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LES ENFANTS DE M"'* BATELOT

MEDAIIiliE D'ARttEMT

Les ENFANTS de M-»^ BATELOT

à BL AMONT (Meurthe-et-Moselle)

Très bien cette expositioa !

A première vue on croirait voir un portique ou un arc-detriornplie comme les anciens aimaient à en élever à leurs gloires nationales. Seulement ici, ce n*est pas à un héros belliqueuxqu'on a élevé le monument, mais bien à cérès pour glorifier Tagriculture dans les instruments qui servent à cultiver notre mère nourricière : la terre. Quatre colonnes supportent un entablement évidé duns le milieu et qui porie sur ses faces le nom de l'exposant . Ces quatre colonnes sont formées de groupes d'outils ; le piédestal de chacune est tapissé par des hôues, de petites pioches ou fouètes» le fait de la colonne par des binettes dont le fer se trouve en dehors et forme le premier cordon du chapiteau qui est achevé au moyen de fourches recourbées, le tout couronné par un faisceau de fourches. Le fond do ce portique est également tapissé avec tous les outils servant à Tagriculteur. Des pelles, des bêches, des louchets, des tridents sont rangés en éventail', la tète en dehoi's et la poignée au centre. Entre les branches de cet éventail sont alignées par gradation des cognées et des haches à main. Dans le soubassement, nous voyons tous les instruments du coupeur, des plantoirs, etc. Entre les colonnes et de chaque côté se trouve un rideau fait avec des râteaux de différentes dimensions, et servant à diirêrents usages.

L'aspect général de cette exposition est très original et celui oui a présidé à Tédilication de ce monument, mérite tous nos éloges.

Le jury des récompenses a consacré lejugement de ropinion publiqueen décernantà rexposantune]IIéd»llled*Ari^eiii.

IHEDAILLE l»*ARC}Ei!irT

REVERCHON et C^^

Usines du Closmortier, de Saint-Dizier et de Giie

(Haute^Marne)

Classe 41, près de rentrée de là classe 4*7, se troayent dans une élégante vitrine les produits de l'usine de MM. KeverelioB et C«.

L*espaee est restreint, c'est vrai, mais Torganisateur de cette exposition a su jprésenter au public, sous un jour heureux, les nombreux échantillons des usines de Closmortier, qui tous se font remarquer par leur variété et leur bonne exécution.

Nous .y voyons de beaux spécimens de fers et aciers laminés, des fers spéciaux, fers machine, feuillards, âls de fer et d'acier^ clairs, recuits, galvanisés et cuivrés; puis des pointes, des ressorts de sommier et des clous à cheval.

Cette exposition à ceci de particulier, c'est qu'elle est composée d'objets marchands, c est à-dire que pas un des spécimens exposés n'a été fabriqué pour la circonstance ; ils sont tous de fabrication courante dans les ateliers de MM. Meverehon et C. C'est ce qui donne à cette exposition une réelle valeur.

Nous allons les passer en revue.

Objeto expevés

Voici d'abord de jolis échantillons de fer brut à grains fln et à nerf montrant à leur cassure leur bonne et régulière structure.

Puis voici un groupe intéressant de spécimens variés de fers et d'aciers laminés, avec les éprouvettes des mêmes barres essayées à la traction.

Nous avons relevé les résultats suivaats donnés par ces essais :

Charge de rupture ^ Allongement

en kil.

en m/m

Striction 0/0

par m/m ^ carré.

par mètre.

Fer à grain n" 6. ,

Fer nerveux n' 5 . .

Fer corroyé . . . ,

Acier doux ....

Id. extra-doux F.F.F

3il.S00

578 REYERCHON ET C*

Nous remarquons encore une collection très complète de fers profilés ; parmi eux des fers à T, des cornières et équerres a côtés égaux et à côtés inégaux; des fers à vitrage, des main -courantes ; puis des demi-ronds creux, et des bandiages en fer et en acier doux de dimensions très variées.

Des feuillards minces d'une épaisseur de 1 m/m en acier doux. Il y en a de galvanisés^ d^autres sont étamés.

De nombreux échantillons de fils de fer de toutes les qualités et de grosseui s variées. Us y en a de clairs , de recuits, d*étamés, de galvanisés et de cuivrés, suivant les usages auxquels ils sont destinés, en acier doux et extra-doux.

Les pointes et clous y sont abondamment et très bien représentés par de magnifiques échantillons de formes et de grosseurs diverses pour tous les emplois. Nous y voyons depuis la petite pointe de Tébéniste, jusqu'au gros clou de charpentier, puis les clous spéciaux de maçons, etc.

Citons des clous à cheval dont un certain nombre d'échantillons ont été tordus et contournés, pour bien montrer la bonne qualité du métal.

Enfin, une remarquable collection de fils droits, fers étirés, ronds, méplats et carrés.

Historlqae et 0#iiffi«teii«e«

Ces usines appartiennent à M. Albin Rosec. Elles sont exploitées par une Société en nom collectif dans laquelle le nropriétaire est en^é, en apportant pour sa part la jouissance des établissements pendant la durée de Tassociation ; cet apport est compté pour 1.000.000 de fr. divisé en 100 parts de 10,000 tr. Les autres associés, au nombre de trente-sept, ont fait un apport égal en argent, divisé en 100 parts de 10.000 f^. chacune.

Le capital social est ainsi formé de :

100 parts de jouissance, ensemble. 1.000.000 te. 100 parts de capital, ensemble. • • 1. 000. 000

Total 200 parts représentant ...... 2.000.000 fir.

Les bénéfices sont répartis également entre les parts de capital et celles de jouissance, le produit de celles-ci représente la rémunération du propriétaire.

Cette Société a succédé à la Société SimoB Leniac et O* dont elle a gardé le nom jusqu'au 30 juin 1881. A partir de cette époque elle a pris sa raison sociale actuelle Reverehon et V*-

Les établissements de cette Société se composent de :

1* — Hauts -fourneaux du Closmortier.

29 — Forges laminoirs du Closmortier et de St-Dizier.

3* — lYétileries du Closmortier, de Giie, des Eturbées et de la Loubert.

4« — Pointeries du Closmortier et de Giie.

5*» — Galvaniserie et atelier de ressorts du Closmortier.

6» — Clouterie du Closmortier.

Les usines sont situées à proximité du canal de la Haute- Marne avec lequel elles sont reliées ainsi qu'à la gare de St- Dizicr. Elles sont desservies par un réseau de 4.800 mètres de

voie de 1"45. Deux locomotives font le service de la traction dea wagons des Compagnies et du matériel appartenant à la Société.

Des quatre hauts-fourneaux qui existaient autrefois il n'en reste plus qu'un. Il peut produire vingt tonnes de fonte par joHr. Les minerais qu'il consomme sont pour une partie ceux du pays, et pour l'autre les excellents minerais oolithiques de la concession de la Fontaine des Roches, près Nancy, appartenant à MM. Simon Lemnt «t Cs' ces derniers arrivent au Closmortier par le canal.

Le combustible employé est un mélange de coke et de charbon de bois fourni par les nombreuses forêts des environs de Saint-Dizier.

La fonte produite est généralement truitée grise. La fonte grise convient parfaitement pour la fonderie ; elle est remarquable par sa résistance.

Forces du Closmortier et de Saint-lIlaBler

Le laminoir du Closmortier produit surtout des fers et aciers de faible section mais à grandes longueurs, grâce à sa puissante force motrice hydraulique.

Les principaux échantillons qu*on y lamine sont les fers spéciaux, les feuillards, la machine en fer et en acier pour chaînes, barrages et tréfileries, les fers marchands plats, ronds et carrés.

11 comprend :

Un tram marchand dit à ffeuillards ;

Deux trains à fers spéciaux, disposés pour laminer des barres de 15 à 20 mètres de longueur.

Un train à machine et à feu illard.

Un train à machine pouvant produire 45.000 kil. par vingtquatre heures.

Sa force motrice est complètement hydraulique; elle est fournie par les eaux de la Marne dont la puissance sous quatre mètres de chute, est recueillie par une roue et quatre turbines principales. Deux autres roues et une turbine font marcher les cisailles, les tours et la clouterie.

Quatre fours à réchauffer alimentent les trains.

La forge de Saint-Dizier est exclusivement à vapeur.

Elle renferme le puddlage avec son train, 4 fours a réchauffer et 8 trains à fers marchands et spéciaux.

Ses laminoirs servent de secours pendant les basses eaux.

On y trouve un atelier de construction et de réparation.

Tréfileries

Les Tréfileries du Closmortier sont mues par la Marne, don t 4 roues reçoivent la puissance. Une machine de secours sert de moteur auxiliaire pendant les basses eaux. On peut y tréfiler tous les fils de l'assortiment courant depuis 10 m/m n. 30 jusqu'au P. Elles peuvent consommer 20,000 kilog. de machine par 24 heures.

Le nombre des bobiaes existant au Closmortier, aux Eturbèes et à la Ldubert est de 111.

Des appareils spéciaux permettent de préparer les âls droits, les flls aplatis et les tubes sans soudure.

L'usine de Giie, située sur la Marne, possède <>5 bobines mues par 2 turbines.

Les Tréflleries réunies peuvent produire 4,000 tonnes de fils de fer.

Poinieries

Les établissements du Closmortier et de Giie renferment près de 100 métiers pouvant couper 2,000,000 à 2,500,000 kilog. de pointes de toutes formes et dimensions.

La production montait môme à 8,500,000 kilog. avant que la concurrence allemande et belge n'aient fermé nos principaux débouchés d'exportation.

Ateliers de galvanisation

3 bains de galvanisation et 1 bain d'étain permettent d*y traiter 800,000 kilogr. de fils de fer et de feuillards par an.

Ressorts

L'atelier des ressorts livre annuellement '70,000 kilog. de ressorts d'acier cuivrés, galvanisés et étamés.

Clouterie

La Clouterie du Closmortier produit des clous à maçons. Elle peut livrer 30,000 kilog. de ce produit par mois.

La fabrication du clou à cheval s'y installe sans être arrivée encore à la période de production normale.

Les échantillons exposés montrent que la qualité de ces produits ne le cède à aucune marque concurrente.

Ces diverses usines occupent 550 à 6J0 ouvriers, suivant les époques. Le plus grand nombre est logé dans les cités ouvrières de la Société.

IHspositlons partienlières

Les laminoirs sont munis de plusieurs appareils de sûreté ; tels que des plaques à crans placées devant le train, dans les anfractuosites desquelles les ooucles du fer en laminage pénètrent sans en pouvoir ressortir d'une façon dangereuse.

Grâce à cette disposition, les accidents sont presque complètement évités. 11 ne peut guère s'en produire que par l'ihiprudence des ouvriers.

La for«îe de Saint-Dizier est munie d'un appareil d'épuration d'eau d'alimentation, dont le but est de rendre plus sûr le fonctionnement des chaudières à vapeur. Ces dernières, sont, du l'esté, inspectées ciiaque année par l'Association des l'i'O' priétaires d'appareils à vapeur du Nord-Est, dont le siège est a Reims.

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