coulé brut de fonderie.

Châssis et corps d*affùts de canons en acier coulé brut de fonderie.

Une barre pliée à froid à chaque bout, dont un est coupé pour montrer la fracture, acier Robert.

Barre ronde, dite barre pour câble, repliée à chaud, soudée et fracturée à travers la soudure, pour démontrer qu'il n'existe plus de trace de la soudure.

Chapes de poulies universelles, ouvertes puis soudées bout à bout.

Barre brochée à chaud à partir d'un diamètre de 3/4 de pouce anglais percé dans la barre ; un des bouts est replié en « corne de bélier». Epreuve la plus rigoureuse exigée par le gouvernement britannique.

Dans un groupe sont réunies :

Des roues montées sur essieux, couronnements d'arcades, pièces à 4 tourillons et autres pièces en acier coulé brut de fonderie pour wagons et berlines, travaux publics et charbonnages.

Boîtes à graisse pour wagons.

Comme nous venoQs de le voir par l'énumération des produits exposés, cette Société s'occupe avec un grand succès de Sièces mécaniques très diverses. La perfection de louti liage e fonderie jointe à la bonne exécution du travail donne à ces pièces qui sont toutes brutes de fonderie une apparence de Uni remarquable, et ont valu à cette maison d'être classée parmi les plus importants établissements métallurgiques.

Le jury de l'Exposition universelle de 1889, a, d'ailleurs fort bien su le reconnaître en accordant aux forges de Stenay deux Jflédailles d'Aryent.

IMCédallle do Br^onze

LAURENTY ET C

le

FORGES DE LA JONQUETTE A Douzy (Ardennes)

L'exposition de MM. F. LaurMily et Cie se compose des produits de leur usine de la Jonquette .

Nous sommes ici dans les outils servant au travail de la terre. Dans une belle installation, très bien ordonnée et abondamment pourvue des différents spécimens, nous voj^ons des séries de pelles de toutes formes et de toutes dimensions, servant à tous les usages, la pelle de terrassier, la pelle de mineur, la pelle du chauffournier, etc.

Puis les séries de pioches pour tous les usages; les pioches de terrassier, de mineur, d'agriculteur, etc.

Citons en passant un râteau nouveau système. Ce râteau est d'une seule pièce, il est fabriqué mécaniquement et découpé hors barre d'acier, sans déchets ni soudure, ainsi qu'un grand nombre d'outils, pinces de carrières, etc.

M. LAurenty fabrique aussi des bassines à fritures, des bassines pour étameurs, des marmites de plombier.

Il nous montre de très beaux spécimens de tout cela dans son exposition. Ces derniers outils sont estampés en ronds ou en ovales, sans plis; quelques-uns ont des rebords presque droits. Nous voyons aussi différents articles de ménage, très bien conditionnés.

Mais ce qui nous a le plus frappé dans cette exposition, ce sont les pelles ondulées pour lesquelles ces messieurs se sont fait breveter.

Ces nouvelles pelles sont réellement très légères et acquièrent une résistance proportionnelle au carré de la hauteur donnée aux ondulations, de sorte que si celles ci ont 7 millimètres, la résistance devient 7x7 égale 49 fois plus résistante que la pelle ordinaire, ce qui permet de diminuer considéraDlement; le poids. Cette différence est de 1 kilog. pour une pelle de 38 centimètres. C'est donc un kilog. de moins à soulever. Et si l'on suppose qu'un chargeur soulève 12 pelletées par minute ou 720 par heure, c'est pour 10 heures 7,200 kilos et si la hauteur est de 2 mètres, c est 7,200 X 2 égale 14,400 kilogrammètres. Or, pour ce genre de travail, la force de l'homme a été trouvée égale à 38,800 kilogrammètres, et

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pour 10 heures c'est donc un bénéfice de 14,400 : 38,800 égale 0,3708 ou de plus de 31 0/0 sur le travail produit. Si le prix de la journée est de 3 lY»., c'est 1 fr. 10 par jour ou 330 francs par an que l'on retrouve dans le surplus du travail produit.

Historique «t Consistance.

Dans unetLsine bien née^ la valeur n attend paa le nombre des années. Jamais devise — légèrement revue et corrigée — ne fut mieux appliquée qu'aux usines de la Jonquette.

En effet, les Forges de la Jonquette, sous la firme F. Lanreniy ei C's ont été créées il y a cinq ans. La fabrication des

E elles, piociies et outils a commencé avec quelques ouvriers, e chiffre d'affaires atteint la première année était de 25,000 francs, avec 85 ouvriers.

L'outillage entièrement neuf, d'une valeur de 80,000 francs, construit d'une manière perfectionnée, permettrait d'arriver à une fabrication dix fois supérieure, avec une légère modification.

La force nécessaire pour» la mise en marche est fournie par une turlùne de vingt chevaux, une roue hydraulique de dix chevaux et une machine à vapeur de vingt chevaux.

L'outillage se compose d'abord, de 4 cisailles droites et de 3 cisailles circulaires pour le découpage des tôles d'acier en ga])arits ayant la forme des outils finis. Ces pelles et outils divers sont ensuite? amenés à leur forme particulière, dans des moules ou matrices en acier et en fonte, au moyen d'une forte presse à friction, qui peut emboutir des disques ayant jusqu'à 12 c/m de diamètre.

Une fois formées, les pelles sont munies de brides attachées au moyen de rivets; tous les trous sont percés d'un seul coup et les rivets sont également écrasés d'un seul coup par une riveuse mécanique.

l'ne platinerio est installée pour le platinage, en très faible épaisseur, des outils et pelles forgés hors barres. Trois ventilateurs, dont un du système Root, activent douze forges et trois fours à emboutir.

Trois fortes cisailles et découpoirs, dont une du poids de "7,000 kil., découpent les barres de fer et d'acier et servent à la fabrication d'un nouveau sxstèaie de râteau, découpé hors barre d'acier, sans déchets ni soudure.

Deux moutons, dont un de 1,000 kil masse tombante, servent à l'estampage des pièces de l'orge et surtout à la fabrication toute mécanique des pioches. Un martinet système Cliattdel pouvant frapper 5';0 coups à la minute, for<jo les outils, pinces de carrières, pioches, etc. Cinq meules en emeri, deux meules en grès et polissoirs sont destinés à éineuler et polir les pièces.

La maison fîibriquo des outils pour toutes les industries, depuis les pièces de grosse forge jusqu'aux articles de ménage et jeux d'outils pour enfants, qu'elle tire de ses déchets.

Comme spécialité, elle possède un outillage unique pour la fabrication des bassines à triture, des bassines pour étameurs, marmites pour plombiers, estampées en ronds ou en ovales

sans plis, avec des bords presque droits. Elle fabrique journellement 400 à 500 pelles ondulées rien que pour la France, ce qui démontre suffisamment que la clientèle, surtout celle des mines de fer et charbon, sait en apprécier les nombreux avantages. Les Anglais ont du reste, cherché à les imiter.

La principale préoccupation est d'arriver à produire une belle fabrication au meilleur marché sans nuire à la qualité; le but est déjà atteint puisqu'on peut livrei' pour 1 fr. 50 rendue franco dans un port de mer, une pioche emmanchée.

Et malgré des droits excessivement élevés, Texportation des produits de Tusine se fait couramment en Allemagne, en Autriche, en Italie et en Russie ; elle se fait aussi dans les autres pays d'Europe et dans certaines contrées de l'Afrique et de l'Alsie.

L'Exposition de 1889 (la première oii les forges ont exposé leurs produits) vient de leur procurer une commande de 600 outils pour le Brésil; ces outils tout emmanchés, de genres et formes diverses, ont été livrés au Havre en douze jours.

Le Jury des récompenses a voulu encourager des débuts aussi brillants et a accordé à MM. P. LAurenty et C's une médaille de Bronze.

t[or*s Ooiiooixt*s (Membre du Jury)

OAIIiLY, FUS Aine

A Charleville (Ardennes)

Cet exposant nous présente dans une grande vitrine liorizoutale, divisée en petits casiers do 6 à 7 centimètres de cùté. un nombre considérable d'échantillona de clous pour chaussure. On aura une idée do la variété et du nombre, quand j'aurai dit que cette vitrine renferme 180 casiers et que chaque casier renferme un échantillon différent.

Monsieur GAilly. dirige avec succès, une des plus importantes fiibriqucs de clous pour chaussure. Il a obtenu des récompenses dans plusieurs Expositions.

Ici, il est hors concours et membre du jury.

La récompense qu'il ne pouvait avoir, étant donnée sa qualité de m(unbre du jury, l'opinion publique la lui a décernée par l'admiration qu'a excitée son exposition parmi les spécialistes.

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